Miss Alfie, croqueuse de livres... & Compagnie !

Carrousel
mercredi 3 septembre 2014

L'Île au Trésor - Robert Louis Stevenson

IAT_COUVJim Hawkins travaille avec ses parents à l'auberge familiale quand vient s'installer un vieux marin vient s'y installer en demandant au jeune garçon de surveiller les allées et venues et en le prévenant si jamais un marin avec une jambe de bois arrive. Jim Hawkins ne se doute pas dans quel engrenage il vient de rentrer.

Rappelez-vous, je vous avais déjà plus ou moins parlé de l'Île Mystérieuse... C'était dans une chronique BD qui se voulait un hommage à ce roman d'aventures et qui reprenait avec succès certains personnages de cette aventure, dont le fameux Long John Silver qui donne son nom à cette série. Du coup, la Miss a cru bon de m'offrir le livre qui a inspiré la BD afin que je lise les aventures originelles. Le moins que l'on puisse dire, c'est que ce n'est pas la plus mauvaise idée qu'elle a eue. Pourtant, dieu sait qu'elle en a, des idées à la con.

C'est donc à un grand classique de la littérature que je me suis attaqué. J'ai bien évidemment lu cet ouvrage durant le Scotland Trip, Stevenson ayant la bonne idée d'être écossais. Et je ne me suis pas ennuyé une demi-seconde. On a ici à faire avec un vrai grand roman d'aventures avec tous les bons filons qui vont avec, fussent-ils improbables. Qu'un gamin de 14 ans se retrouve dans cette aventure et en devienne le héros en se jouant des pirates les plus torves est à la base improbable. Mais on y croit parce que c'est bien écrit et qu'on est pris dans la narration. De fait, on passe outre et on se laisse porter par l'histoire.

L'histoire est chapitrée de façon à faire progresser l'histoire linéairement avec les rebondissements en fin de partie, que ce soit lors de la préparation de l'expédition, pendant la traversée ou sur l'Île. L'ambiance étouffante de l'île est prégnante et quand, comme moi, on ne connait pas l'histoire et son dénouement, on se laisse vraiment avoir à chaque rebondissement. De fait, l'Île au Trésor est un modèle de roman d'aventures avec tous les codes qui font de cet ouvrage un chef d'oeuvre du genre.

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Texte © Alfie's mec, 2014.
Couverture : L'Île au Trésor, R. L. Stevenson, Éditions Livre de Poche, 1985 (pour l'édition avec préface et commentaires).

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mardi 2 septembre 2014

Pour traverser, tourner le panneau blanc vers le lac.

2014

 

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lundi 1 septembre 2014

L'homme de Lewis - Peter May

homme lewis

Fin Macleod est de retour sur Lewis. Fraîchement divorcé, il a quitté la police et vient retaper la maison de ses parents pour s'y installer. Mais la découverte d'un corps dans les tourbières et les sollicitations du flic local, George Gunn, l'amène à remonter l'histoire aux côtés de Tormod Macdonald, père de son amour d'enfance Marsaili...

Après L'île des chasseurs d'oiseaux, j'avais clairement dit que je voulais poursuivre la lecture de cette trilogie, d'un niveau qui me semble largement supérieur aux enquêtes chinoises de Peter May. Le Scotland Trip était l'occasion pour glisser dans ma valise les deux derniers opus. Je commence donc dans l'ordre en vous causant aujourd'hui du 2e volume de cette trilogie, L'homme de Lewis

Tout d'abord, il convient de vous mettre en garde : si vous n'avez pas lu L'île des chasseurs d'oiseaux, vous risquez d'être un peu perdus, les personnages étant globalement les mêmes, et les révélations découvertes à la fin du premier volume trouvant leur suite dans cet opus. Mais si vous avez lu et aimé le premier, vous ne pourrez que lire et aimer le deuxième.

D'un point de vue narratif, Peter May introduit deux types de narration, dont un narrateur qui parle à la première personne, à savoir le vieux Tormod, atteint d'Alzheimer. Le procédé est fort intéressant puisque le lecteur découvre à travers la voix de Tormod son histoire, histoire qu'il ne réussit pas à verbaliser à sa fille et à Fin qui devront mener l'enquête pour la découvrir tandis que nous, bien confortablement installé dans notre salon, comprenons peu à peu ce qui se trame. A noter qu'en fouinant sur le web, certains relevaient la similitude du procédé narratif avec le premier volume, mais comme j'ai lu le premier il y a plus d'un an et demi, j'avoue que cela ne m'a pas choqué !

Côté intrigue, rien à redire, le tout est bien ficelé, même si assez prévisible. Culturellement et historiquement, s'intéresser au vieux Tormod permet de remonter le temps et de découvrir la vie en Écosse et plus particulièrement sur les îles dans la première moitié du siècle. Les conflits entre protestants et catholiques y ont une bonne place, reflet de l'histoire de cette région partagée depuis le XVIe siècle. Peter May lève également le voile sur des pans sombres de l'histoire de l'Écosse, mais sur ce point, je ne vous en dirai pas plus pour que vous puissiez profiter à plein de l'intrigue !

Avec sa connaissance des traditions locales et sa maîtrise de la région, Peter May nous sert encore une fois un roman passionnant qui se dévore, de préférence avec un petit feu de tourbe et un bon thé !

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Ce qu'on en dit ailleurs : 

  • Nourritures en tout genre : "L'auteur sait bien rendre, avec une justesse de mots impressionnante, cet attachement entre les protagonistes, même quand ils ne savent pas l'exprimer eux-mêmes."
  • Le goût des livres : "Si l'enquête m'a paru un peu plus faible que dans le premier, j'ai à nouveau grandement apprécié l'ambiance de l'île, la dureté du climat, la rudesse des habitants et leur côté taiseux."
  • Plaisirs à cultiver : "Malgré les fortes similitudes avec "L’île des chasseurs d’oiseaux", l’intrigue de "L’homme de Lewis" est excellente et particulièrement glaçante."
  • Lettres exprès : "Au final, j’ai aimé ce polar prenant, bien écrit, mettant aussi bien en lumière les lieux que les protagonistes, à la lenteur assumée, à part la fin plus trépidante…"

Texte © Miss Alfie 2014.
Édition présentée : L'homme de Lewis, Peter May, traduit de l'anglais par Jean-René Dastugue, Éditions Actes sud, collection Babel noir, 2013, 380 pages. 

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dimanche 31 août 2014

Géométrie urbaine

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vendredi 29 août 2014

Les insurrections singulières - Jeanne Benameur

insurrections singulieres

Lorsque Karima le quitte, Antoine retourne chez ses parents. En congés forcées de l'usine où il travaille, Antoine croise la route de Marcel, le vendeur de vieux livres. Au gré d'une rencontre littéraire, Antoine s'embarque pour le Brésil, à la recherche de celui qu'il est...

Ce bouquin sera resté dans ma PAL assez peu de temps contrairement à d'autres... Alors que je dois vous avouer que j'avais un peu peur de m'y plonger. J'avais lu qu'il causait du rapport au travail, de sa place dans nos vies, et je n'étais pas certaine d'avoir envie de m'interroger sur ces questions. Et puis, à la veille d'un changement professionnel loin d'être anodin pour moi, j'ai tenté, prête à le laisser de côté si je me rendais compte que ce n'étais pas le moment adapté. Et finalement, j'ai dévoré. En l'espace de deux soirées, Antoine et ses réflexions m'ont accompagnée.

J'ai du mal à définir Les insurrections singulières. Il convient de vous prévenir que c'était la première fois que je lisais Jeanne Benameur. Je sais qu'elle prend une place croissante dans le paysage littéraire français contemporain, et je le comprends : style fluide, facile à lire, qui s'adapte assez bien à l'esprit de son personnage principal, même si j'aurai aimé un langage peut-être moins ampoulé de la part d'un Antoine qui se dit lui même peu éduqué, tout juste titulaire de son bac. Mais ce qui m'a le plus marqué dans ce roman, c'est toute cette quête d'identité qu'Antoine entame à l'aune d'une rupture amoureuse...

"En fait, il y croit et c'est peut-être ça que je supporte le moins. Lui, il est à sa place. Sur l'échiquier, il sait quelle partie il joue." (p.39)

Tout dans sa tête se questionne... A-t-il eu raison de suivre les traces de son père à l'usine ? Qu'aurait-il pu faire d'autre ? Que va-t-il faire de sa vie désormais ? Jeanne Benameur vient raconter l'histoire d'un trentenaire qui tente de trouver sa place, de savoir qui il est. Ce roman parle d'un homme en colère, d'un homme révolté, qui tente de se connaître pour s'apaiser. Qui s'interroge sur la manière de trouver sa place en tant qu'individu unique dans la masse similaire qu'est une famille, un groupe professionnel, et peut-être la société toute entière. C'est un roman actuel, qui parle de notre rapport au travail : doit-il être un simple moyen de subsistance, une manière d'appréhender la vie, une passion ? 

Dans la très courte postface de son roman, Jeanne Benameur explique que ce roman est né des fermetures d'usines en France, des multiples délocalisations auxquelles doivent faire face les ouvriers. Mais elle a réussit à insuffler à Antoine des questionnements plus vastes et plus généraux sur le sens que nous tentons tous de donner à nos vies. 
Un roman qui nous rappelle de ne jamais perdre de vue les rêves que nous pouvons avoir dans un coin de nos têtes face aux impératifs qui se veulent obligatoires du quotidien...

"Je pense à Jean de Monlevade. A ceux qui osent, un jour, faire voile, laissant tout derrière eux. Je sens en moi la force que donnent les rêves retenus de tous les autres, ceux qui ne partent jamais." (p. 148)

Ce qu'on en dit ailleurs :

  • Clara et les mots : "Jeanne Benameur tel un archer touche sa cible. En peu de mots, toujours très justes, elle nous amène à réagir et à réfléchir comme si ce livre était destiné à chacun d’entre nous."
  • Le goût des livres : "La classe ouvrière, la mondialisation, les délocalisations, l'étranglement de l'individu dans un système ultra-formaté, la solitude des êtres, l'importance des mots, les thèmes abordés dans ce roman sont nombreux et s'entrecroisent."
  • Audouchoc : "Un roman porteur d'une jolie douceur et de questions ancrées dans son époque."

Challenge PAL

Une lecture qui s'inscrit dans le Challenge Destination PAL de Lili Galipette !

Texte © Miss Alfie 2014.
Édition présentée : Les insurrections singulières, Jeanne Benameur, Éditions Actes sud, Collection Babel, 2013, 240 pages. 

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