Miss Alfie, croqueuse de livres... & Compagnie !

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jeudi 18 janvier 2018

Le Seigneur des anneaux - J.R.R. Tolkien

Le seigneur des anneauxLorsque Frodon Sacquet reçoit de la part de son oncle Bilbo un simple anneau auquel ce dernier tenait particulièrement, il n'imagine pas le tournant que sa vie vient de prendre. Pourtant, il tient dans la main l'anneau unique forgé par Sauron dans l'espoir d'asservir et de gouverner le monde. Pour éviter un tel désastre, une seule solution : rapporter l'anneau au Mordor et le détruire dans les flammes de la Montagne du Destin.

Quatre semaines : c'est le temps qu'il m'aura fallu pour réaliser cette quête aux côtés de Frondon, Ganfalf, Aragorn et les autres. Mais quelles semaines ! Il faut dire qu'au départ, je ne pensais pas tout enchaîner. Je me disais même que je serai contente de dépasser le premier chapitre et d'aller plus loin qu'à ma première tentative il y a dix ans. Mais au final, j'ai suivi la logique de Tolkien qui n'avait initialement écrit qu'un seul livre en lisant l'intagralité d'une traite (le découpage en trois tome est un artifice de son premier éditeur pour éviter de vendre trop cher les ouvrages !).

Concrètement, ça donne quoi, ce fameux Seigneur des anneaux ? Et bien ça donne une épopée initiatique, fantastique et imaginaire que je qualifierai de brillante, notamment pour l'univers construit par Tolkien. Si vous abordez cette saga avec le prisme des films de Peter Jackson en tête (films dont je vous parle d'ailleurs très bientôt), vous risquez d'être déçus. Mais si vous voulez découvrir qui sont ces personnages, si vous voulez voyager dans un pays inventé de toutes pièces par un Tolkien frustré que la Grande-Bretagne n'ai pas conservé un peu plus de légendes dans ses tiroirs, c'est le bon plan !

Quand on lit Le Seigneur des anneaux, il est important d'avoir en tête que ce n'est qu'une toute petite partie, une pièce du puzzle mythologique qu'il a créé. La Terre du Milieu n'est pas qu'un lieu de quête : c'est un monde avec ses langues, construites de A à Z par Tolkien, ce sont des paysages qui évoluent au fil des routes, c'est une Histoire faite de guerres, d'alliances, de combats, de peuples qui cohabitent... Bien sûr, on connaît Le Seigneur des anneaux ou Bilbo Le Hobbit, mais nombreux sont les textes de Tolkien qui alimentent la mythologie de ce pays qu'on finit par croire réel. Et une fois qu'on a capté cela, les passages descriptifs, les moments plus lents destinés à relater le passé de tel ou tel peuple semblent tout à fait cohérents et pertinents pour le récit.

Avant de clôturer cet article, je voulais faire un lien avec la saga Harry Potter, qui est celle qui m'a fait découvrir l'univers de la fantasy. D'après les échanges que j'ai eu et ce que j'ai lu, un lien indéniable existe entre la saga de J.K. Rowling et l'oeuvre de Tolkien. Si Harry Potter est beaucoup plus accessible d'un point de vue narratif, notamment pour des enfants, les similitudes sont multiples, d'un héros désigné contre sa volonté qui doit faire une quête entouré d'une bande de copains, à ce méchant central à détruire... Mais les analogies vont bien au-delà : Nazguls ou Détraqueurs, le miroir Galadrielle ou la pensine de Dumbledore, Arachné ou Aragog... sans parler de l'éternelle lutte qui agite depuis des années les réseaux sociaux : qui est le plus fort, de Gandalf ou Dumbledore ?!

En attendant le second volet de cette chronique consacrée aux adaptations de Peter Jackson, je vous laisse à ces réflexions. Pour ma part, je pense que tout cela est vain : la plus forte, de toute façon, c'est Hermione Granger !

Texte © Miss Alfie 2018.
Couverture : Le Seigneur des anneaux, J.R.R. Tolkien, traduit de l'anglais par Francis Ledoux, éditions Pocket, 2012, 1400 pages.

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mardi 16 janvier 2018

La défense Lincoln - Michael Connelly

La défense LincolnMichael Haller est avocat. Il est appelé par Louis Rollet suite à l'agression d'une femme, agression dont Rollet se dit innocent malgré des preuves à charge. Pour Halleur, le dossier est de taille vu l'enjeu financier. Mais l'affair ese complexifie quand une vieille condamnation refait surface.

Avec Michael Connelly, c'est toujours un peu la même chose : la première moitié début tranquillement puis, d'un coup, ça s'enflamme pour exploser en fin de roman. Qu'on soit avec Bosch ou avec l'un de ses autres personnages récurrents, c'est toujours aussi bon ! Il faut aussi avouer qu'en choisissant de mettre en scène flics, avocats et journalistes, Michael Connelly réussit le tour de force de raconter la justice américaine via différents points de vu, tous témoins de sa très bonne connaissance du système judiciaire des USA.

Contrairement à son demi-frère Harry Bosch, Mickey Haller est plus rangé, moins borderline, et moins paumé sentimentalement. Oui, il est divorcé, deux fois même, mais on sent une réelle affection pour ses ex, et pas vraiment de traumatisme engendrant le mal-être qu'on retrouve chez Bosch. Probablement peut-on faire un lien avec leurs histoires personnelles, l'assassinat de la mère de Bosch influençant beaucoup le personnage et son humeur... Là encore, on peut souligner le talent de Connelly à créer des personnages à la psychologie subtile et juste.

Côté intrigue, le suspense monte peu à peu et nous entraîne dans les coulisses d'un procès, de la désignation de l'avocat au verdict final. Grâce à l'affaire, le lecteur s'interroge en même temps qu'Haller : comment défendre des hommes et des femmes dont on ne peut être convaincu parfois de l'innocence, qui n'ont aucune circonstance atténuante, et comment reconnaître le couple qui ment de l'innocent réel ?

Avec La défense Lincoln, Michael Connelly fait une fois de plus mouche. Quel plaisir de le retrouver et de replonger dans la noirceur de L.A. ! 

Texte © Miss Alfie 2018.
Couverture : La défense Lincoln, Michael Connelly, traduit de l'anglais (USA) par Robert Pépin, éditions Points, collection Points policier, 2015, 552 pages.

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dimanche 14 janvier 2018

Cake aux fruits confits

Poursuivons cette nouvelle année de cuisine avec une deuxième recette sucrée et un cake au fruits confits qui accompagnera les goûters d'hiver avec un bon thé ! Pour plus de facilité, je vous conseille d'utiliser un robot avec le couteau pour préparer la pâte, notamment car le beurre doit être à température ambiante et non fondu...

Pour un cake, prévoir :

  • 3 oeufs
  • 125 grammes de sucre glace
  • 125 grammes de beurre demi-sel
  • 160 grammes de farine
  • 1 sachet de levure
  • 150 grammes de raisins secs
  • 150 grammes de fruits confits en dés
  • 4 cuillères à soupe de rhum
  • du thé (Earl Grey ou Christmas Tea, c'est idéal !)

Préchauffer le four à 240°.

Préparer un bol de thé. Y ajouter le rhum et faire mariner les raisins secs dans le liquide.

Dans le bol du robot, mettre les oeufs, le sucre, la farine, le beurre et la levure. Mixer l'ensemble jusqu'à obtenir une pâte lisse que vous versez dans un saladier.

Égoutter les raisins secs et conserver le jus. Ajouter raisins secs égouttés et fruits confits à la pâte et bien mélanger.

Verser dans un moule à cake. Faire cuire 5 minutes à 240° degrés, puis 40 minutes à 180°.

A la sortie du four, verser une ou deux cuillères à soupe de thé au rhum sur le cake et laisser refroidir.

Cake aux fruits confits

Bon appétit !

Texte et photo © Miss Alfie 2018.

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jeudi 11 janvier 2018

Gosford Park - Robert Altman

Gosford Park 11932. Une partie de chasse est organisée chez Sir William et Lady Lydia Mc Cordle. Proches parents ou amis, tous se retrouvent avec leurs domestiques. Entre l'étage et les coulisses, chacun y va de sa petite remarque. Les apparences comptent avant tout, jusqu'à ce qu'un meurtre soit commis.

Cela faisait bien longtemps que je ne vous avais pas parlé de mes visionnages, et pourtant. Il y a quelques semaines, Arte a eu la bonne idée de diffuser ce film so british au scénario duquel s'affiche le célèbre Julian Fellowes, romancier et créateur de la série Downton Abbey (tiens, ça vaudrait le coup qu'on en fasse un article d'ailleurs !). Mais avec Gosford Park, on est bien loin de l'ambiance bienveillante qui règne chez les Crawley : la haute société tient à conserver son autorité, et les mesquineries sont de mise à tous les étages. La critique est reine, la mauvaise langue s'immisce partout, et les secrets d'alcoves ont vite fait de se répandre. On est plus proche de l'ambiance des Tribulations d'une cuisinière anglaise !

Avec ce film, Robert Altman nous plonge dans une atmosphère désuète, dans laquelle les codes sont multiples, et gare à celui qui les oublie. De la tenue à porter pour le thé face au défilé des robes de soirée, de la nécessité de voyager avec sa femme de chambre à l'impossibilité de dégrafer seule sa tenue, les femmes ont l'oeil acéré. Les nobles s'opposent aux nouveaux riches qui, bien évidemment, n'ont pas le décodeur de ces règles, et on voit vite se profiler une jolie mise en abîme grâce à la présence d'un réalisateur prévoyant un film... sur une partie de chasse marquée par un meurtre !

Si vous aimez les films sombres et les enquêtes policières, passez votre chemin. Il faut attendre plus de la moitié du film pour que le fameux meurtre soit commis, et l'enquête sert de prétexte pour mettre à jour ce qui se tramait en sous-main et à dévoiler les petits secrets des uns et des autres. On est presque dans une ambiance à la Agatha Christie, qui prend tout son temps pour présenter les personnages et leurs relations avant d'en arriver au vif du sujet, si je puis le dire ainsi !

Gosford Park 2

Gosford Park 3

Texte © Miss Alfie 2018.
Affiche : Gosford Park, réalisation Robert Altman, scénario Julian Fellowes sur une idée originale de Robert Altman, 2001.

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mardi 9 janvier 2018

Dans le jardin de l'ogre - Leila Slimani

Dans le jardin de l'ogre

Adèle est journaliste. Son mari, Richard, est médecin, et le couple a un petit garçon, Lucien : une famille a priori parfaite et heureuse. Du moins en apparence. Car Adèle cache un besoin compulsif de sexe...

Dans le jardin de l'ogre est le premier roman publié de Leila Slimani, un roman qui frappe fort, comme Chanson douce d'ailleurs, et va explorer les pulsions d'une femme addict au sexe. Pour cela, elle imagine un couple de parisiens, plutôt bourgeois, surtout lui, un couple dont l'image semble parfaite. Mais derrière la façade, il y a les failles d'Adèle, failles dont Leila Slimani tente de comprendre l'origine dans l'enfance de la jeune femme, failles qui la poussent dans les bras d'inconnus, à la recherche d'un soulagement qui la laisse pourtant toujours plus mal d'une fois sur l'autre.

Comme pour beaucoup de premiers romans, on peut regretter quelques faiblesses. La fin, notamment, m'a laissée dubatitive, sur ma faim, mais on peut dans l'ensemble saluer le talent de Leila Slimani pour explorer et sonder les faiblesses humaines. Tant de mal-être mis en mots par la plume d'une jeune femme pétillante et souriante : on ne s'y attend guère , et je crois que c'est finalement l'une de ses forces !

Texte © Miss Alfie 2018.
Couverture : Dans le jardin de l'ogre, Leila Slimani, éditions Gallimard, collection Folio, 2016, 240 pages.

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