Miss Alfie, croqueuse de livres... & Compagnie !

Carrousel
mercredi 18 juillet 2018

Le dimanche des mères - Graham Swift

Le dimanche des mèresUn dimanche fin mars. C'est la journée auquel les domestiques ont droit chaque année pour retourner voir leurs familles. Mais pour Jane, pas de visite en vue puisqu'elle est orpheline. Cette journée sera particulière pour elle : ce sera la seule qu'elle passera avec son amant, le fils d'un notable sur le point de se marier. Une journée pour clôturer plusieurs années de secret.

Voilà un ouvrage relativement court qui mérite d'être découvert, un roman tout en délicatesse, un roman subtil qui aborde au final beaucoup plus de sujets qu'on ne le pense de prime abord. Vous vous souvenez de Downton Abbey, des tribulations de la cuisinière anglaise qui avait inspirées la série ? Et bien ici, on retrouve un peu de cette atmosphère.

L'histoire se passe dans l'entre-deux-guerres, à une époque où les familles sont marquées à jamais par les disparitions de la grande guerre. Ce dimanche-là, Jane, bonne aux goûts littéraires développés, va passer une journée hors du commun. Elle entrera par la grande porte dans une maison où elle pourrait être domestique, se couchera aux côtés du maître, salira les draps que d'autres domestiques laveront en silence, et marchera nue dans une maison vide.

Il y a beaucoup de délicatesse dans l'écriture de ce roman, il y a aussi une très belle réflexion sur la place des livres dans notre vie, et sur la place de l'écriture. Peu à peu, on comprends que Jane a vécu ce jour-là une journée qui marquera à jamais son avenir, qui la guidera vers les sentiers de l'écriture, elle qui deviendra une grande écrivaine.

Je ne sais que vous dire de plus, si ce n'est de vous plonger dans cette ambiance, dans cette atmosphère, dans cette journée si particulière, dans ce dimanche des mères...

Texte © Miss Alfie 2018.
Couverture : Le dimanche des mères, Graham Swift, traduit de l'anglais par Marie-Odele Fortier-Masek, éditions Gallimard, collection Du monde entier, 2017, 144 pages.

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lundi 16 juillet 2018

Et puis, Paulette... - Barbara Constantine

Et puis pauletteFerdinand vit seule dans sa grande ferme depuis le décès de son épouse et le départ de son fils et de sa famille. Quand il s'arrête à l'improviste chez sa voisine, Marceline, il découvre qu'elle vit dans un logement en très mauvais état. Quelques jours après, Ferdinand y retourne et l'invite à venir occuper l'une des chambre libre de la ferme. De fil en aiguille, les nouveaux colocataires développent une idée...

J'ai déjà lu quelques livres de Barbara Constantine par le passé, et j'avais plutôt apprécié. Écriture facile, histoire gentille, bons sentiments à foison mais avec un fond d'histoire pas si léger que ça, ces romans peuvent être classés dans la rubrique "feel good". Avec un peu plus de recul, de maturité littéraire, de vieillissement aussi, j'avoue que j'ai un regard assez mitigée sur cette dernière lecture.

Alors oui, c'est sympa, ça se lit facilement, ça permet de déposer le cerveau à la première page. Donc si vous cherchez une lecture qui réponde à cet objectif, allez-y. Par contre, si vous voulez une qualité d'écriture, un style, une ambiance, j'avoue que là, vous risquez d'être un peu déçu. On peut néanmoins reconnaître l'intérêt de mixer des sujets de société, parfois complexes et lourds, et les traiter avec un regard qui laisse entrevoir espoir et perspectives positives... Bien qu'elles soient parfois utopistes et peu réalistes !

Bref, je ne disserterai pas sur ce roman. On passe un moment léger et agréable, mais rien qui vienne révolutionner le monde littéraire !

Texte © Miss Alfie 2018.
Couverture : Et puis, Paulette..., Barbara Constantine, éditions Livre de poche, 2013, 288 pages.

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dimanche 15 juillet 2018

Gaufres aux courgettes

L'homme ayant eu l'excellente et merveilleuse idée de faire d'un gaufrier mon cadeau d'anniversaire, j'en profite pour tester plein de sortes de gaufres. Aujourd'hui, on s'intéresse aux gaufres salées avec les classiques courgettes qui ont envahi les étals des primeurs.

Pour 6 à 8 gaufres :

  • 2 courgettes
  • 2 oeufs
  • 50 grammes de comté rapé
  • 100 grammes de farine
  • 1 sachet de levure chimique
  • 1 cuillère à soupe de moutarde
  • Sel, poivre, ciboulette

Éplucher et râper les courgettes. Les faire cuire pourqu'elles dégorgent leur eau.

Dans un saladier, mélanger tous les ingrédients avec les courgettes. Ajouter au besoin de la farine si la pâte est trop molle.

Faire chauffer le gaufrier. Verser une cuillère bien pleine de pâte sur chaque plaque de cuisson préalablement huilée et faire cuire quelques minutes.

Si vous les préparez à l'avance, les gaufres peuvent se réchauffer au four quelques minutes pour retrouver leur croquant !

Gaufres aux courgettes

Bon appétit !

Texte et photo © Miss Alfie 2018.

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jeudi 12 juillet 2018

La renverse - Olivier Adam

La renverse

Extrait de la quatrième de couverture : La renverse retrace l'itinéraire d'Antoine, dont la vie s'est jusqu'à présent écrite à l'ombre du scandale public qui a éclaboussé sa famille quand il était encore adolescent. Une affaire d'abus de pouvoir dans laquelle sa mère a été mêlée et qui refait surface à l'occasion de la mort dans un accident de voiture de Jean-François Laborde, maire de la petite ville où Antoine a grandi.

Ce qui est bien, avec Olivier Adam, c'est qu'on sait en ouvrant un de ses bouquins qu'on ne va pas se poiler. C'est prévu, c'est écrit : Olivier Adam est un écrivain qui raconte surtout le doute, le deuil, la séparation, le trouble, le manque. Rarement la joie de vivre, le bonheur à l'état pur, la liesse, et youplaboum. Mais ne voyez surtout pas dans ces propos l'once d'un reproche, car Olivier Adam est un de mes auteurs favoris, un de ces auteurs qu'on ouvre même quand on a le vague à l'âme, peut-être parce qu'on a le vague à l'âme, parce qu'il sait si bien mettre en mot les émotions qui peuvent nous parcourir.

Dans ce roman, il prend la voix d'Antoine, jeune trentenaire qui a fuit sa famille lorsqu'elle a été éclaboussée par un scandale. Ou plutôt une fois que le scandale a bien été étouffé. Parce que justement, lui étouffait dans cette famille qui se voilait la face, dans cette famille qu'il ne comprenait plus. Il raconte un jeune homme qui regarde sa vie de loin, pour se protéger des émotions, de l'attachement. Mais comme souvent avec Olivier Adam, le roman est l'occasion d'un chemin, d'un parcours qui mènera le narrateur à la sérénité et la compréhension.

Au-delà de cette subtile capacité à raconter les émotions, Olivier Adam offre un roman totalement dans notre époque, dans laquelle un homme politique est mis en cause. La place des femmes y est essentielle : soumises ou dominantes, confinées dans un carcan ou tentant de vivre leur vie malgré la pression... Une fois de plus, Olivier Adam fait mouche avec ce roman. Une fois de plus, je renouvelle à cet auteur tout mon intérêt et toute ma confiance dans ton talent !

Texte © Miss Alfie 2018.
Couverture : La renverse, Olivier Adam, éditions J'ai lu, 2017, 280 pages.

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mercredi 27 juin 2018

Le monde est mon langage - Alain Mabanckou

Le monde est mon langageExtrait de la quatrième de couverture : Courts récits, interviews et rencontres : Alain Mabanckou donne un nouvel horizon à notre langue. De Pointe-Noire à Cuba, de Madagascar à Montréal, il interroge inconnus et célébrités sur leur rapport à la francophonie. Poète exilé, clochard céleste, écrivain de la brousse, tous ont ce point commun : ils trouvent dans le français un langage universel, la littérature.

Ainsi que l'indique cet extrait, Le monde est mon langage est un ouvrage un peu à part dans la bibliographie d'Alain Mabanckou : entre essai et autobiographie, l'auteur se raconte à travers les rencontres littéraires qu'il a pu faire au cours de sa vie.

Ayant tenté sans succès la lecture de l'un de ses romans il y a quelques années (Mémoires de porc-épic, si ma mémoire à moi est bonne...), j'ai profité de sa venue au salon du livre de Besançon il y a deux ans pour le découvrir. Ici, l'auteur nous livre une écriture très différente de ce que j'avais expérimenté dans ma tentative de lecture, une écriture entre le reportage, le récit, l'interview, mais une écriture dans laquelle transparaît quasiment à chaque ligne, à chaque mot, son amour de la langue française.

En nous prenant par la main, Alain Mabanckou nous entraîne dans un tour du monde, à l'image de sa vie de globe-trotteur, entre la France, l'Afrique, l'Amérique du Nord. Plus que géographique, ce tour du monde est aussi un tour du monde de la littérature francophone, mettant en lumière des auteurs haïtiens, congolais, français, américains même... Il parle du courant de la négritude, de l'histoire des africains noirs à travers le monde, de l'héritage esclavagiste et colonial, de la notion "d'africain"...

Récit après récit, les suggestions de lecture se multiplient, les propositions de découvertes foisonnent, et on reçoit Alain Mabanckou dans son salon pour l'écouter nous parler de tous ceux et celles qui font son inspiration.

Texte © Miss Alfie 2018.
Couverture : Le monde est mon langage, Alain Mabanckou, éditions Points, collection Documents, 2017, 312 pages.

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