Miss Alfie, croqueuse de livres... & Compagnie !

Carrousel
vendredi 31 juillet 2015

Batman, les nouvelles aventures - Auteurs divers

BLNA_COUVTu vois Batman ? Tu te souviens de la série animée ? Parfait, voilà le comics inspiré de la série animée.

Niveau pitch, je pouvais pas faire plus simple. D'un autre côté, il faut me comprendre, ça fait une éternité que je n'avais pas rédigé une chronique sur le blog. Forcément, la patronne me regardais d'un oeil sombre, plus sombre que la cape de Batman, c'est te dire si j'étais dans un sale pétrin. Du coup, bon, ben voilà, pour le pitch, je fais simple. Et puis bon, je n'avais pas grand chose à rajouter. D'autre part, j'étais un peu tenu de faire cette chronique dans la mesure où ce livre m'a été cordialement offert par Babelio dans le cadre de son opération récurrente Masse Critique. Du coup, critique, je vais l'être.

Oh, attention, que les fines bouches se rassurent, je ne vais non plus massacrer cet ouvrage dont l'intérêt, certes limité, existe quand même. Plusieurs petites choses intéressantes dans cet ouvrage. A chaque début de chapitre, une petite fiche descriptive des principaux personnages de la série, tant les méchants que les gentils (même si on regrettera plusieurs appoximations, par exemple sur Robin ou Batgirl qui ne sont les avatars pas que de Tim Drake ou Barbara Gordon). Du moins le sont-ils dans la série animée alors soit. Ceci dit, ces petites fiches simples permettent à quelqu'un qui ne connaît pas la série de raccrocher les wagons et connaître les bases.

En revanche, le contenu des histoires est clairement très léger. L'ouvrage est découpé en deux histoires principales découpées en plusieurs chapitres entre lesquels s'intercalent des mini-histoires sans lien ou presque. De fait, les chapitres sont très (trop ?) courts et les mini-histoires sont limite expédiées. On reste donc sur sa faim de voir des scénarios pas assez approfondis. Le dessin est quant à lui fidèle à la deuxième version de la série animée, plus sombre que la première. Pas de surprise donc mais ça reste très agréable.

Je ne suis donc clairement pas la cible de l'ouvrage mais ce n'est pas impossible de néanmoins le recommander. Il s'adresse sans doute à un public plus jeune qui ne connaît pas ou peu l'univers Batman afin de créer une passerelle vers des ouvrages plus intéressants et mieux construits.

Texte © Alfie's mec, 2015.
Couverture : Batman, les nouvelles aventures, Auteurs divers, Éditions Urban Comics, 2015.

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mercredi 29 juillet 2015

Un été sans les hommes - Siri Hustvedt

Un été sans les hommesPoétesse de son état, Mia quitte sa maison pour se rapprocher de sa mère le temps d'un été, et fuir Boris, son compagnon, qui vient de lui annoncer avoir une liaison. Elle en profite pour animer un cours de poésie où se retrouve une poignée d'adolescentes.

Plantons d'office le décor : cela faisait bien longtemps que je n'avais pas abandonné un livre en cours de route, mais c'est la mésaventure que j'ai eu avec ce roman américain que j'abordais avec intérêt puisqu'il était depuis un bout de temps dans ma PAL et qu'il y était entré avec beaucoup d'espérance. Oui, mais faire attendre un livre trop longtemps, c'est prendre le risque d'être passé à autre chose, à un autre univers, recherche d'autres émotions et sensations de lecture que celles qu'on pensait y trouver initialement, et passer à côté d'un roman. Ceci dit, j'avais quand même envie de vous parler de ce roman, histoire que ceux qui auraient envie de le tenter soit un peu prévenu de la déconvenue que j'ai ressenti à la lecture et de nuancer certaines chroniques extrêmement positives (comme Le Monde qui parle de "roman subtil et enjoué", je pense qu'ils ont fumé...).

Soyons honnête, le style n'a rien de mauvais. On est dans une écriture de qualité, une romancière américaine contemporaine qui met en scène dans une espèce de mise en abîme une autre écrivain, poétesse celle-là, dont elle parsème son récit d'extraits de cette production imaginaire. Sauf que déjà, là, ça va mal : la poésie, j'aime assez, mais la poésie classique, format sonnet avec des rimes riches par exemple. Pas un espèce de truc contemporain perché basé sur l'écriture intuitive ou je ne sais quelle autre logique. Me voilà donc tentant de lire dans un sens et dans un autre ces brefs passages pour y trouver un sens justement avant de me décider à les zapper.

Ces digressions évitées, que raconte le coeur de l'intrigue ? Une femme à que son compagnon a avoué avoir une maîtresse, qui pète un plomb et a besoin de se reconstruire. Bon, soit. Alors allons-y doucement. Oui, enfin, pas trop doucement... Si ? Bon. Alors certes, j'exagère, il y a un peu d'action, comme la copine de la mère de la narratrice qui se casse la figure et craint d'aller à l'hôpital. Suspense... C'est sur qu'après Stephen King, ça change !... Il y a bien l'autre copine de la maman, la petite vieille qui brode des scènes de cul dans la doublure de ses couvertures. Sauf que poursuivre le livre pour UN personnage, qui n'est même pas le personnage principal, ça fait juste quand le reste ne nous retient pas...

Parce que non, la narratrice n'a pas non plus réussi à capter mon intérêt. Mon empathie pour elle semble s'être évaporée au fil des pages, à mesure qu'elle dénigrait les hommes et les rassemblait dans un pot commun de genre masculin inconséquent et irréfléchi. Alors que, elle, quand même, était la stabilité, la raison incarnée, qu'avec Boris elle a fait tout pour qu'il réussisse sa carrière (Boris qui entre nous soit dit semble surtout aux petits soins de madame qui reste pépère à la maison attendre que l'inspiration de la poétesse qu'elle est descende jusqu'à sa main et trace sur le papier des mots...). Bref, une espère de procès en règle des hommes sans que ces derniers puissent se défendre puisque les deux dont on parle au début (je me suis arrêtée à peu près à la moitié de l'histoire) sont Boris, son ex-compagnon, et le mari de la voisine qui n'est pas non plus décrit sous un jour avantageux... Le tout servi par une plume peut-être de qualité, mais qui vire vite à l'hautain...

Bref, tout ça pour vous dire que ça m'apprendra et que ça va m'inciter à faire un peu de ménage dans ma PAL : un livre qui attend trop longtemps son tour est un livre perdu !

Texte © Miss Alfie 2015. 
Édition présentée : Un été sans les hommes, Siri Hustvedt, traduit de l'angais (Etats-Unis) par Christine Leboeuf, Éditions Actes sud, Collection Babel, 2013, 213 pages.

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lundi 27 juillet 2015

Ce soir, je vais tuer l'assassin de mon fils - Jacques Expert

CSJVTLADMF_COUVLe fils d'Antonio Rodriguez meurt renversé par une voiture. L'enquête de police piétine. Malgré tout, Antonio trouve l'identité du conducteur qui a renversé son fils. Entre temps, il aura promis à sa femme de se faire vengeance et de tuer l'assasin de son fils.

Jacques Expert, c'est le très bon Adieu et le un peu moins bon mais pas mal quand même Qui ?. Du coup, quand une amie me prête un de ses premiers ouvrages, je me dis que je vais passer un bon moment. Et je ne manque pas de le faire dédicacer pour la copine par Jacques Expert croisé une nouvelle fois à Lyon, aux Quais du Polar. Mais la question demeure, est-ce que j'ai passé un bon moment ? Hem, c'est un peu plus compliqué que ça...

Déjà, voilà un ouvrage qui se lit vite. Soyons francs, ce n'est pas de la grande littérature avec des grandes envolées lyriques mais ça reste correct. L'histoire est découpée en chapitres racontés du point de vue des différents personnages : Antonio, son épouse, le cadre de l'entreprise et son épouse. Du coup, le style de narration s'adapte à chaque personnage. Premier écueil, les personnages un peu caricaturaux. Les femmes sont un peu soumises-mais-en-fait-non-tu-vas-voir, le cadre est méprisant avec ses collègues et pas-raciste-mais, les policiers ont un peu nazes, etc.

Mais le cliché le plus détestable et qui crée quand même un petit malaise, c'est faire d'un futur assassin un héros et de le mettre sur un piedestal. T'as vu le gars ? Son gamin est mort dans un accident et ben en fait, on n'a qu'à dire que c'est un assassinat (ce qui est passablement PAS DU TOUT la même chose qu'un accident) et il va se faire justice lui-même, c'est bien, hein ? Bah non, pardon mais cette idée ne me plaît pas. Je sais que la moitié des Français sont prêt à ressortir à la Veuve au moindre fait divers (sondage réalisé par mes soins sur un échantillon non représentatif) mais de là à en faire un livre sans contrepoints, je suis assez perplexe. On me rétorquera qu'il s'agit d'un parti-pris de l'auteur et je répondrai que tout parti-pris a le droit d'être pondéré et mesuré.

Le scénario présente également deux trois petites faiblesses avec des résolutions de problèmes ou d'interrogations un peu rapides pour lesquelles on se demande "ah mais comment ?" mais ça reste anecdotique. Globalement, si cet ouvrage se lit vite, que le sujet de base pouvait être intéressant, son traitement est foutrement désagrable et presque odieux. A réserver pour un public averti qui hochera la tête en faisant "ah mais, j'hallucine, t'as vu le gars, ben, il l'a bien mérité..."

Texte © Alfie's mec, 2015.
Couverture : Ce soir, je vais tuer l'assassin de mon fils, Jacques Expert, Éditions Le Livre de Poche, 2011.

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dimanche 26 juillet 2015

Clafoutis à la ratatouille et à la saucisse de Morteau

Il y a quelques semaines, je vous ai présenté une recette de clafoutis aux asperges. Cette semaine, on s'attaque (une fois encore) aux restes de ratatouille avec une préparation qui se servira plutôt froide, soit en plat avec une salade, soit tout simplement coupé en morceaux pour l'apéritif.

Pour cette recette, prévoir :

  • 250 à 300 grammes de ratatouille égouttée
  • 1/2 saucisse de Morteau cuite et froide.
  • 3 oeufs
  • 20 centilitres de lait
  • 130 grammes de farine

Préchauffer le four à 180°.

Dans un saladier, mélanger les oeufs avec le lait et la farine.

Ajouter la ratatouille préalablement égouttée pour en enlever le surplus d'eau.

Couper la saucisse en cubes. Ajouter à la préparation et bien mélanger.

Verser dans des ramequins individuels ou dans un grand plat à cake.

Compter 1 heure de cuisson en grand, 45 minutes pour des plats individuels.

Clafoutis ratatouille Morteau

Bon appétit !

Texte et photo © Miss Alfie 2015.

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vendredi 24 juillet 2015

Anges déchus - Gunnar Staalesen

Anges déchusAlors que Varg veum se rend aux obsèques d'un ancien camarade de classe, il y retrouve un ancien voisin, copain d'enfance. Avec trois autres camarades, Jakob participait alors à un groupe de rock, subitement dissous en 1975. Après la mort d'un troisième membre du groupe, Veum commence à se demander si les deux premiers décès étaient vraiment naturels et si le quatrième larron ne risquerait pas quelque chose.

Après ma lecture de l'intégrale du Roman de Bergen, j'avais envie de revenir aux écrits policiers de Gunnar Staalesen. J'en avais déjà lu deux par le passé, mais je n'avais pas senti la petite étincelle qui m'aurait donné envie de continuer la série des enquêtes de l'ancien travailleur social reconverti en détective privé Varg Veum. Mais puisque l'auteur était au salon Quais du polar cette année à Lyon, j'en ai profité et lui ai demandé de me conseiller l'un des opus de la série pour que je redonne une chance à ce privé norvégien.

Ma lecture achevée, je suis au regret de dire que non, je crois que là, y a un truc qui prend pas avec Staalesen en romancier de polar... Au début, j'ai pensé que cela provenait de l'implication de Varg Veum dans l'enquête. Mais non, je crois qu'il y a autre chose. Comme la lenteur de l'histoire. Le temps passé à digresser, à parler de choses sans rapport et sans intérêt pour l'enquête, à décrire Bergen et la Norvège, à faire croire au lecteur que ça y est, ça va démarrer, alors que non...

Parce que Gunnar Staalesen est un petit malin, qui lâche une paire d'indices, une révélation fracassante, et repart éplucher ses petits pois en réfléchissant à l'évolution de Bergen depuis le début du siècle. Pendant que moi, je trépignais sur mon balcon pour savoir ce qu'allait donner cette nouvelle incroyable ! (Tout en ayant, en plus je l'avoue, découvert à peu près le fin mot de l'histoire avant le début des révélations fracassantes...)

Bref, tout ça pour dire que si Staalesen a livré un portrait de sa ville passionnant en six tomes, je préfère conserver ce souvenir plutôt que de m'acharner à tenter d'accrocher à des polars qui définitivement ne sont pas mon genre !

Texte © Miss Alfie 2015. 
Édition présentée : Anges déchus, Gunnar Staalesen, traduit du norvégien par Alexis Fouillet et Élisabeth Tangen, Éditions Gallimard, collection Folio policier, 2008, 448 pages.

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