Miss Alfie, croqueuse de livres... & Compagnie !

Carrousel
mercredi 5 août 2015

Darwin - Jean-Noël Mouret

DW_COUVCeci est une biographie de Darwin.

Ouais, niveau pitch, ça devient n'importe quoi. D'un autre côté, si tu sais ce qu'est une biographie, tu devrais pouvoir t'en sortir à savoir de quoi parle le bouquin. Sinon, tu passes au paragraphe suivant, je t'explique.

Voilà donc un ouvrage qui raconte la vie de Charles Darwin, éminent scientifique du 19è siècle qui élabora la théorie de l'évolution des espèces. Alors, oui, je sais, c'est le principe d'une biographie que de raconter la vie d'une personne. Mais je précisais ça pour ceux qui ignoraient qu'une biographie est, au risque de me répéter, le récit de la vie d'une personne.

Tu la vois venir, la chronique où je n'ai pas grand chose à dire ?

Qu'est-ce que tu veux que je raconte de plus que "c'est le vie de Charles Darwin" ? Alors oui, le garçon a élaboré la théorie de l'évolution des espèces avec deux remarques : il a failli être devancé par un autre scientifique et, en raison de problèmes de santé, il n'a jamais pu défendre sa théorie en public. Ce qui ne l'a pas empêché de connaître un succès certain. Côté vie perso, il s'est marié à une cousine et a une palanquée de mômes (ah si, 10 gosses, j'appelle ça palanquée) dont une partie n'a pas dépassé l'âge de raison. Voilà, on a donc une tête bien faite mais qui épouse sa cousine et qui passe à deux doigts de se faire souffler sa théorie. Bravo, le veau !

Sinon, c'est une biographie somme toute classique, très neutre dans la rédaction et abondamment documentée. Rien de plus à redire. Un ouvrage intéressant, donc. Voilà. Autre chose à rajouter ? Ben non.

Texte © Alfie's mec, 2015.
Couverture : Darwin, Jean-Noël Mouret, Éditions Folio, collections Biographies, 2014.

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lundi 3 août 2015

Allô, Hercule Poirot - Agatha Christie

Allô, Hercule PoirotSix nouvelles aux accents très différents : "La disparition de Mr Davenheim", "Le double indice", "Le guêpier", "La poupée de la couturière", "Le signal rouge", "S.O.S.".

Un peu perdue dans mes lecture, j'ai ouvert ce recueil sans savoir ce qui m'attendait, et c'est sans doute l'erreur majeure que j'ai commise. Naïvement, étant donné le titre de ce court recueil, je m'attendais à une série d'enquêtes du sieur Poirot. Ce qui est en partie le cas. Mais en partie seulement. La page Wikipédia du livre parle de recueil composite, je rajouterai hétéroclite.

En effet, parmi les six nouvelles, seules les trois premières mettent en scène Poirot. Ces trois nouvelles sont plutôt intéressantes, classiques dans leur construction. On retrouve le personnage belge à la logique implacable, et la première nouvelle qui consiste pour Poirot en la résolution d'une disparition sans bouger de chez lui, m'a fait penser à certains nouvelles de Conan Doyle avec Sherlock Holmes. Ces trois nouvelles sont brèves (et du coup un peu frustrante pour moi qui préfère les romans où la psychologie des personnage a le temps d'être plus fouillée) et pourraient tout à fait être lue par de jeunes lecteurs.

En revanche, les trois autres nouvelles font appel à des univers plus ésotériques, surnaturels... La folie rôde, les esprits guettent et Agatha Christie construit plus une ambiance qu'une intrigue réelle, surtout dans La poupée de la couturière. Du coup, moi qui ne suis pas forcément une grande adepte de ce genre, et qui pensait lire six nouvelles sur le format des trois premières, j'ai été plutôt décontenancée... Sont-elles pour autant mauvaises, ces nouvelles ? Pas forcément, même si je pense que dans cet univers, Agatha n'est pas la reine... En tout cas, pour ma part, je la préfère quand elle nous conduit sur les traces d'un meurtre ou d'une disparition !

Agatha_Christie
Une lecture qui s'inscrit dans le cadre du Challenge Agatha Christie organisé par George.

Texte © Miss Alfie 2015. 
Édition présentée : Allô, Hercule Poirot, Agatha Christie, Éditions Livre de poche, collection Policier / Thriller, 1989, 128 pages.

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dimanche 2 août 2015

Salade aux légumes du soleil

Les salades, un repas quasiment quotidien à la maison, surtout le soir. Mais du coup, c'est sympa de varier et de découvrir de nouvelles idées d'association.

Pour cette recette, prévoir :

  • de la salade verte
  • des rondelles de courgettes (éventuellement congelées)
  • des aubergines grillées (éventuellement congelées)
  • des tomates séchées à l'huile
  • des poivrons à l'huile
  • du jambon cru
  • éventuellement : de la mozzarella

Passer les tranches d'aubergines grillées au four si elles sont surgelées pour les tiédir.

Faire revenir à la poêle les courgettes jusqu'à ce qu'elles soient dorées.

Couper les différents légumes et le jambon en morceaux, ainsi que la mozzarella.

Dans un saladier, mélanger la salade verte avec les légumes, le jambon et le fromage.

Assaisonner avec une vinaigrette au basilic.

Servir rapidement afin que les courgettes et les aubergines soient tièdes.

Salade italienne

Bon appétit !

Texte et photo © Miss Alfie 2015.

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vendredi 31 juillet 2015

Batman, les nouvelles aventures - Auteurs divers

BLNA_COUVTu vois Batman ? Tu te souviens de la série animée ? Parfait, voilà le comics inspiré de la série animée.

Niveau pitch, je pouvais pas faire plus simple. D'un autre côté, il faut me comprendre, ça fait une éternité que je n'avais pas rédigé une chronique sur le blog. Forcément, la patronne me regardais d'un oeil sombre, plus sombre que la cape de Batman, c'est te dire si j'étais dans un sale pétrin. Du coup, bon, ben voilà, pour le pitch, je fais simple. Et puis bon, je n'avais pas grand chose à rajouter. D'autre part, j'étais un peu tenu de faire cette chronique dans la mesure où ce livre m'a été cordialement offert par Babelio dans le cadre de son opération récurrente Masse Critique. Du coup, critique, je vais l'être.

Oh, attention, que les fines bouches se rassurent, je ne vais non plus massacrer cet ouvrage dont l'intérêt, certes limité, existe quand même. Plusieurs petites choses intéressantes dans cet ouvrage. A chaque début de chapitre, une petite fiche descriptive des principaux personnages de la série, tant les méchants que les gentils (même si on regrettera plusieurs appoximations, par exemple sur Robin ou Batgirl qui ne sont les avatars pas que de Tim Drake ou Barbara Gordon). Du moins le sont-ils dans la série animée alors soit. Ceci dit, ces petites fiches simples permettent à quelqu'un qui ne connaît pas la série de raccrocher les wagons et connaître les bases.

En revanche, le contenu des histoires est clairement très léger. L'ouvrage est découpé en deux histoires principales découpées en plusieurs chapitres entre lesquels s'intercalent des mini-histoires sans lien ou presque. De fait, les chapitres sont très (trop ?) courts et les mini-histoires sont limite expédiées. On reste donc sur sa faim de voir des scénarios pas assez approfondis. Le dessin est quant à lui fidèle à la deuxième version de la série animée, plus sombre que la première. Pas de surprise donc mais ça reste très agréable.

Je ne suis donc clairement pas la cible de l'ouvrage mais ce n'est pas impossible de néanmoins le recommander. Il s'adresse sans doute à un public plus jeune qui ne connaît pas ou peu l'univers Batman afin de créer une passerelle vers des ouvrages plus intéressants et mieux construits.

Texte © Alfie's mec, 2015.
Couverture : Batman, les nouvelles aventures, Auteurs divers, Éditions Urban Comics, 2015.

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mercredi 29 juillet 2015

Un été sans les hommes - Siri Hustvedt

Un été sans les hommesPoétesse de son état, Mia quitte sa maison pour se rapprocher de sa mère le temps d'un été, et fuir Boris, son compagnon, qui vient de lui annoncer avoir une liaison. Elle en profite pour animer un cours de poésie où se retrouve une poignée d'adolescentes.

Plantons d'office le décor : cela faisait bien longtemps que je n'avais pas abandonné un livre en cours de route, mais c'est la mésaventure que j'ai eu avec ce roman américain que j'abordais avec intérêt puisqu'il était depuis un bout de temps dans ma PAL et qu'il y était entré avec beaucoup d'espérance. Oui, mais faire attendre un livre trop longtemps, c'est prendre le risque d'être passé à autre chose, à un autre univers, recherche d'autres émotions et sensations de lecture que celles qu'on pensait y trouver initialement, et passer à côté d'un roman. Ceci dit, j'avais quand même envie de vous parler de ce roman, histoire que ceux qui auraient envie de le tenter soit un peu prévenu de la déconvenue que j'ai ressenti à la lecture et de nuancer certaines chroniques extrêmement positives (comme Le Monde qui parle de "roman subtil et enjoué", je pense qu'ils ont fumé...).

Soyons honnête, le style n'a rien de mauvais. On est dans une écriture de qualité, une romancière américaine contemporaine qui met en scène dans une espèce de mise en abîme une autre écrivain, poétesse celle-là, dont elle parsème son récit d'extraits de cette production imaginaire. Sauf que déjà, là, ça va mal : la poésie, j'aime assez, mais la poésie classique, format sonnet avec des rimes riches par exemple. Pas un espèce de truc contemporain perché basé sur l'écriture intuitive ou je ne sais quelle autre logique. Me voilà donc tentant de lire dans un sens et dans un autre ces brefs passages pour y trouver un sens justement avant de me décider à les zapper.

Ces digressions évitées, que raconte le coeur de l'intrigue ? Une femme à que son compagnon a avoué avoir une maîtresse, qui pète un plomb et a besoin de se reconstruire. Bon, soit. Alors allons-y doucement. Oui, enfin, pas trop doucement... Si ? Bon. Alors certes, j'exagère, il y a un peu d'action, comme la copine de la mère de la narratrice qui se casse la figure et craint d'aller à l'hôpital. Suspense... C'est sur qu'après Stephen King, ça change !... Il y a bien l'autre copine de la maman, la petite vieille qui brode des scènes de cul dans la doublure de ses couvertures. Sauf que poursuivre le livre pour UN personnage, qui n'est même pas le personnage principal, ça fait juste quand le reste ne nous retient pas...

Parce que non, la narratrice n'a pas non plus réussi à capter mon intérêt. Mon empathie pour elle semble s'être évaporée au fil des pages, à mesure qu'elle dénigrait les hommes et les rassemblait dans un pot commun de genre masculin inconséquent et irréfléchi. Alors que, elle, quand même, était la stabilité, la raison incarnée, qu'avec Boris elle a fait tout pour qu'il réussisse sa carrière (Boris qui entre nous soit dit semble surtout aux petits soins de madame qui reste pépère à la maison attendre que l'inspiration de la poétesse qu'elle est descende jusqu'à sa main et trace sur le papier des mots...). Bref, une espère de procès en règle des hommes sans que ces derniers puissent se défendre puisque les deux dont on parle au début (je me suis arrêtée à peu près à la moitié de l'histoire) sont Boris, son ex-compagnon, et le mari de la voisine qui n'est pas non plus décrit sous un jour avantageux... Le tout servi par une plume peut-être de qualité, mais qui vire vite à l'hautain...

Bref, tout ça pour vous dire que ça m'apprendra et que ça va m'inciter à faire un peu de ménage dans ma PAL : un livre qui attend trop longtemps son tour est un livre perdu !

Texte © Miss Alfie 2015. 
Édition présentée : Un été sans les hommes, Siri Hustvedt, traduit de l'angais (Etats-Unis) par Christine Leboeuf, Éditions Actes sud, Collection Babel, 2013, 213 pages.

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