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Miss Alfie, croqueuse de livres... & Compagnie !

mercredi 23 avril 2014

La faute au Midi - J.-Y. Le Naour et A. Dan

LFAM_COUVLes 20 et 21 août 1914, les soldats provençaux sont lancés dans la Bataille de Lorraine sur ordres des généraux. Attendus par les Allemands et leur artillerie, ils se font passablement cueillir et dix mille soldats tombent sous les obus en peu de temps. Pour le généralissime Joffre, il s'agit d'une défaite dramatique qu'il convient nécessairement de relativiser pour ne pas que les Français ne perdent pas espoir. De fait, il met la responsabilité de cette débâcle sur les soldats du Sud du pays, réputés moins courageux.

1914-2014. Un siècle que la Grande Guerre commençait. A une vache près puisqu'elle a commencé au milieu de l'été. Du coup, on commémore l'évènement. Il faudra prendre quand même deux minutes pour m'expliquer pourquoi on commémore le début d'une guerre, mondiale qui plus est. T'imagines les cerveaux ? "Hey, mec, y'a cent ans, on a commencé à se mettre sur la gueule avec les copains teutons, ça a fait des millions de morts all around ze world, si on fêtait ça ?" Ce à quoi l'autre répond "Mais ouais, grave la bonne idée, on va faire des conférences, des buffets, des expos, des banquets, des films et on boira un coup pour arroser tout ça." Le premier reprend "Mais, boire un coup ? T'as pas peur que ça fasse un peu répétitif avec les banquets et les buffets ?" ... Bref, je trouve ça un peu con de commémorer le début d'une guerre plutôt que la fin. A la rigueur, qu'on commémore Verdun parce que, bon, niveau boucherie, ce fut pas mal sanglant, pourquoi pas mais revenez le 11 novembre 2018 pour vos commémorations. Vous m'objecterez le devoir de mémoire, toussa, ce à quoi je dis que certes mais je n'ai pas attendu 2014 pour me souvenir de cette période qui m'intéresse. Des ouvrages qui parlent de la Grande Guerre, j'en cause ici et .

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Bien, redevenons un peu sérieux et revenons à La Faute au Midi. J'ai découvert ce nouvel album de Dan scénarisé par Jean-Yves le Naour lors de mon passage chez le dealer. Dan était en dédicace en compagnie de Laurent Galandon et Damien Vidal venus pour un autre ouvrage dont vous parlera la miss en temps utile. Du coup, dessin de Dan que j'aime beaucoup et histoire (méconnue) sur la Première Guerre Mondiale, j'ai rapidement dit banco. Passons donc vite sur le dessin, on retrouve le trait caractéristique du dessinateur avec des personnages très bien foutus et, notamment, les politiques de l'époque, reconnaissables. 

L'histoire s'attache donc à un épisode méconnu (pour ne pas dire ressorti des oubliettes) de la Première Guerre Mondiale. Avec la complicité du sommet de l'armée et du gouvernement, la responsabilité de la défaite dans une bataille a été portée sur un régiment méridional. Avouons que pour remobiliser les troupes et unir un pays face à l'ennemi, il y a quand même mieux. Les conséquences seront multiples : démission du ministre mais, surtout, condamnation à mort pour mutilation volontaire d'un blessé de cette bataille par un Conseil de Guerre fantoche. Tout est détaillé dans cet album qui est, en outre, complété par un carnet de huit pages en fin de livre. Le carnet reprend les différents aspects de l'histoire (le contexte, la bataille, les soldats) et rentre un petit peu plus dans le détail, le tout étant accompagné d'esquisses de Dan. Au final, ce carnet fait un peu redondant avec l'album puisque, s'il rentre un peu plus dans le détail, ne nous en apprend pas beaucoup plus. Il n'empêche que, à l'image des albums de la série Explora, l'ajout de ces carnets explicatifs est toujours un plus dans une bande dessinée qui se veut culture-généralienne. Aussi, La Faute au Midi permet sous le joli dessin de Dan permet de connaître cet épisode méconnu mais néanmoins intéressant.

Texte © Alfie's mec, 2014.
Couverture et planche : La Faute au Midi, J.-Y. Le Naour et A. Dan, Éditions Grand Angle, 2014.

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mardi 22 avril 2014

Eblouissant

2013

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lundi 21 avril 2014

Des noeuds d'acier - Sandrine Collette

noeuds acierThéo sort de 19 mois de prison. Avide d'espace, il s'installe pour quelques temps dans une maison d'hôte. Un jour qu'il part en promenade, sa vie bascule. De long mois de captivité se profilent devant lui.

J'ai reçu ce titre via Le livre de poche il y a plusieurs semaines de cela, mais je n'avais pas réussi à m'y plonger, cherchant des lectures plus légères que ce qui s'annonçait à la lecture de la quatrième de couverture. Et pour le coup, je ne m'étais pas trompée : Des noeuds d'acier est un roman noir qui nous embarque dans les profondeurs diaboliques de l'âme humaine.

Des noeuds d'acier est un roman obsédant que j'ai lu en moins de 24 heures, qui m'a valu un réveil difficile le lendemain du jour où j'ai voulu l'achever, cherchant à savoir si Théo allait se sortir du calvaire qu'il vivait. Mais plus qu'un roman à suspense, Sandrien Collette livre un roman qui fait la part belle à la psychologie des otages, des détenus contre leur volonté. Elle introduit la dose suffisante d'humanité aux bourreaux pour que le moindre assouplissement des conditions de détention provoque chez l'esclave une sensation d'apaisement et d'amitié...

Si l'histoire de base me semble très très improbable et peut pêcher par la faiblesse de son intrigue, Des noeuds d'acier est un roman déroutant, qui met mal à l'aise. Comment des êtres humains peuvent-ils traiter ainsi leurs semblables ? Où puiser un semblant de courage et d'espoir pour continuer à vivre dans ces conditions ? La mort n'est-elle pas dans ce cas plus un soulagement qu'une angoisse ? Autant de questions qui m'ont hanté au cours de cette soirée de lecture, autant de questions qui me laissent un goût amer en bouche quand je pense que ce genre de situation, bien qu'improbable, reste réelle...

Sans être un roman transcendant, sans forcément être LE roman du siècle (oui, ce "Grand prix de la littérature policière 2013" me semble un brin surfait...), Des noeuds d'acier se lit vite et bien... A condition d'avoir le coeur et l'âme bien accrochés !

Merci aux éditions Livre de Poche pour cette lecture... dérangeante...

Ce qu'on en dit ailleurs :

  • Des galipettes entre les lignes : "Ce roman est le premier de l’auteure. Comme tous les premiers opus, il présente des faiblesses."
  • Le blog de Mimi : "Voilà une nouvelle venue dans ce monde fascinant du roman noir qui ne passe pas inaperçue, et qu’il faudra surveiller de près."
  • Encore et toujours du noir ! : "Le pari d’écrire un roman de genre bien marqué tout en le situant en France et de manière plutôt crédible est donc en grande partie réussi."

Texte © Miss Alfie 2014.
Édition présentée : Des noeuds d'acier, Sandrine Collette, Éditions Livre de poche, collection Thriller, 2014, 257 pages.

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dimanche 20 avril 2014

Butiner

2013

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vendredi 18 avril 2014

L'amour dure trois ans - Frédéric Beigbeder

61UBGWfjpAL"La troisième année, il y a une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne nouvelle : dégoûtée, votre femme vous quitte. La mauvaise nouvelle : vous commencez un nouveau livre."

Remarque préliminaire : Le pitch est intégralement reproduit de la quatrième de couverture. Parce que je ne savais pas comment le résumer vu qu'il n'y a rien à dire.

Frédéric Beigbeder était marié.
Frédéric Beigbeder a trompé sa femme.
Frédéric Beigbeder a divorcé.
Frédéric Beigbeder en a tiré un bouquin sans intérêt.

Très sincèrement, j'ai hésité à faire de ma chronique ces seules quatre lignes. Parce qu'il n'y a franchement pas grand chose à dire de plus. C'est creux, ça tourne en rond, il n'y a pas d'évolution dans l'histoire, il y a des vérités balancées comme ça, sans argument, sans rien, le tout à la table du Flore entre un gin tonic et un autre alcool fort au choix, cadeau de la maison, vous comprenez, Monsieur Beigbeder, vous êtes quand même mon meilleur client. Du coup, bon, j'ai rajouté trois phrases, histoire de dire que je faisais pas une chronique par dessus la jambe (et aussi parce que je suis payé au mot, mais c'est une autre histoire). Mais sur un bouquin comme ça, on fait une chronique à son image. Creuse.

Texte © Alfie's mec, 2013.
Couverture : L'amour dure trois ans, Frédéric Beigbeder, Éditions Folio, 1997.

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