Miss Alfie, croqueuse de livres... & Compagnie !

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vendredi 9 décembre 2016

Miss Peregrine et les enfants particuliers (trilogie) - Ransom Riggs

Miss Peregrine T1Miss Peregrine T2Miss Peregrine T3

Jacob est un adolescent comme les autres. En revanche, concernant son grand-père, il a quelques doutes. Doutes qui s'accentuent le jour où il retrouve son grand-père agonisant dans son jardin... Jacob va alors tenter de partir sur les traces de son enfance, dans une île du pays de Galles. Sur place, il va faire quelques découvertes surprenantes...

La sortie au cinéma de l'adaptation du premier tome de cette trilogie pour adolescents de Ransom Riggs m'a fortement donné envie de m'y plonger. Vous le savez, la littérature jeunesse et la fantasy ne sont pas mon fort. Dans le genre, je n'ai réellement lu et accroché qu'à Harry Potter. OK, j'avais bien aimé Narnia, mais pas autant que son héritier sorcier ! Or, il faut le reconnaître, j'ai dévoré cette trilogie en moins de quatre jours : oui, je suis parfois un poil boulimique !!! Ceci dit, à ma décharge, le découpage de l'histoire et l'enchaînement des trois tomes n'y est pas pour rien !

Si j'ai dévoré la trilogie de Miss Peregrine, c'est aussi parce que j'ai aimé l'univers dans lequel Ransom Riggs m'a entraînée (et probablement parce que j'avais envie de quelque chose de différent et déconnecté de la réalité à ce moment là). Je suis facilement rentrée dans cette intrigue qui, comme dans Harry Potter, met en scène un monde fantastique en parallèle au monde humain dit normal. Cependant, la particularité de cette saga est d'être inspirée par des photos que l'auteur aurait trouvé ici et là. Ces images parfois surprenantes, bien évidemment non truquées (!), sont la trame de fond de l'histoire. A chaque fois qu'un personnage apparaît, sa description est complétée d'une image, accentuant la plongée dans cet univers si particulier.

En revanche, j'émettrai quelques réserves quant à la trame et aux similitudes que j'ai pu retrouver entre HP et Miss Peregrine... J'ai bien conscience que certains éléments de base se retrouvent dans beaucoup (toutes ?) d'histoires dites de fantasy : une jeune personne qui se retrouve "élue" pour sauver un univers ou un peuple, accompagné dans la quête qu'il devra mener par une équipe, et une lutte entre le bien et le mal... Cette trame est celle de Harry Potter, mais aussi du Seigneur des anneaux par exemple... Cependant, en plus de ces similitudes, j'ai parfois eu la sensation que l'univers de Ransom Riggs était très inspiré par le monde créé par J.K. Rowling... Je ne souhaite pas développer cet aspect, car je risquerai de spoiler l'histoire, mais certains personnages, certains concepts, semblent très voisins...

Probablement moins brillant que la saga de J.K. Rowling en sept tomes (huit si l'on prend en compte le texte de la pièce de théâtre qui vient d'être publiée), la trilogie Miss Peregrine a le mérite de nous embarquer dans un univers, de nous faire rêver (même si les sujets évoqués ne sont pas si drôles que ça), mais je vais laisser le genre fantasy de côté pendant quelques temps : je crains de me lasser rapidement de ces trames récurrentes...

Texte © Miss Alfie 2016.
Couvertures : Miss Peregrine et les enfants particuliers, tome 1, Ransom Riggs, traduit de l'anglais (USA) par Sidonie Van Den Dries, éditions Bayard Jeunesse, 2012, 438 pages ; Miss Peregrine et les enfants particuliers, tome 2 : Hollow City, Ransom Riggs, traduit de l'anglais (USA) par Sidonie Van Den Dries, éditions Bayard Jeunesse, 2014, 512 pages ; Miss Peregrine et les enfants particuliers, tome 3 : La bibliothèque des âmes, Ransom Riggs, traduit de l'anglais (USA) par Sidonie Van Den Dries, éditions Bayard Jeunesse, 2016, 592 pages.

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mercredi 7 décembre 2016

Trou de mémoire - Roger Seiter, Pascal Regnault

TDM_COUVImaginez un type qui se réveille au petit matin sur le port de San Francisco avec une blessure à la tête, un flingue à ses côtés et le cadavre d'une fille quelques mètres plus loin. Même s'il est sonné et a mal au crâne, il comprend immédiatement qu'il est dans la merde et qu'il va avoir les flics sur le dos. Il réalise tout à coup qu'il a totalement perdu la mémoire. Il ne se souvient plus ni de son nom, ni de sa vie. Le voilà obligé de fuir la police tout en menant une enquête sur lui-même. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il va aller de surprise en surprise. (quatrième de couverture)

Trou de mémoire est un polar en deux tomes qui vient voir son dénouement paraître en octobre 2016. Le premier tome est paru en 2015 et le dealer avait prévenu la miss que, ça franchement, c'était vachement bien et que ça annonçait un bon polar. Alors la miss m'a offert le tome 1. Et du coup, j'attendais le tome 2 pour me faire un avis plus complet. Et le tome 2 est paru. Et je l'ai lu. Donc j'ai un avis plus complet. Que voici. C'est bien. Merci. Au revoir.

Non, ça va, je vais développer. Le fait que, d'une part, le scénario est parfaitement découpé entre les deux tomes. Les indices laissés par le scénatiste tels des petits cailloux sur la route du héros et du lecteur permet à ce dernier de comprendre à la fin du premier tome quel est la profession du héros. Le second tome n'en demeure pas moins intéressant - bien au contraire - puisqu'il voit l'intensité croître et le scénarion accélérer. L'ensemble se révèle donc être un polar rythmé, prenant, tendu, donc réussi.

Mais la réussite ne porte pas sur le seul scénario. L'aspect graphique est effectivement une réussite pour plein de petits détails. D'une part, l'époque années 60 est bien retranscrite. De plus, les couleurs alternent entre des bases jaune sépia le jour et bleu sombre la nuit, le tout avec des contours blancs et des contrastes très affirmés. Enfin, les personnages sont des gueules bien particulières avec des expressions bien affirmées. De fait, Trou de mémoire a tous les atouts pour ne pas être oublié de sitôt. Une des lectures les plus sympathiques de cette année 2016.

Texte © Alfie's mec, 2016.
Couverture (tome 1) : Trou de mémoire, Roger Seiter, Pascal Regnault, Éditions du Long Bec, 2015, 2016.

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lundi 5 décembre 2016

La supplication - Svetlana Alexievitch

SUPP_COUVTchernobyl. Ce mot évoque dorénavant une catastrophe écologique majeure. Mais que savons-nous du drame humain, quotidien, qui a suivi l'explosion de la centrale ? Svetlana Alexievitch nous laisse entrevoir un monde bouleversant : celui des survivants, à qui elle cède la parole. L'evènement prend alors une autre dimension. Pour la première fois, écoutons les voix suppliciées de Tchenobyl. 

Oh, je vous vois venir, bande de sacripants. Le gugusse a lu La supplication pour pouvoir dire "j'ai lu un prix Nobel". Je vous arrête sur le champ. Cette lecture me trotte dans la tête depuis un moment, depuis que quelques lignes du premier chapitre figurent dans le très bel album d'Emmanuel Lepage Un printemps à Tchernobyl. D'une violence brute, elles ont attisé ma curiosité. Le Nobel a sans doute été un catalyseur pour passer à l'acte.

Et effectivement, le premier chapitre en guise d'introduction est terrible. Intense. Un brutal témoignage d'une veuve qui raconte le calvaire de son mari liquidateur et les conséquences sur sa vie et sa santé. Autant dire que, dès le début, le récit prend aux tripes. 

Le fait est que ça se dissipe au fil des pages. Bien que les témoignages ne manquent pas d'intérêt, que ce soit sur les mensonges des autorités, le ressenti des locaux, les conséquences sanitaires et écologiques, le fait est que le texte ne soit qu'un "simple" recueil de témoignages fait qu'on a du mal à conserver l'attention. De fait, si le fond est passionnant, la forme apporte au lecteur une certaine lassitude au fil de la lecture. 

Texte © Alfie's mec, 2016.
Couverture : La Supplication, Svetlana Alexievitch (trad. : Galia Ackermann et Pierre Lorrain), Éditions J'ai Lu, 1997, 1998 en France.

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dimanche 4 décembre 2016

Noces de faïence

livres merlin

Et voilà, on y arrive. Doucement, mais sûrement. 9 ans de chroniques, 9 ans de partage, 9 ans de rencontres. De sacrés changements dans ma vie perso depuis, et des changements qui ont impacté le blog évidemment.

giphy

 

(Là, c'est moi quand je vais demander à l'homme de faire quelques chroniques...) 

En 9 ans, il se passe beaucoup de choses, drôles et moins drôles. On vieillit, on mûrit, on voit son monde évoluer, et ses lectures par la même occasion. L'heure n'est pas au bilan, mais rien que cette année, les polars ont largement cédé la place aux classiques, évolution que je n'imaginais sûrement pas il y a encore 2 ou 3 ans. Alors imaginez, il y a 9 ans !...

Dans tous les cas, nous entamons notre dixième année ensemble. Quel sera l'avenir de ce blog ? Que présenterons-nous dans un an ? Serons-nous encore ici, sous ce format ? Attendons, vivons au jour le jour, et partageons un peu de lecture (et de gâteaux) pour fêter tout cela !

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vendredi 2 décembre 2016

Un paquebot dans les arbres - Valentine Goby

Un paquebot dans les arbres

Années 1950-1960. La France se relève de la guerre, les Trente Glorieuses débute et la sécurité sociale protège la population. Toute ? Non. Uniquement les salariés. Alors quand Paul Blanc, cafetier, doit partir en sanatorium, la famille se serre la ceinture. Mais la tuberculose est résistante, et la spirale infernale va se dérouler devant les yeux de Mathilde, la benjamine, qui tentera coûte que coûte de maintenir l'unité de sa famille.

Depuis que j'ai découvert Valentine Goby il y a plus de 8 ans dans L'échappée, j'avoue que rare sont ses romans qui ne m'ont pas émue. Et voilà qu'elle réussit encore son coup avec Un paquebot dans les arbres, son nouveau roman. A ma décharge, il évoque un sujet qui a marqué ma famille, et du coup peut-être m'y suis-je un peu plus projetée qu'il ne l'aurait fallu !

Avec, comme toujours, une plume parfaite, Valentine Goby commence par recréer l'ambiance du Balto, les bals du samedi soir, et Mathilde enfant. Par touche, elle nous emmène à la découverte de cette famille vue par les yeux de cette enfant qui va grandir avec la maladie de son père. En s'attaquant à la tuberculose, Valentine Goby en profite pour nous raconter l'évolution de la prise en charge de cette maladie extrêmement contagieuse qui créait littéralement des parias dans la société qu'on cantonnait dans des sanatorium. Elle nous parle de l'arrivée des antiobiotiques, des médicaments, mais aussi de la sécurité sociale, ce miracle qui permet de soigner le plus grand nombre.

Le plus grand nombre, mais pas tout le monde : Paul Blanc et sa femme sont travailleurs indépendants, ils n'y auront pas droit, ils devront se débrouiller avec les assurances privées qu'un jour on ne peut plus payer... En racontant l'histoire de la famille Blanc, Valentine Goby nous rappelle aussi la chance que nous pouvons avoir en France de bénéficier aujourd'hui d'un système de protection sociale couvrant l'intégralité de la population, même si différents régimes existent.

Avec Un paquebot dans les arbres, Valentine Goby démontre une fois de plus son talent de raconteuse d'histoires ancrées dans la société et l'époque.

Une lecture en partenariat avec Babelio !

Texte © Miss Alfie 2016.
Couverture : Un paquebot dans les arbres, Valentine Goby, éditions Actes Sud, 2016, 272 pages.

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