Alors que les vacances d'été approchent, l'inspecteur Thomas Andreasson se voit confier une enquête a priori simple : un homme semble tombé d'un bateau à proximité de l'ile de Sandhamm. Mais quand un deuxième corps est retrouvé, l'enquête devient plus complexe qu'il n'y parait. Heureusement, il peut compter sur la perspicacité de son ami d'enfance qui vit sur place, Nora Linde.
J'ai acheté ce bouquin aux Quais du Polar de 2015, profitant de la présence de l'auteur. Parlant plutot bien le français, Viveca Sten est une femme charmante, disposée à raconter ses études grenobloises et ses tentatives de ski dans les Alpes. Ceci dit, elle aurait d'ailleurs peut-être du se concentrer sur cette option, car je vous avoue qu'en tant qu'écrivain, elle ne m'a pas convaincue !
Je tiens tout de suite à préciser que si vous lisez peu de polar, que vous cherchez avant tout un roman pour vous évader, et que vous avez beaucoup beaucoup beaucoup aimé Camilla Läckberg, vous pouvez tout à fait tenter Viveca Sten. Dans le cas contraire, passez donc votre chemin...
Ce bouquin, je l'aurai lu en moins de 24 heures, non pas grâce à son intrigue phénoménale, mais plutôt à cause d'un style narratif que j'ai trouvé pauvre, une écriture qui fait la part (trop) belle aux adjectifs et adverbes en tout genre (mer merveilleux, plage silencieuse, inspecteur terriblement traumatisé, maisons totalement classiques et j'en passe) pour livrer au lecteur une image très idyllique de la Suède ! Avec Viveca Sten, point de quartiers sensibles, de drames liés à la pauvreté ou d'enquête aux enjeux politico-financiers importants ! Non, ici, on joue avec des ficelles connues...
Publiée en Suède quelques années après Camilla Läckbeg, je regrette d'avoir retrouvé chez Viveca Sten les éléments qui m'avaient lassés chez la première, à savoir notamment l'omniprésence de la vie privée des personnages, et particulièrement d'un "couple" d'enqueteurs dont la vie personnelle et ses quotidiens empiètent largement sur l'enquête... Côté intrigue, je n'ai guère plus à dire que ce que j'ai déjà suggéré, à savoir que tout cela est bien pauvre : quand je découvre le meurtrier à la moitié du livre, j'avoue que ça me lasse et ça me conduit à améliorer mes compétences en lecture transversale...
Bref, La Reine de la Baltique, malgré le succès rencontré, n'aura pas su me convaincre : je m'en retourne à mes classiques policiers qui eux, s'ils ne me surprennent parfois pas, ont le mérite d'avoir été parfois très novateurs à leur époque... Une qualité qui me semble de plus en plus oubliée des écrivains d'aujourd'hui...
Texte © Miss Alfie 2015.
Édition présentée : La Reine de la Baltique, Viveca Sten, traduit du suédois par Rémi Cassaigne, Éditions Livre de poche, collection Policier / Thriller, 2014, 480 pages.