Miss Alfie, croqueuse de livres... & Compagnie !

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vendredi 4 septembre 2015

L'Odyssée de l' "Endurance" - Sir Ernest Shackleton

LODLE_COUVShackleton voulait être le premier au pôle Sud. Sa tentative a échoué à 180 km du but et le norvégien Amundsen a ensuite atteint ce but. Devant cet échec, Shackleton lance en 1914 une nouvelle expédition dont le bu est de traverser l'Antectique de la mer de Weddell à la mer de Ross. Sauf que tout ne va pas se passer comme prévu.

Shackleton, je l'ai découvert dans une bande dessinée qui raconte justement l'aventure de l'Endurance. Du coup, quand on s'attache à ce bonhomme, c'est difficile de le lâcher. Après avoir lu le récit de sa tentative d'accession au pôle Sud, je replonge ici dans le récit de l'aventurier sur sa tentative de traversée du continent blanc.

Et convenons-en, Sir Ernest Shackleton est un héros. Non, ne discutez pas, c'est un fait, c'est acté. Autant, il y a des personnes genre Christian Estrosi, on se demande si c'est un héros, autant là, pas d'hésitation. C'est un peu pour ça qu'il a été anobli, d'ailleurs. Alors qu'on ne file pas la Légion d'Honneur à Christian Estrosi. Si ? Ah. Bon.

Et pourquoi ce garçon est-il un héros ? Je t'explique vite fait. Le bateau arrive pas forcément là où il doit arriver et il se fait prendre par la glace. Il dérive. Dans la mauvaise direction, évidemment. Le boss se dit qu'il va attendre le printemps et le dégel avant de repartir. Sauf que les mouvements des glaces emprisonnent le bateau et le compressent... jusqu'à le briser. L'équipage abandonne le navire. Au dégel, Shackelton embarque tout le monde sur trois navires et, au bout d'une navigation pas des plus agréables - je vous rappelle qu'il fait environ -20°C, que les fringues sont toujours trempées (donc gelées) et que les vivres se font rares - arrive sur une île inhabitée qui porte le nom charmant d'île de l'Eléphant. Shackleton décide alors de prendre cinq hommes avec lui sur un navire pour rejoindre la Géorgie du Sud pour chercher de l'aide. Au bout de quinze jours de navigation, arrivée sur l'île... du mauvais côté. Une seule issue, traverser l'île, montagneuse, chose qui n'a jamais été fait antérieurement. Une fois la traversée faite, les secours sont lancés. Le bateau venu secourir l'équipage resté sur l'île de l'Eléphant y arrivera au bout de trois tentatives et sur une ouverture miracle des glaces. Et là, une question se pose, sur tous les membres d'équipage, combien ont réussi à survivre sur cette île inhospitalière ? Tous. Tous. Aucun mort dans l'avanture. Le mec avait briefé ses mecs, leur avait forgé un mental d'acier de telle sorte que tout le monde s'en sort. Pour mieux aller se faire dézinguer sur le front de la Première Guerre Mondiale, tragique ironie.

Ce livre est donc le récit par le boss des aventures, de la gestion des hommes, de la survie de l'équipe. La lecture de cet ouvrage me permet d'ailleurs de voir que quelques éléments de fiction ou de romanesque ont été ajoutés à la bande dessinée mentionnée ci-dessus. Le récit est mécanique, Shackleton met en valeur ses hommes et leur endurance. Bref, un récit d'aventures, tendu, où une petite couverture n'est pas de trop pour pouvoir supporter sereinement l'atmosphère froide et humide.

Texte © Alfie's mec, 2015.
Couverture : L'Odyssée de l' "Endurance", Sir Ernest Shackleton (trad. : Marie-Louise Landel), Éditions Libretto, 1988.

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mercredi 2 septembre 2015

Harry Potter - J.K. Rowling

Harry PotterLe jour de son 11ème anniversaire, Harry Potter apprend que ses parents décédés étaient en fait des sorciers et qu'une place lui est réservé dans l'école de magie de Poudlard. Il y rencontre Ron et Hermione. A leurs côtés, il devra faire face à son destin de "survivant".

Je sais, il n'y a plus vraiment besoin de présenter cette saga tant elle est désormais connue, notamment grâce à son adaptation cinématographique. Sauf qu'en ce lendemain de rentrée scolaire, je ne vais pas vous parler de grand écran mais plutôt de bouquins, de ceux que l'on dévore en quelques jours quand on s'y plonge. En tout cas, c'est ce qui m'est arrivée, au point que je me suis demandée si Rowling n'avait pas soumis ses romans au sortilège de l'Imperium...

En effet, j'ai été, pendant les vacances, prise d'une envie irrépressible de m'enquiller les sept volumes de cette saga que j'avais lu par le passé, mais de manière décousue. Alors, ça fait quoi de se replonger dans l'univers imaginé par J.K. Rowling en ayant quelques années de plus au compteur ?

Et bien il faut avouer que j'ai tout autant apprécié cette relecture que j'avais aimé ma première découverte. L'homme pourra vous confirmer que je ne fut pas bien bavarde pendant cette période, et que j'ai souvent préféré retrouver le trio de Poudlard plutôt que je sortir le nez de la maison. Ceci dit, ma parenté confirmera aussi que l'effet est donc le même qu'il y a 10 ans : impossible déjà de me faire lâcher un tome quand je m'y plongeais !

Il faut dire que l'auteur a réussi à créer un univers fantastique qui reste ancré dans la réalité, permettant à mon imagination de s'envoler et, pourquoi pas, de voir dans certains phénomène la marque du monde des sorciers qui vivent parmi nous ! Plus sérieusement, cette saga qui suit un enfant au destin extraordinaire au cours d'une période phare de sa vie (l'adolescence) met en avant bien des valeurs comme le courage, la détermination, la loyauté ou encore l'amitié. Ceci étant, le jeune Harry n'est pas qu'un enfant de choeur, puisqu'il est souvent le premier à envisager de transgresser les règles de l'école. Il faut compter sur la sage Hermione pour tenter de le raisonner, parfois sans succès, en attendant que l'un des ses ennemis le repère et lui fasse passer un mauvais quart d'heure, à moins que ses protecteurs ne décident de fermer une fois de plus les yeux...

Je ne rentrerai pas dans l'analyse métaphorique de l'oeuvre, largement inspirée du conflit pendant la seconde guerre mondiale (les sang-purs, les initiales de Salazar Serpentard ou encore la résistance souterraine qui se met en place), mais je soulignerai que bien qu'il s'agisse d'une oeuvre classée en jeunesse, je trouve que l'ambiance bascule largement à partir du quatrième tome. Les trois premiers sont sympathiques, peuvent peut-être faire frissonner quelques jeunes lecteurs sensibles, mais à partir du cinquième combat et violence prennent le dessus : le noir et la mort planent au-dessus des personnages... L'idée de Rowling de proposer pour chacun des âges d'Harry une histoire qui convienne aux enfants de cet âge semble plutôt cohérente : si un enfant de 11 ans peut facilement découvrir le premier tome, je serai plus réservée sur le fait de lui mettre dans les mains le dernier tome...

Saga incontournable, Harry Potter a largement trouvé sa place dans le monde littéraire, satisfaisant enfants et adultes !

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lundi 31 août 2015

La pluie, avant qu'elle tombe - Jonathan Coe

La pluie, avant qu'elle tombeRosamund vient de mourir. Son testament ? Des cassettes enregistrée pour une certaine Imogen que Gill, sa nièce, a la charge de retrouver. A défaut, elle aura le droit de découvrir cet étrange héritage.

Est-il encore nécessaire de souligner le talent de Jonathan Coe ? Possible, car je pense que parmi vous, certains sont encore passés à travers les mailles du filet littéraire de ce conteur britannique fort talentueux. Lu en quelques heures, La pluie, avant qu'elle tombe révèle une fois de plus un grand talent narratif de cet auteur, tant pour la construction de son intrigue que dans sa maîtrise de la description.

Car le roman aurait pu être un pensum indigeste si Jonathan Coe n'avait pas su faire vivre les photos qui servent de base au récit de Rosamund. Des photos qui représentent différentes étapes de sa vie, et de celle de la dite Imogen, des photos qui sont décrites les unes après les autres, prétexte pour la vieille dame à faire ressurgir ses souvenirs personnels et historiques... Or, Coe réussit à ce que ces images prennent forme devant les yeux du lecteurs. Nous aussi, nous tenons dans notre main les rectangle de papier qui retracent une vie...

Côté intrigue, rien à redire. Jonathan Coe fait se croiser l'histoire de Rosamund et celle de Gill. Peu à peu, les secrets se dessinent et vont peu à peu sortir de l'ombre, se révéler à l'oeil du lecteur. On se laisse porter par ce roman fort où l'intime et l'Histoire se mêlent pour raconter des femmes marquées par l'amour (ou l'absence d'amour) maternel.

Texte © Miss Alfie 2015. 
Édition présentée : La pluie, avant qu'elle tombe, Jonathan Coe, traduit de l'angaispar Serge Chauvin et Jamila Ouahmane Chauvin, Éditions Gallimard, Collection Folio, 2010, 272 pages.

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dimanche 30 août 2015

Haricots verts à l'étouffée

Cette technique de cuisson des haricots verts, je la dois à belle-maman. Oui, belle-maman, si tu passes par là, tout ça, c'est grâce à toi ! Il faut dire qu'avant, j'appliquais la méthode à l'ancienne : cuisson vapeur puis passage à la poêle. Soit c'était de la bouillie, soit c'était trop croquant ! Maintenant, il suffit que je m'y prenne un peu à l'avance, mais j'ai toujours des haricots cuits à points !

Pour cette recette, prévoir :

  • des haricots verts frais et équeutés, ou surgelés quand l'envie vous prend en plein hiver
  • des lardons
  • quelques champignons de paris
  • de l'ail
  • du persil
  • du vin blanc

Dans une cocotte, faire revenir les lardons avec l'ail et un peu d'huile.

Ajouter les haricots, bien mélanger, saler et poivrer.

Verser un verre de vin blanc.

Laisser mijoter à feu doux à couvert pendant 2 bonnes heures. Il faut parfois un peu plus de cuisson selon la qualité des haricots, le mieux reste de goûter pour stopper juste au bon moment !

Haricots verts à l'étouffée

Bon appétit !

Texte et photo © Miss Alfie 2015.

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vendredi 28 août 2015

Les Suprêmes - Edward Kelsey Moore

Les suprêmesElles sont trois. Trois amies rencontrées au lycée, trois femmes désormais mariée, mère, et quinquagénaires. Chaque dimanche, les trois couples se retrouvent Chez Earl. Entre rires et larmes, elles sont inséparables...

Voilà une excellente découverte de cet été. Je n'irai pas par quatre chemins : j'ai adoré Odette, Clarice et Barbara Jean, leur complicité et leur amitié racontée avec beaucoup d'humour et de sensibilité.

Dans ce roman qui nous plonge dans la communauté noire, des années 60-70 aux années 2000, Edward Kelsey Moore croque la vie quotidienne, les malheurs et les bonheurs, les frustrations et les espoirs d'hommes et de femmes. Il raconte les trois Suprêmes, ces amies inséparables qui semblent tout savoir les unes des autres sans se parler, mais aussi la société d'alors. On se trouve du côté des noirs dans la ville. On découvre aussi le communautarisme et le racisme à l'encontre des blancs : s'ils sont victimes de ségrégation de la part de leurs congénères à la peau pâle, la réaction à l'embauche d'un blanc dans le café Chez Earl suffit à démontrer que les barrières culturels exist(ai)ent des deux côtés. Sans parler de la difficulté d'envisager un couple mixte même lorsque les mariages entre noirs et blancs ne sont plus interdits...

D'un chapitre à l'autre, l'auteur nous entraîne à la suite de l'une ou l'autre des Suprêmes. De Clarice et ses principes bourgeois à Barbara Jean et ses robes provocantes en passant par Odette qui parle aux fantômes qui l'accompagne, le lecteur ne s'ennuie pas, oscillant entre humour et émotion. Plusieurs fois, j'ai eu envie de poser le livre entre deux chapitres, histoire de savourer l'histoire, de m'imprégnier de l'épisode qu'il raconte avant de poursuivre mon voyage dans le temps.

Parfois burlesque, toujours juste, Les Suprêmes est un beau roman sur la force de l'amitié qui nous embarque dans une époque en partie révolue, mais pas si lointaine que ça. Une excellente surprise !

Texte © Miss Alfie 2015. 
Édition présentée : Les Suprêmes, Edward Kelsey Moore, traduit de l'angais (Etats-Unis) par Cloé Tralci, Philippe Aronson et Emmanuelle Aronson, Éditions Actes sud, Collection Babel, 2015, 416 pages.

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