l'ame du chasseurQue cache le disque dur que la fille de Johnny Kleintjes remet à Thobela Mpayipheli ? Pourquoi les services secrets cherchent-ils autant à arrêter l'homme qui prend la route de Lusaka ? Alors qu'il avait dit non à la violence, "P'tit" Mpayipheli risque de devoir à nouveau y recourir...

Les plus attentifs d'entre vous constateront que ce n'est pas la première fois qu'on évoque Deon Meyer sur le blog, mais ils constateront également que me concernant, c'est la première fois. Oui, parce que moi, je ne fais généralement pas des métaphores à base de coquillettes aux champignons dans mes chroniques ! :p

J'ai ouvert ce Deon Meyer parce qu'au boulot, dans le mini club de lecture que j'ai lancé cette année, on a décidé de lire des auteurs africains. Sauf que voilà, jusqu'à présent, on ne peut pas dire que j'avais eu des expériences mémorables avec des auteurs africains. Mais bon, Deon Meyer, il a quand même bonne réputation, et un bon polar, ça ne se refuse pas !

L'âme du chasseur est pour le coup un très bon polar, efficace et rythmé. On suit une équipe des services secrets sud-africains, à la recherche d'un homme possédant des données ultra sensibles. L'homme en question, on le découvre rapidement, n'est pas un enfant de coeur, mais on ne peut que se prendre d'empathie pour lui. Traque d'un homme à travers l'Afrique du Sud et le Botswana, ce roman est aussi un roman d'espionnage. On y découvre les coulisses des services secrets, des mouvements indépendantistes qui ont agité la région pendant l'apartheid et des alliances internationales qui se passent en coulisses...

Ceci dit, que "roman d'espionnage" n'effraie pas ceux qui, comme moi, y sont un peu allergiques (ma dernière expérience de lecture d'un pur roman d'espionnage, à savoir La taupe, m'ayant traumatisée laissé l'impression d'être complètement abrutie), car L'âme du chasseur est vraiment un roman passionnant que j'ai eu beaucoup de mal à lâcher dès lors que je l'avais commencé. On y découvre l'Afrique du Sud et ses plaies pas encore cicatrisées, ses hommes et ses femmes qui se définissent par leur ethnie, leur histoire, mais aussi leur richesse culturelle.

Une vraie bonne découverte qui ne nécessite pas d'avoir lu les romans précédents dans lequel intervient déjà "P'tit" Mpayipheli, pour saisir l'intrigue !

Ce qu'on en dit ailleurs :

  • Lectures de Lounima : "Les personnages sont complexes, extrêmement bien décrits, psychologiquement intéressants : difficile d'y résister."

Texte © Miss Alfie 2014.
Édition présentée : L'âme du chasseur, Deon Meyer, traduit de l'anglais (Afrique du Sud) par Estelle Roudet, Éditions Seuils, Collection Points policier, 2006, 472 pages.