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Il neige, la ville est décorée, les sapins sont en place, on attend les cadeaux. Il ne manque que le Père Porcher et son costume rouge. Mais où est-il ? Kidnappé, en vacances, assassiné ? En attendant, il lui faut un remplaçant : un faux costume, une fausse barbe et un traîneau tiré par des cochons sauvages... c'est la mort qui s'y colle ! Suzanne, sa petite-fille, est surtout préoccupée par les deux enfants dont elle a la garde et veut retrouver à temps le Père Porcher. Mais la Guilde des Assassins a signé un contrat avec d'étranges créatures. (Quatrième de couverture)

Voilà un livre de saison !! Oui, alors, euh... comment vous dire... J'ai assez logiquement lu ce livre pendant les vacances de Noël. Après, si la miss programme ces chroniques n'importe quand, c'est à elle qu'il faut vous en prendre. Pour ma part, je lis, je fais des chroniques, bref, je fais mon boulot. Je disais donc "Voilà un livre de saison !!" J'ai découvert Terry Pratchett par Au guêt ! parce qu'il paraît que c'est le livre idéal pour commencer à rentrer dans le monde délicieusement dingue de l'auteur anglais disparu en 2015. Et comme j'avais bien accroché, je replonge dans une belle histoire de Noë... de Porcher.

Car oui, évidemment, le Père Porcher est une analogie du Père Noël et on retrouve par ailleurs toute la symbolique et tous le bordel que l'on donne à cette fête : cadeaux devant la cheminée, grands magasins avec faux Pères Porcher, etc. Sauf que dans cette histoire, le héros n'est pas le Père Porcher, qui a disparu, mais la Mort. C'est bien lui* que l'on suit avec un plaisir non dissimulé remplir le rôle de Père Porcher avec une réussite indéniable. Bien sûr, il y a tout ce qui se passe à côté, la Guilde des Assassins qui rôdent, les cadors de l'Université qui fêtent le Porcher de façon grotesque et Suzanne qui essaie de démêler la situation. Mais le héros, c'est la Mort.

Parce que le truc, en fait, c'est que la Mort est un personnage gentil. Il* cherche à faire le bien et se démène pour ça, allant même remplacer un faux Père Porcher dans un grand magasin donnant là une des scènes les plus drôles du livre. Seul reproche que je ferai, à la grande rigueur, c'est que c'est un peu foutraque. Ca part dans tous les sens et il faut au début un peu de temps pour raccrocher tous les wagons entre les personnages. Mais une fois pris dans la lecture, difficile de lâcher tellement c'est plaisant, drôle, bien écrit et toujours ces petites phrases bien senties qui renvoient au monde actuel. Pratchett, à suivre.

Ah oui, un dernier mot. HO. HO. HO.

* : Rappelons à toutes fins utiles que la Mort est un homme.

Texte © Alfie's mec, 2016.
Couverture : Père Porcher, Terry Pratchett (trad. : Patrick Couton), Éditions Pocket, 1996.