Anges déchusAlors que Varg veum se rend aux obsèques d'un ancien camarade de classe, il y retrouve un ancien voisin, copain d'enfance. Avec trois autres camarades, Jakob participait alors à un groupe de rock, subitement dissous en 1975. Après la mort d'un troisième membre du groupe, Veum commence à se demander si les deux premiers décès étaient vraiment naturels et si le quatrième larron ne risquerait pas quelque chose.

Après ma lecture de l'intégrale du Roman de Bergen, j'avais envie de revenir aux écrits policiers de Gunnar Staalesen. J'en avais déjà lu deux par le passé, mais je n'avais pas senti la petite étincelle qui m'aurait donné envie de continuer la série des enquêtes de l'ancien travailleur social reconverti en détective privé Varg Veum. Mais puisque l'auteur était au salon Quais du polar cette année à Lyon, j'en ai profité et lui ai demandé de me conseiller l'un des opus de la série pour que je redonne une chance à ce privé norvégien.

Ma lecture achevée, je suis au regret de dire que non, je crois que là, y a un truc qui prend pas avec Staalesen en romancier de polar... Au début, j'ai pensé que cela provenait de l'implication de Varg Veum dans l'enquête. Mais non, je crois qu'il y a autre chose. Comme la lenteur de l'histoire. Le temps passé à digresser, à parler de choses sans rapport et sans intérêt pour l'enquête, à décrire Bergen et la Norvège, à faire croire au lecteur que ça y est, ça va démarrer, alors que non...

Parce que Gunnar Staalesen est un petit malin, qui lâche une paire d'indices, une révélation fracassante, et repart éplucher ses petits pois en réfléchissant à l'évolution de Bergen depuis le début du siècle. Pendant que moi, je trépignais sur mon balcon pour savoir ce qu'allait donner cette nouvelle incroyable ! (Tout en ayant, en plus je l'avoue, découvert à peu près le fin mot de l'histoire avant le début des révélations fracassantes...)

Bref, tout ça pour dire que si Staalesen a livré un portrait de sa ville passionnant en six tomes, je préfère conserver ce souvenir plutôt que de m'acharner à tenter d'accrocher à des polars qui définitivement ne sont pas mon genre !

Texte © Miss Alfie 2015. 
Édition présentée : Anges déchus, Gunnar Staalesen, traduit du norvégien par Alexis Fouillet et Élisabeth Tangen, Éditions Gallimard, collection Folio policier, 2008, 448 pages.