La_mort__entre_autresQuatre ans après la fin de la seconde guerre mondiale, Bernie Gunther s'est installé à Dachau, dans l'hôtel tenu jusqu'à son décès par le père de son épouse, Kirsten. Navigant entre son établissement déserté par les touristes et l'hôpital de Munich où sa femme est en bien mauvais état, Gunther décide de repartir dans une voie professionnelle qu'il maîtrise un peu plsu que l'hôtellerie : la recherche de personnes disparues. Se réinstallant à Munich, Gunther va rapidement être sollicité pour retrouver la trace de personnes au passé parfois bien trouble... Encore une fois, une péril de sa propre vie.

La mort, entre autres, est la suite directe de La trilogie berlinoise de Philip Kerr dont je vous ai parlé il y a quelques semaines. On avait laissé un Bernard Gunther quelque peu traumatisé suite à la guerre, tentant de renouer avec son épouse à Vienne. On les retrouve quelques années plus tard, et visiblement, côté couple, les choses ne se sont pas arrangées... Mais ce qui ne s'est pas arrangé non plus, c'est la capacité de ce détective au caractère bien particulier à attirer les embrouilles... Et quelles embrouilles !!!... Mais si vous voulez savoir de quoi il s'agit, vous n'avez qu'à lire La mort, entre autre.  Moi, je ne dirai rien de plus...

Enfin si, je vais juste vous dire que ce roman policier est grandiose, que j'ai adoré retrouver cet homme un peu antipathique par moment, mais aussi attachant, dont on a toujours du mal à savoir s'il n'est quand même pas un sacré opportuniste... Cependant, l'intérêt majeur que je trouve à cette série est son aspect historique et le prisme par lequel Philip Kerr parle de l'Allemagne de cette période. Dans Un requiem allemand, le dernier opus de La trilogie berlinoise, on partait à la découverte de l'après-guerre, essentiellement à travers le partage du territoire entre Russes et Occidentaux. On parlait marché noir, restrictions et retour progressif à la vie normale.
Dans La mort, entre autres, il n'est plus question de restriction, même si bon nombre de bâtiments sont encore détruits et que certains lieux n'acceptent pas les Marks ni les Allemands. L'auteur nous entraîne cette fois à la suite des survivants nazis qui cherchent à fuir l'Allemagne et nous fait découvrir les coulisses d'organisations secrètes, qu'il s'agisse de la "Toile d'araignée" qui permet aux anciens nazis de rallier l'Argentine, des groupuscules juifs prêts à venger leur peuple ou des services secrets américains dont certains agissements s'inspirent parfois étrangement de ceux des nazis pendant la guerre...
Comme dans les autres opus, Philip Kerr émaille sa fiction de faits tout à fait réels et de personnages aux rôles historiques majeurs, faisant parfois de Bernard Gunther un héros silencieux de la grande Histoire...

Les avis sur ce livre sont, comme pour La trilogie berlinoise d'ailleurs, peu nombreux sur la toile... Pourtant, j'invite sincèrement tous les lecteurs intéressés par cette période de l'Histoire mondiale à découvrir cette série passionnante.

Et j'en profite pour remercier l'attachée de presse des éditions du Masque pour cet envoi ! Vous pourrez découvrir la suite, Une douce flamme, le 2 juin dans les librairies, et très prochainement sur ce blog !

Texte © Miss Alfie 2010.
Image La mort, entre autres, Philip Kerr, Éditions Le Masque (2009).