Le chien des BaskervilleLorsque le dernier héritier de la lignée des Baskerville arrive à Londres pour prendre possession de son héritage, il n'imagine pas que la malédiction ancestrale pèse encore sur la famille. Et pourtant, la mort de son oncle semble couverte de mystère. Holmes envoie Watson dans le Devonshire enquêter.

Alors que je suis une grande adepte de Sherlock Holmes, que j'ai du lire l'intégrale des nouvelles et romans le mettant en scène, je ne vous ai jamais présenté cette oeuvre. Voilà que j'y remédie avec l'un des quatre romans qui compose le canon holmesien. J'aurai pu vous le faire dans l'ordre, mais j'ai une petite affection particulière pour ce troisième roman de Conan Doyle qui aura, comme Le crime de l'Orient Express, envahi mon imaginaire de jeunesse jusqu'à ce que je le lise !

Côté enquête, on découvre un Sherlock Holmes tout à fait conforme à son personnage, mais au final assez peu présent puisque Watson, le narrateur, et lui vont se trouver séparer une partie de l'histoire. Il faudra donc attendre la fin du roman pour que Holmes dévoile à son compagnon le fil complet de sa réflexion et de ses déductions. Si la peur alimente le roman, je l'ai trouvé assez peu effrayant à la relecture, peut-être parce que je me souvenait de la fin et de l'astuce, peut-être aussi parce qu'à 32 ans, on est beaucoup moins effrayé qu'à 12 ! Car oui, pour un jeune lecteur qui aimerait se faire un peu peur, je trouve ce roman tout à fait pertinent !

Ceci dit, relire des romans comme celui-ci, c'est en profiter aussi pour le découvrir à chaque fois d'un oeil neuf, avec les connaissances que l'on a amélioré entre temps. Ainsi, j'ai relevé qu'au début, le professeur Mortimer, qui vient évoquer la situation des Baskerville chez Sherlock Holmes, évoque les méthodes d'investigation du français Bertillon... Policier dont Conan Doyle s'est beaucoup inspiré pour créer la méthode d'enquête déductive de son personnage. De même, la toile de fond de l'intrigue est la présence fantomatique et étrange d'un chien monstrueux, surnaturel. Or, quelques années plus tard, Conan Doyle fut un fervent adepte du spiritisme... Voilà donc un auteur qui ne ferme pas vraiment la porte aux choses "magiques"... Le total opposé du rationnel Holmes !

Voilà donc un auteur et une série de romans et recueils de nouvelles dont je vous reparlerai forcément : quand on est tombé dans la marmite holmésienne, on y revient toujours !

Texte © Miss Alfie 2015. 
Édition présentée : Le chien des Baskerville, Arthur Conan Doyle, traduit de l'anglais par Bernard Tourville, Éditions Livre de poche, 1967, 192 pages.