Miss Alfie, croqueuse de livres... & Compagnie !

vendredi 18 avril 2014

L'amour dure trois ans - Frédéric Beigbeder

61UBGWfjpAL"La troisième année, il y a une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne nouvelle : dégoûtée, votre femme vous quitte. La mauvaise nouvelle : vous commencez un nouveau livre."

Remarque préliminaire : Le pitch est intégralement reproduit de la quatrième de couverture. Parce que je ne savais pas comment le résumer vu qu'il n'y a rien à dire.

Frédéric Beigbeder était marié.
Frédéric Beigbeder a trompé sa femme.
Frédéric Beigbeder a divorcé.
Frédéric Beigbeder en a tiré un bouquin sans intérêt.

Très sincèrement, j'ai hésité à faire de ma chronique ces seules quatre lignes. Parce qu'il n'y a franchement pas grand chose à dire de plus. C'est creux, ça tourne en rond, il n'y a pas d'évolution dans l'histoire, il y a des vérités balancées comme ça, sans argument, sans rien, le tout à la table du Flore entre un gin tonic et un autre alcool fort au choix, cadeau de la maison, vous comprenez, Monsieur Beigbeder, vous êtes quand même mon meilleur client. Du coup, bon, j'ai rajouté trois phrases, histoire de dire que je faisais pas une chronique par dessus la jambe (et aussi parce que je suis payé au mot, mais c'est une autre histoire). Mais sur un bouquin comme ça, on fait une chronique à son image. Creuse.

Texte © Alfie's mec, 2013.
Couverture : L'amour dure trois ans, Frédéric Beigbeder, Éditions Folio, 1997.

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jeudi 17 avril 2014

Autoportrait - 1 -

2013

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mercredi 16 avril 2014

Long John Silver - Xavier Dorison et Mathieu Lauffray

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Quand Lord Byron Hastings découvre la cité mythique de Guyanacapac, il envoie un Indien, Moxtechica, en Angleterre afin de demander à son frère de vendre l'ensemble de ses biens afin de missionner une expédition pour ramener l'or du trésor. Lady Vivian Hastings, l'épouse de Byron Hastings, ne l'entend pas forcément de cette oreille. Par l'intermédiaire du Docteur Livesey, elle convainc un pirate légendaire, John Silver, de s'infiltrer dans cette expédition.

"Cet ouvrage ne prétend pas être une suite de L'Île au tresor". Les auteurs préviennent d'emblée le lecteur. Personnellement, ça tombe bien, je n'ai jamais lu L'Île au Trésor. Du coup, même si des personnages originaux ressurgissent pour une nouvelle aventure (John Silver et le Dr Livesey entre autres) je n'avais aucune idée de leur caractère ou de leur rôle dans les aventure originelle de Stevenson. Donc, que les lecteurs hésitants se rassurent, on peut sans problème plonger dans cette grande fresque épique en quatre tomes. 

Tout est dit dans les derniers mots du dernier paragraphe. Quatre tomes pour une histoire complète avec un découpage somme toute assez cohérent. Dans le premier tome, les auteurs présentent les personnages et le contexte de l'histoire. Intitulé du seul personnage féminin de l'histoire, on comprend assez vite que Lady Vivian Hastings est un personnage principal de l'histoire au même titre que John Silver. Dotée d'un tempérament fougueux, insoumise à son mari, enceinte d'un amant, elle détonne dans cette Angleterre de la fin du 18è siècle. Une fois ces personnages présentés, les aventures commencent réellement avec le deuxième tome et la traversée de l'Atlantique. Le troisième tome s'attache au passage dans le continent sud-américain tandis que le quatrième et dernier tome laisse place au dénouement explosif dans la cité de Guyanacapac. Notez que je ne spoile en rien l'histoire, les titre des tomes étant suffisamment évocateurs. 

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Quant à l'expression "grande fresque épique", elle se justifie pleinement. l'histoire monte en régime au fur et à mesure des pages. Les personnages intriguent les uns contre les autres, au profit des uns et des autres, dans un but parfois différent. Pourquoi Vivian Hastings tient-elle à parcourir les mers ? Quel est vraiment le but de John Silver ? Qui est vraiment cet Indien envoyé par Byron Hastings ? Tous les ingrédients de la série d'aventures sont ici réunis pour que le lecteur ne s'ennuie pas un instant. Le tout est de passer sans encombre le premier tome. Même s'il convient de présenter les personnages afin de savoir à qui on a à faire, la première moitié de ce premier tome manque un peu de ce souffle d'aventures. Une fois que John Silver apparaît, ça démarre. Et ça ne cesse jamais d'accélérer.

Le dessin Mathieu Lauffray est également très réussi et parvient à instiller au lecteur les différents sentiments par lesquels passent les héros. Ca passe par les visages et les couleurs, les ombres en particulier. Les paysages sont également somptueux et on notera en particulier dans chaque tome une paire de double-planches tout simplement magnifiques. Long John Silver est donc un parfait exemple d'un récit d'aventures pleinement réussi sur tous les aspects, de la construction progressive et tout en accélération du scénario au dessin qui colle à l'ambiance de l'histoire. N'hésitez donc pas, jetez-vous dessus.

Texte © Alfie's mec, 2014.
Couverture (tome 1) et planche (tome 2) : Long John Silver, Xavier Dorison et Mathieu Lauffray, Éditions Dargaud, 2007 (tome 1) à 2013 (tome 4).

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mardi 15 avril 2014

Fort national

2013

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lundi 14 avril 2014

Tango - Elsa Osorio

tangoAna est passionnée par la danse argentine. Un soir, elle rencontre à Paris Luis, argentin, qui lui parle de son grand-père. Avec lui, Ana va redécouvrir l'histoire de sa famille et celle de la danse mythique depuis le début du siècle.

L'Argentine étant le pays invité au Salon du Livre de Paris cette année, j'ai eu envie en rentrant de notre escapade parisienne de me plonger dans ce roman d'Elsa Osorio qui avait su me conquérir avec Luz ou le temps sauvage. J'avais envie de repartir en Argentine, de continuer ma découverte de ce pays à l'historie politique instable et houleuse, marquée par des coups d'état et des dictature, de me plonger dans la culture du tango et de lever le voile sur son histoire.

Dans l'ensemble, il faut reconnaître que le challenge est relevé, Elsa Osorio nous livrant l'histoire du tango, la réputation dont il fut longtemps victime et qui lui ferma les porte des beaux salons sous peine de scandale, et en faisant un personnage à part entière, un monde même, un paradis, qui accueille les ancêtres décédés d'Ana et Luis.

En revanche, quelques bémols ressortent de ma lecture, notamment cette narration que j'ai trouvé fouillis, qui alterne un narrateur extérieur qui interpelle les personnages et les personnages eux-mêmes (ou du moins certains d'entre eux) qui prennent la parole de temps en temps. Autant dire qu'il faut un minimum de concentration pour ne pas se perdre dans ce roman, surtout quand on voit la multiplicité des personnages... Cette multiplicité des personnages m'a d'aillerus interrogée, je n'ai pour certains pas saisi leur intérêt ni l'opportunité de les faire intervenir...

Ainsi, si l'idée de faire des allers et retours entre le présent avec Ana et Luis et le passé avec l'histoire de leurs ancêtres est enrichissante, les premiers m'ont semblé fades. Ils auraient pu être inexistants sans que le reste de l'histoire en pâtisse, bien au contraire je pense... Car Elsa Osorio nous conte l'histoire de deux familles, et sur 3 ou 4 générations. Avec leurs ramifications, leurs liens et leurs satellites... Vous comprenez donc qu'il peut vite devenir difficile de se retrouver entre tous ces caractères parfois bien trempés !

Si Tango nous offre une belle page d'Histoire et de culture entre l'Argentine et la France, je regrette néanmoins les choix narratifs d'Elsa Osorio qui ont participé à cette sensation de fouillis à la lecture.

Texte © Miss Alfie 2014.
Édition présentée : Tango, Elsa Osorio, traduit de l’espagnol (Argentine) par Jean-Marie Saint-Lu, Éditions Seuils, Collection Points policier, 2008, 544 pages.

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