Ah, la fin de l'année, Noël, en famille ou tout seul (parce que la compagnie de Tata Suzette qui pique ou du tonton relou un peu trop FN vous insupporte), les réveillons, les chocolats et... les bilans. De tous ordres. Mus par une franche originalité, nous allons céder à ce marronnier des bilans. Trois bilans vous sont proposés cette année. Un peu comme l'année dernière, c'est pas faux. Mais peut-être que l'ordre va changer. Afin de garder le meilleur pour la fin, on commence par le pire. Vous savez, ces lectures qui vous tombent des mains tellement elles sont mauvaises, mal écrites ou juste pénibles. Hé bien, ne vous y trompez pas, ici aussi, on en a à vous présenter. pour mieux que vous ne les lisiez pas.

Commençons pas les bandes dessinées et probablement l'ouvrage qui mérite le moins de se trouver dans cette chronique. Parce que le dessin est vraiment très chouette. En revanche, l'histoire est d'une banalité confondante. Les Maitres Inquisiteurs, pourtant signés Péru et Goux donc un bon scénariste et un bon dessinateur, ont déçu. Trop bavard et une bête histoire de vengeance sans grand lien avec le thème. Juste en dessous, le Bizarrama culturologique de Marion Montaigne est également décevant. Des chroniques trop courtes sans lien entre elles tirées d'une émission que je ne connais pas, bref, je ne suis pas rentré dedans. Enfin, sans aucun doute la lecture la plus pénible de cette année au rayon BD, Tungstène est un "polar" brésilien qui porte le nom de polar par la volonté de son éditeur. La quatrième de couverture, pourtant prometteuse, annonce un polar tendu à partir d'un fait divers... on n'a que le fait divers dont rien ne sort. Un calvaire de banalité.

Supprimons les images et passons à la littérature plus classique. Posons déjà les valises de clichés qui fleurissent dans les deux polars que sont La Reine de la Baltique et Morte la bête. Ces deux romans présentes des "qualités" identiques : écrits avec les pieds et une histoire dont les ficelles du scénario s'apparentent à des cordages tellement ils sont visibles. Les amateurs de polar passeront donc leur chemin. Dans la série clichés, on a Les gens heureux lisent et boivent du café. Manifestement irréaliste et fondamentalement creux, ce roman est un ramassis de clichés. Ceci dit, rien qu'au titre, on devrait fuir. "Les gens heureux ne lisent pas ce livre" précise donc la miss.

Enfin, au rayon vrac pourri, on trouvera Rien ne s'oppose à la nuit dont l'auteure mériterait de faire une psychothérapie plutôt que de dévoiler de façon impudique sa vie familiale, Un été sans les hommes, un roman lent, très lent, trèèèèès lent au style intellectuel donc chiant, Exodes, un roman post-apocalyptique incohérent écrit avec le style d'un élève de 4ème et Soudains, seuls, une histoire d'aventures inaboutie et donc ratée sur plein d'aspects différents.

Pire of

Voilà, vous en avez pour tous les styles, surtout des mauvais. Rappelons néanmoins que ces avis sont subjectifs et que l'on comprend parfaitement que ces romans et albums aient pu plaire. Mais voilà, nous, on est passé à coté. Tant pis.

 Texte © Alfie's mec, 2016.
Couvertures : Références dans les chroniques de chaque ouvrage.