Miss Alfie, croqueuse de livres... & Compagnie !

Carrousel
dimanche 19 novembre 2017

Soupe de butternut aux épices grillées

L'hiver, le froid, la pluie, mais la douceur des soupes à base de courge ! Cette semaine, je vous propose une recette de soupe à base de courge butternut et de sel aux épices grillées. Je n'ai pas pour habitude de faire de la promotion pour des produits alimentaires, mais pour cette recette, j'ai utilisé de la fleur de sel aux épices grillées de chez Terre exotique. Cette marque propose différents mélanges d'épices et de sel et se trouve dans de nombreuses boutiques.

Pour deux litres de soupe :

  • 1 courge butternut
  • 2 pommes de terre
  • 1 grosse échalote
  • 1 cuillère à café de fleur de sel aux épices grillées
  • du poivre

Eplucher et couper en morceaux la courge, les pommes de terre et l'échalote.

Mettre les légumes avec le poivre et le sel dans une cocotte minute. Couvrir d'eau.

Fermer la cocotte minute et faire cuire 20 minutes à partir du sifflement.

Une fois la cuisson terminée, mixer le tout et adapter la quantité d'eau en fonction de la consistance souhaitée.

Soupe de courge

Bon appétit !

Texte et photo © Miss Alfie 2017.

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jeudi 16 novembre 2017

La salle de bal - Anna Hope

La salle de bal

Ella Fray est fileuse. Mais un jour, elle casse un carreau et est envoyée à l'asile de Sharston. John Mulligna est Irlandais. Après la mort de sa fille et le départ de son épouse, il va errer à travers l'Irlande jusqu'à rejoidnre l'Angleterre et être accueilli à Sharston, au pavillon des chroniques. Charles Fuller est médecin à Sharston, mais aussi chef d'orchestre : tous les vendredis soirs, un bal est organisé, seule occasion pour les hommes et les femmes de cet asile de se croiser.

La salle de bal est le second roman de Anna Hope traduit en français, mais le premier que je lis d'elle. Dans ce récit, l'auteure nous plonge dans le quotidien d'un hospice au Royaume-Uni au début du 20e siècle, où indigents et faibles d'esprits sont regroupés au titre de leur prétendue folie. Sans surprise, on découvre un univers violent, sordide, dur, où la prise en charge du patient et son respect sont de vains mots, où la norme bourgeoise l'emporte sur la nécessité de comprendre l'autre.

Pour raconter ce quotidien, Anna Hope s'intéresse à trois personnages principaux, quatre avec celui de Clemency Church : si elle n'est pas au coeur des chapitres, sa présence aux côtés d'Ella dans le pavillon des femmes joue un rôle important, et son personnage est le reflet d'une époque où les jeunes filles qui s'opposaient à leur famille étaient considérées comme folles et internées. Ella et John, quant à eux, sont deux personnes issues de la classe populaire, ouvrière ou paysanne, deux être un peu perdus mais animés par un désir de liberté difficile à exprimer dans cette univers quasiment carcéral. Enfin, dernière figure essentiel, Charles Fuller le médecin se révèle intéressant et complexe, avide de modernité et convaincu du bien-fondé des thèses eugénistes visant à réguler les naissances, notamment soutenues par un certain Winston Churchill... Sur ce point, on peut souligner l'impact du roman d'Anna Hope pour mettre en lumière les réflexions sur la stérilisation forcée des indigents qui se sont développées à cette époque au Royaume-Uni.

Au fil des chapitres, une danse étrange se met en place entre les personnages, une danse que les sentiment règlement bien plus que les conceptions et théories de Fuller, pour guider leurs pas vers une histoire d'amour touchante et émouvante, portée par un contexte historique très intéressant.

Texte © Miss Alfie 2017.
Couverture : La salle de bal, Anna Hope, traduit de l'anglais par Elodie Leplat, éditions Gallimard, 2017, 400 pages.

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lundi 13 novembre 2017

Légende d'un dormeur éveillé - Gaëlle Nohant

Légende d'un dormeur éveilléEn 1928, Robert Desnos rentre de Cuba. A Paris, il retrouve la troupe des surréalistes sous l'égide d'Andre Breton. Rapidement, il fait la connaissance du peintre japonais Foujita et de son épouse, Youki. Dans le Paris de l'entre-deux-guerres, il profite de l'insouciance pour écrire, mais s'inquiète de la montée des fascismes.

Après La part des flammes, voilà le deuxième roman de Gaëlle Nohant dans lequel je me plonge. Ce nouveau livre est sorti après deux années de recherches et de travail aux côtés de Robert Desnos. De ce poète, j'avoue que je ne connaissais que deux poèmes : "J'ai tant rêvé de toi" et "Une fourmi de dix-huit mètres". S'agissant du second, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir que ce poème proche de la comptine, découvert dans un cahier de vacances pendant mon enfance, faisait ni plus ni moins référence aux trains de la mort diligentés par les nazis...

Car, au-delà du poète, Robert Desnos était aussi et peut-être surtout un homme engagé, croyant à ses idéaux, et un homme amoureux. Amoureux tout d'abord d'une chanteuse qui le repoussera et lui inspirera le premier poème que je vous ai cité, puis de Youki, insaisissable mais qui démontrera dans les derniers mois de la vie de Desnos combien elle pouvait l'aimer.

Dans ce roman très dense qui fait revivre Desnos, mais aussi une foule d'artistes de son époque, d'André Breton à Picasso en passant par Prévert notamment, Gaëlle Nohant redonne vie à un homme de courage et de conviction, un homme qui racontait la vie avec des métaphores et des images. Si certains passages pèchent par leur longueur, on perçoit que l'âme du poète a enveloppé complètement Gaëlle Nohant, jusqu'à imprimer à son écriture un air de poésie... Un roman qui invite à (re)lire une oeuvre égrainée dans le roman de Gaëlle Nohant, invitation à la découverte et clés de compréhension de textes relativement récents et pourtant déjà considérés comme des classiques.

Texte © Miss Alfie 2017.
Couverture : Légende d'un dormeur éveillé, Gaëlle Nohant, éditions Héloïse d'Ormesson, 2017, 544 pages.

dimanche 12 novembre 2017

Épaule d'agneau à l'ail et au romarin

Le problème, quand je vais acheter ma viande à la boutique des producteurs locaux, c'est que tout fait envie. Et cette fois, j'ai craqué pour une belle épaule d'agneau désossée. Bien volumineuse pour deux, elle m'a permis de faire plusieurs repas à deux pour un coût de revient de 3€ de viande par repas et par personne. 

Pour 6 personnes :

  • Une épaule d'agneau désossée (entre 1 kilo et 1,2 kilos)
  • 3 à 4 gousses d'ail
  • Du romarin frais
  • De l'huile d'olive
  • Sel, poivre

Préchauffer le four à 180°.

Étaler l'épaule d'agneau et la farcir avec les gousses d'ail finement émincées et des branches de romarin. Saler et poivrer.

Refermer l'épaule et la ficeler.

Masser la viande avec de l'huile d'olive et la déposer dans un plat à four. Saler, poivrer et ajouter du romarin sur le dessus.

Enfourner pendant 30 à 45 minutes.

Pour une cuisson rosée à coeur, n'hésitez pas à utiliser une sonde de cuisson et à la régler sur 65°. Lorsque la température à coeur est atteinte, il ne reste plus qu'à déguster avec une bonne ratatouille, des pommes de terres roties ou une bonne purée selon la saison !

Agneau au romarin

 

Bon appétit !

Texte et photo © Miss Alfie 2017.

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vendredi 10 novembre 2017

Trois amies - Judy Blume

Trois amies

Stéphanie et Rachel sont amies depuis l'école primaire. Elles rencontrent Alison en même temps qu'elles font leur entrée au collège. Rapidement, un trio se forme tandis que Stéphanie tente de préserver les apparences face à ses amies.

Autant vous le dire tout de suite, si vous avez vu une fille hystérique sur le stand de L'école des loisirs au salon du livre de Paris cette année, c'était probablement moi qui venait de mettre la main sur ce bouquin. Il faut dire que la première fois que j'ai du le lire, j'avais à peu près l'âge des héroïnes, à savoir 12-13 ans... Et pendant toutes les années où je suis allée à la bibliothèque du bout de la rue de ma maison d'enfance, je me souviens l'avoir emprunté plus d'une fois, tout comme sa suite, Tiens bon, Rachel !Trois amies est raconté par la première fille du trio, Stéphanie, tandis que le second s'intéresse à la parfaite Rachel... Et comme à ma connaissance, il n'existe pas (ou du moins il n'existait pas à l'époque traduit en français) de suite mettant en scène Alison, je dois vous confesser un secret : à plusieurs reprises, sur la machine à écrire de mon père (oui, je vous parle d'un temps avant l'ordinateur...), j'ai rêvé d'écrire le roman d'Alison, ne dépassant jamais le premier chapitre ceci dit !

Toujours est-il que retrouver ce titre et m'y replonger m'a fait un énorme plaisir, comme si je retrouvais de vieilles copines et que nous passions notre après-midi à nous raconter nos souvenirs d'enfance... Relire ces ouvrages qui ont marqué notre enfance avec un oeil adulte est toujours intéressant. Quand je l'ai fait avec Roald Dahl, j'ai ainsi pu me rendre compte combien la violence peut nous laisser insensible quand on est enfant et qu'on ne réalise pas ses conséquences. Avec Judy Blume, c'est différent... Certains passages peuvent paraître niais, marqués par l'idéologie puritaine américaine, mais dans l'ensemble, Judy Blume réussit à parler assez justement des problèmes de la pré-adolescence et de l'adolescence.

Sans rentrer dans les détails, elle évoque la question de l'identité, l'amitié, les premiers amours, la confiance dans ses parents et ce qui peut se vivre comme une trahison, les contestations, les colères larvées qu'on reporte sur les autres ou sur la nourriture, la découverte d'un corps qui change, des règles... A travers l'histoire de ces trois jeunes filles, Judy Blume raconte l'histoire de toutes les adolescentes, le tout sans excès. Elle met en scène une Stéphanie optimiste et crédule, enfantine en quelque sorte, qui va basculer dans la réalité du monde des adultes, s'y débattre, ne plus trop savoir où est sa place... Des situations plus que réalistes si mes souvenirs de cette époque sont bons !...

D'aucuns trouveront sans doute à redire. L'histoire se passe aux Etats-Unis à la fin des années 1980. Autre temps, autre lieu, autres moeurs probablement. Mais Trois amies est ma madeline de Proust, l'une de ces lectures qui m'ont finalement marquée plus que je ne le croyais, et dont la relecture m'a permis de me rendre compte combien ces trois adolescentes m'ont accompagnée depuis leur rencontre...

Texte © Miss Alfie 2017.
Couverture : Trois amies, Judy Blume, traduit de l'anglais (USA) par Raphaëlle Desplechin, éditions L'école des loisirs, collection Médium, 2010, 279 pages.

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