les gens heureuxDiane a perdu son mari et sa fille dans un accident de voiture. Depuis un an, elle vit cloîtrée dans son appartement, secouée de temps en temps par son ami Félix. Tentant de reprendre le dessus, elle se rend en Irlande. Elle y rencontre Edward, un voisin au caractère particulier.

A l'occasion d'une promo numérique, je me suis laissée tentée par ce roman dont j'avais vu passé des avis de lectrices enthousiastes, parlant d'un roman qui faisait du bien à l'âme. Je l'ai donc glissé dans mon panier, avec le deuxième roman de cet auteur. Erreur. Grave erreur. Je suis tombée dans le piège de la promo alors que cette seule lecture me laisse supposer que je vais avoir bien du mal à lire l'autre roman que j'ai acheté. Il faut dire que Agnès Martin-Lugand use et abuse de clichés au fil de son livre, qui lui donnent au final un goût insipide de déjà vu.

Et ce, sans parler de ses aspects irréalistes et totalement ahurissants : franchement, qui parmi vous pourrait se permettre d'être propriétaire d'un café librairie et de n'avoir aucune rentrée d'argent pendant 2 ans ?! Oui, deux ans sans travailler, sans revenus, mais en continuant à payer un appartement dans Paris, puis en s'offrant une année chez les Irlandais dans un charmant cottage avec vue sur la mer ! Sincèrement, peut-être que ça fait rêver certains lecteurs, mais pas moi. Au contraire. J'avoue avoir de plus en plus de mal avec ces romans qui mettent en scène des visions totalement idéalisées de la vie.

Ajoutez à cela une intrigue cousue de fils blancs, et des clichés à tire larigot sur les Irlandais, les pubs et j'en passe, et vous obtiendrez typiquement le genre d'histoire qui me lasse. Certes, ça se lit vite. Et heureusement, car dans le genre romance, mieux vaut vous plonger dans les romans de Victoria Hislop ou Adriana Trigiani, qui ont au moins le mérite de vous faire découvrir des lieux et des faits historiques sans sentimentalisme inutile !

Texte © Miss Alfie 2015. 
Édition présentée : Les gens heureux lisent et boivent du café, Agnès Martin-lugand, Éditions Pocket, 2014, 192 pages.