Une_douce_flamme1950. Bernard Gunther débarque à Buenos Aires. Pardon, je devrais dire Carlos Haussner. Pour fuir l'Europe et son passé trouble, notre détective privé se retrouve en Argentine, à partager le quotidien d'ancien nazis accueillis à bras ouverts par Peron. Lorsqu'une jeune fille est retrouvée morte selon un mode opératoire rappelant curieusement le meurtre d'une jeune fille à Berlin en 1932, les services de police de Peron demandent à Gunther de reprendre du service...

Une fois encore, c'est avec un travail d'historien que Philip Kerr a écrit ce cinquième roman mettant en scène Bernard Gunther. On le découvre malade, moins alerte qu'auparavant, mais toujours subjugué par les belles femmes, qu'elles soient femme de dictateur ou juive à la recherche de sa famille. L'intérêt de cet opus, à mon sens, réside dans la fuite de tous ces criminels de guerre et dans l'accueil qui leur est fait en Amérique du Sud. Il est bien connu que c'est là bas que ce sont réfugiés bon nombre de criminels et que peu d'entre eux furent ennuyés par le régime en place. Et pourtant, ce que Gunther nous fait découvrir à travers son enquête fait bien froid dans le dos... Surtout jusqu'à ce qu'on ne lise les notes de l'auteur en fin qui précise que si ces faits n'ont jamais pu être totalement vérifiés, de gros soupçons pèsent sur le régime de Peron...

Je ne ferai pas un long commentaire car je vais globalement répéter ce que j'ai déjà dit sur La trilogie berlinoise et sur La mort, entre autre, mais j'apprécie de plus en plus cette série pour la vision historique qu'elle nous offre d'une face sombre de l'Histoire du 20e siècle.

Un grand remerciement à l'attachée de presse des éditions du Masque pour cet envoi qui m'a permis de découvrir sans plus attendre ce roman... Dommage qu'il me faille désormais attendre 2011 pour la suite !...

Texte © Miss Alfie 2010.
Image Une douce flamme, Philip Kerr, Éditions Le Masque (2010).