Miss Alfie, croqueuse de livres... & Compagnie !

Carrousel
vendredi 19 septembre 2014

Une dernière danse - Victoria Hislop

une derniere dansePour fêter les 40 ans de son amie d'enfance, Sonia embarque avec Maggie à destination de Grenade. Le temps de quelques jours, les deux femmes vont prendre quelques cours de danse et découvrir l'histoire de la ville. Prise dans une relation conjugale de plus en plus délétère, Sonia se prend de passion pour l'histoire des Ramirez...

J'avais lu avec beaucoup de plaisir il y a quelques temps L'île des oubliés où Victoria Hislop nous emmenait à la découverte d'une famille crétoise marquée par l'histoire de la léproserie de Spinalonga. C'est donc avec beaucoup de curiosité que je me suis plongée dans le troisième roman de l'auteure traduit en français.

Une dernière danse reste dans le pourtour méditerranéen et nous emmène cette fois en Espagne. Victoria Hislop prend pour cadre historique la guerre d'Espagne qui ravagea et divisa profondément le pays dans les années 30. Pour mettre en scène cette saga familiale, nous rencontrons les Ramirez : Pedro et Concha tiennent un café fortement fréquenté, El Barril, et y élève leurs quatre enfants, Antonio, Ignacio, Emilio et Mercedes. Du moment où Sonia entre dans le café, 70 ans plus tard, le lecteur va se douter que le hasard fait assez bien les choses... Surtout dans les romans ! Oui, car j'ai bien l'impression que Victoria Hislop a déniché son filon qu'elle va user jusqu'à la corde : les secrets de famille et les ancêtres qu'on déniche alors que l'on ne s'y attendait plus...

En dehors de l'intrigue concernant Sonia, intrigue que j'ai trouvé facile, cousue de fils blancs et superficielle, le reste du roman est passionnant. Victoria Hislop met en scène la culture espagnole, de la tauromachie au flamenco, décrit la danse des toreros et matadors, et celle des danseuses avec la même passion et la même magie. L'aspect historique, au coeur de l'histoire des Ramirez, m'a semblé mille fois plus accessible que dans d'autres romans évoquant la guerre d'Espagne (comme La capitana par exemple, dans lequel cet aspect m'avait paru beaucoup plus complexe). Victoria Hislop n'hésite pas à remonter quelques années en amont, avant l'arrivée de Franco au pouvoir, et les événements de 1936 sont racontés via les personnages auxquels le lecteurs a pris le temps de s'attacher, d'une manière à la fois simple et romanesque.

Si ce n'est ce gros bémol concernant l'intérêt de l'historie de Sonia dans la saga de la famille Ramirez, Une dernière danse témoigne une fois de plus de la capacité brillante de Victoria Hislop à mettre en scène une historie passionnante dans laquelle amour, trahisons, passions et Histoire se mélangent à merveille. Un très beau voyage sous le ciel andalou.

Une lecture lecture commune avec Liliba !

Challenge PAL
Une lecture qui s'inscrit dans le Challenge Destination PAL de Lili Galipette !

Texte © Miss Alfie 2014.
Édition présentée : Une dernière danse, Victoria Hislop, traduit de l'anglais par Séverine Quelet, Éditions Les escales, 2014, 464 pages.

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jeudi 18 septembre 2014

Mise en abîme

2013

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mardi 16 septembre 2014

Volatile

2013

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lundi 15 septembre 2014

La Faute de l'abbé Mouret - Emile Zola

abbé mouret

Serge Mouret est curé des Artaud, village payen proche de Plassans. Il partage la cure avec Désirée, sa soeur, depuis la mort de leurs parents ainsi que la Teuse, la bonne. A quelques encablures de là, Albine vit librement dans le parc du Paradou. Atteint d'un mal mystique, l'oncle de Serge, le docteur Pascal, l'y conduit en convalescence.

Un petit Zola de temps en temps, c'est bon pour le moral parait-il ! En tout cas, c'est ce que ma copine Lili se tue à me dire ! Du coup, je suis bien ses conseils, et je poursuis ma découverte de la saga des Rougon-Macquart avec l'histoire de Serge, le fils des Mouret de La conquête de Plassans. Qui a lu l'opus précédent se souvient que ses parents meurent tragiquement à la fin, l'un et l'autre pris de folie, après l'arrivée dans leur maison de l'abbé Faujas, être mystérieux aux ambitions sans fin. Si dans La conquête, la religion se mêlait étroitement à la politique, La faute de l'abbé Mouret s'intéresse à sa mystique, à la religion comme sacerdoce et mode de vie, avec toute la culpabilité qu'elle inculque à ses croyants.

Serge, d'une santé déjà fragile dans sa jeunesse, se donne entièrement à la vierge qu'il prie sans fin, au point d'en tomber malade et d'être soumis comme Adam à la tentation ultime. Car oui, La faute de l'abbé Mouret parle de religion, mais m'a semblé être une métaphore du Paradis de la Bible et des "aventures" d'Adam et Eve. Ceci dit, je mets en garde les petits rigolos qui se diraient "cool, enfin un Zola qui va parler de cul", surtout s'ils ont, comme moi, 10593434_748525485203659_435062243_nentre les mains une vieille édition à la couverture digne d'un roman porno (oui, le truc à droite là...). Non non non. Zola sait extrêmement bien vous décrire les gestes de la messe, a du compulser un paquet d'ouvrages de botanique pour énumérer autant de fleurs, arbres et plantes dans son roman, mais côté sexe, ça se résume en six mots : "Albine se livre. Serge la posséda." Au moins, c'est clair et précis.

Le parallèle entre la tentation d'Adam et Eve est assez flagrant, entre le Paradou, jardin d'Eden luxuriant où les deux amoureux vont succomber à la passion et donc à la tentation, à la sanction morale qui s'ensuit pour l'un comme pour l'autre, mais j'avoue avoir eu du mal avec cette lecture, ne pas avoir réussi à succomber au style de Zola, trop poétique et descriptif à mon goût dans ce roman.

Si La faute de l'abbé Mouret se distingue des autres romans que j'ai lu jusqu'à présent de cette saga en se centrant sur 2 personnages, en semblant occulter le reste de la société, son intérêt m'a semblé amoindri à cause de tout ce temps passé à nous raconter les différentes parties du jardin. Certes, il prend son sens dans l'oeuvre qu'a élaboré Zola, évoquant la religion et sa place dans les mentalités d'alors, mais pris seul, il ne me laissera pas un souvenir grandiose, je dois l'avouer !

Challenge PAL
Une lecture qui s'inscrit dans le Challenge Destination PAL de Lili Galipette...

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...et dans le challenge "Relisons les Rougon-Macquart" de Lili Galipette, George et Miss Bouquinaix !

Texte © Miss Alfie 2013.
Édition présentée : La Faute de l'abbé Mouret, Emile Zola, Éditions Livre de Poche, 1967, 512 pages.

dimanche 14 septembre 2014

Là-haut, sur la colline...

2014

 

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