Miss Alfie, croqueuse de livres... & Compagnie !

Carrousel
dimanche 24 mai 2015

Flan de courgettes au jambon blanc

Dans la famille des plats pratiques qu'on peut faire à l'avance et qui font un dîner léger avec une salade verte, je demande les flans de légumes ! Aujourd'hui, je vous propose une recette qui, je vous l'accorde, n'est pas encore totalement de saison, mais qui mettra malgré tout quelques saveurs estivales dans votre assiette !

Pour cette recette, prévoir :

  • 2 courgettes
  • 4 tranches de jambon blanc
  • 4 oeufs
  • 3 cuillères à soupe de Maïzena
  • 20 cl de lait
  • de la ciboulette (fraîche de préférence), sel, poivre

Préchauffer le four à 180°.

Éplucher et couper en petits morceaux les courgettes.
Les faire revenir à la poêle avec un peu d'huile d'olive pour qu'elles cuisent et dégorgent.

Dans un saladier, mélanger les oeufs, le lait et la Maïzena.
Ajouter le jambon coupé en morceaux, la ciboulette et l'assaisonnement.

Une fois les courgettes cuites et égouttées, les ajouter au mélange.

Verser dans un moule à cake ou dans des ramequins individuels.

Faire cuire 50 minutes (35 minutes pour des flans individuels).

Servir de préférence froid.

Flan de courgettes et jambon blanc

Bon appétit !

Texte et photo © Miss Alfie 2015.

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vendredi 22 mai 2015

Toute la lumière que nous ne pouvons voir - Anthony Doerr

Toute la lumière que nous ne pouvons voirMarie-Laure est devenue aveugle à l'âge de six ans. Elle vit avec son père, serrurier au musée d'histoire naturelle de Paris. En 1940, ils doivent fuir Paris, avec un bagage un peu particulier. Werner est orphelin. Petit génie de la radio, il a l'opportunité d'entrer dans l'une des école d'élite du Reich. Il intègre bientôt l'armée pour tenter d'intercepter les transmissions des résistants. D'un bout à l'autre de la zone de conflit, leurs destins finiront par se croiser à l'ombre des remparts de Saint-Malo...

Attention, coup de coeur ! Oui, je n'y vais pas par quatre chemins : coup de coeur pour ce roman primé aux Etats-Unis (le Pulitzer, ce n'est pas rien quand même) qui m'a permis de découvrir une face de l'histoire de Saint-Malo que je ne connaissais pas malgré les innombrables heures et journées que j'ai pu passer dans cette ville ! Je reconnais toutefois que si j'ai autant aimé ce livre, c'est qu'il parle d'une ville dont j'ai de multiples fois arpenté les rues... Mais un Américain qui vient raconter l'histoire du bombardement de Saint-Malo, ça donne quoi ?

Pour commencer, ça donne des chapitre très courts, parfois une demi-page, maximum quatre ou cinq, au cours desquels le lecteur suit alternativement Marie-Laure et Werner. Ainsi qu'un troisième personnage, quasiment anecdotique, mais au rôle essentiel puisqu'il cherche la trace du "bagage un peu particulier" que transportera le père de Maire-Laure. Qu'est-ce donc ? Je vous laisserai le découvrir, l'objet ayant un intérêt à la fois réel et limité. Réel, car il crée une intensité dramatique au fil de l'histoire, limité car c'est avant tout l'histoire croisée de Marie-Laure et Werner que le lecteur découvre. Ainsi que déjà dit, les chapitres sont très courts, ne laissant guère le temps au lecteur de s'attacher à l'un ou à l'autre des personnages. Entre la Française et l'Allemand, le coeur ne bascule pas : ils passent devant nos yeux, fuient quand on pense les avoir rencontré... Et au final... Au final, aucun attachement prépondérant à l'un ou à l'autre. Les deux deviennent des parts entières de l'histoires, des personnages auxquels on finit par s'attacher, et sacrément.

Car Toute la lumière que nous ne pouvons voir est rempli d'humanité, de paradoxes et d'ambiguité. Le lecteur y suit Werner, enfant qui va être embrigadé, qui va subir, comme l'ensemble de ses compatriotes de l'époque, le lavage de cerveau à la Hitler, mais qui fera émerger une pensée parfois distincte, encore marquée par la conscience, peut-être grâce à Jutta, sa petite soeur avec laquelle il écoutait un monsieur français parler de sciences à la radio dans son enfance. Face à lui, Marie-Laure, jeune fille aveugle, qui réussit à se débrouiller grâce à son entourage, de son père, sorte d'inventeur fou de serrures, à Etienne, le grand-oncle traumatisé par la guerre qui ne sait si les actions entreprises par sa gouvernante sont vraiment pertinentes... Jusqu'au jour où il ressortira son vieux poste de radio...

Je n'en dirai pas plus, même si j'ai bien peur d'en avoir déjà trop dit. Avec des allers et retour dans le temps et entre les personnages récurrents, rapides mais construit, Anthony Doerr raconte l'histoire d'un monde en mouvement, d'un monde qui se voulait séparé entre le bien et le mal, mais au coeur duquel le manichéisme est beaucoup plus compliqué à deviner. Dévoré en moins de deux jours, ce roman américain met en lumière une époque déjà largement racontée dans la littérature, mais avec des thématiques, des personnages et des villes qui offre à l'ensemble une originalité réelle.

De chaleureux remerciement aux éditions Albin Michel grâce à qui j'ai encore une fois passé un fantastique moment !

Texte © Miss Alfie 2015. 
Édition présentée : Toute la lumière que nous ne pouvons voir, Anthony Doerr, traduit de l'anglais (américain) par Valérie Malfoy, Éditions Albin Michel, collection Les Grandes traductions, 2015, 624 pages.

mercredi 20 mai 2015

L'Or et le Sang - Bedouel, Merwan, Defrance, Nury

LOELS_COUVLéon Matilo est corse et engagé dans l'armée française pendant la première guerre mondiale. Lors d'une bataille, il se retrouve dans un trou d'obus avec son lieutenant, Calixte de Pampréand et un soldat marocain, Ahmed. Marqués par la guerre, ils font un serment de partir à l'aventure une fois la guerre finie. Sauf que tout ne se passera pas comme prévu et qu'ils vont se retrouver entre soldats du Rif et Français et Espagnols qui se disputent le protectorat.

Voilà une série qui s'est terminée en fin d'année 2014 et que le dealer n'avait cessé de me recommander mais dans laquelle j'étais un peu réticent à plonger mais j'y reviendrai plus tard. Et, les imbéciles étant les seuls à ne pas changer d'avis, j'ai fini par tester, d'abord deux tomes, et puis les deux suivants quand je me suis rendu compte que l'histoire était foutrement prenante.

Parce que, il faut le dire, c'est particulièrement pénible, les scénaristes de talent. Ca ne déçoit jamais. Ou si peu qu'on ne s'en souvient pas ou plus. Le scénario est donc signé Maurin Defrance et Fabien Nury. Si le premier nom m'était inconnu, je connais bien, et vous aussi, fidèles lecteurs bienveillants (c'est pas pour vous faire plaisir, c'est pour ma maman qui trouve que je suis grossier dans mes chroniques) Fabien Nury. Il a commis plein de trucs merveilleux : un portrait en six tomes d'un immigré roumain pendant la deuxième guerre mondiale (un must-have), une histoire d'espionnage nerveuse (élu meilleure BD de l'année 2013 par moi-même) et deux one-shots sympas dont l'un est amené à connaître une suite. Bref, autant dire que je n'étais pas fondamentalement inquiet sur le scénario.

Hé ben, en fait, c'est encore mieux que ça. Voilà une excellente histoire d'aventures en quatre tomes qui mène les héros des tranchées de 14 au Rif marocain, le tout sur fond de politique coloniale et de revendications indépendantistes. Comme tout bon récit d'aventures, on a des gentils, des méchants, des traîtres, des héros en passe de se faire zigouiller sauf que non et plein de rebondissements qui font qu'il est difficile de lâcher les livres et de ne pas prendre le suivant une fois un tome terminé.

En fait, si j'étais un peu réticent à cette histoire, c'était à cause du dessin signé Fabien Bedouel et Merwan. Pour ne pas tourner autour du pot et ne pas y aller par quatre chemins, autant le dire vite et bien, parce que bon, vous savez, dire les choses directement est toujours mieux accueilli, le dessin, au début, je le trouvais moche. Pas très joli, un peu grossier, trop crayonné. Notez que je le pense toujours. Sauf que, une fois plongé dans l'histoire et c'est là la force du truc, on oublie le dessin et on se laisse porter par les aventures de Léon et Calixte.

Alors oui, si le dessin vous rebute un peu, si cette ligne claire un peu hésitante vous laisse un peu de marbre, passez outre et foncez. Foncez parce que vous ne serez pas déçu par cette histoire qui fonce à cent à l'heure. Foncez parce que le scénario extraordinaire dépasse le dessin ordinaire. Foncez parce que l'Or et le Sang est une vraie grande réussite du récit d'aventures en bande dessinée.

Texte © Alfie's mec, 2015.
Couverture : L'Or et le Sang, Maurin Defrance, Fabien Nury, Fabien Bedouel, Merwan, Éditions Glénat, 2014.

lundi 18 mai 2015

La bibliothèque des cœurs cabossés - Katarina Bivald

La bibliothèque des coeurs cabossés

Après avoir échangé pendant de longs mois, Sara et Amy décident de se rencontrer. La Suédoise doit venir passer deux mois à Brooken Wheel, petite ville de l'Iowa, où elle retrouvera Amy. Mais à son arrivée, Sara découvre une ville un peu moins féerique que l'image qu'elle s'en était fait. Et doit faire face à la mort de son amie. Qu'importe, Sara doit rester : ainsi en ont décidé les habitants de Brooken Wheel.

De temps en temps, c'est sympa de lire un livre léger, distrayant, divertissant. Mais de temps en temps seulement, sinon après on finit par perdre des neurones. Disons en tout cas que, me concernant, ce genre de lecture me laisse toujours sceptique... Et chroniquer de manière sceptique un roman qui a été encensée, que toutes les filles qui ont commenté ma photo sur Instagram ont aimé/adoré/trouvé trop mignon (rayez la mention inutile), c'est s'exposer à des commentaires outrés ! Mais j'assume, et je vais tenter de vous expliquer pourquoi, si j'ai passé un moment sympathique, La bibliothèque des coeurs cabossés restera au bord de la route de mon panthéon littéraire.

Commençons par Sara. La trentaine, célibataire, sans vraiment d'amis, Sara semble insipide, incolore, sans caractère si ce n'est celui d'être cul-cul la praline. Qu'elle s'évade dans les livres est une excellente qualité (je pense que tous les lecteurs le reconnaîtront), mais Sara semble incapable de descendre un bouquin, de dire que c'est pourri, moche, nul. Sara semble là pour faire plaisir. Et ça m'énerve, les personnages de roman qui veulent faire plaisir à tout bout de champs. Comme Anne dans Persuasion en fait !

Le rapprochement avec Jane Austen n'est pas anodin. Là où j'ai un peu commencé à grimacer (et je pense que je ne serai pas la seule), c'est quand l'auteur, par l'intermédiaire de Sara, classe la dite Jane Austen au même rang qu'Helen Fielding, au rayon "chick litt". Alors, comment dire... C'EST QUOI CE BORDEL ?!!! Comment peut-on envisager de comparer Austen et Fielding ?! Comment classer Nothanger Abbey au même plan que ces romans bourrés de grosses ficelles qui jonchent les rayonnages estivaux des librairies ?! Non, non et non ! Pas d'accord !

En revanche, j'aurai largement tendance à classer Bivald dans cette rubrique : fille un peu nunuche, copains gays, beau célibataire, et fin ultra prévisible... Et oui, tout ce que j'ai tendance à fuir... Mais au moins, cela confirme mon sentiment initial : ce type de roman, malgré son réel succès et le moment de lecture léger qu'il m'a fait passer, n'est définitivement pas fait pour moi désormais...

Texte © Miss Alfie 2015. 
Édition présentée : La bibliothèque des coeurs cabossés, Katarina Bivald, traduit du suédois par Carine Bruy, Editions Denoël, 2015, 496 pages.

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dimanche 17 mai 2015

Salade campagnarde aux fèves

Les fèves, c'est drôlement bon, mais ça peut vite être long à préparer à cause de leur double écossage... Pour réduire le temps de préparation des plats avec fèves, j'ai désormais opté pour le surgelé : c'est bien moins long et tout aussi bon !

Pour cette recette entre chaud et froid, prévoir :

  • Des fèves surgelées (je prévois une grosse poignée par personne)
  • Des lardons
  • Des champignons
  • Du comté
  • De la salade verte
  • Une sauce vinaigrette à votre goût

Plonger les fèves surgelées dans de l'eau bouillante salée pendant 2 minutes. Les égoutter et les refroidir à l'eau avant d'enlever les gousses blanches qui libéreront les fèves bien vertes !

Faire revenir dans une poêle les lardons avec les champignons.
(Si l'envie vous dit, vous pouvez même déglacer au vin blanc en fin de cuisson !)

Couper le comté en dé.

Préparer une salade verte.

Juste avant de servir, ajouter les fève à la poêle pour les faire revenir quelques instants.

Dans une assiette, disposer une belle couche de salade verte arrosée de vinaigrette.
Verser dessus le mélange lardons-champignons-fèves.
Décorer avec les dés de fromage.

Salade aux fèves

Bon appétit !

Texte et photo © Miss Alfie 2015.

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