portrait sepiaAlors que sa grand mère Paulina Del Valle vient de mourir, Aurora raconte son histoire, de sa plus tendre enfance jusqu'à l'âge adulte, de sa famille maternelle à sa vie d'épouse, choyée par une grand-mère excentrique, entre les Etats-Unis, le Chili et l'Europe.

Il y a quelques années, je m'étais plongée avec délices dans Fille du destin, une fresque historique et romanesque qui m'avait fait découvrir le Chili et la Californie au cours du 19e siècle. A cette époque, on m'avait indiqué qu'une sorte de suite existait, Portrait sépia.

Si l'on retrouve en effet dans Portrait sépia quelques personnages de Fille du destin, dont Eliza Sommers, l'héroïne du premier roman, cette seconde histoire se passe plusieurs années plus tard, Eliza Sommers étant devenue mère, puis grand-mère. Et le fait de ne pas avoir lu Fille du destin ne doit, à mon avis, pas du tout déranger la lecture puisque j'avoue que mes propres souvenirs étaient bien flous et n'ont guère été sollicité !

Avec ce roman, Isabel Allende confirme un réel talent de conteuse et nous livre une fresque romanesque qui nous entraînera dans l'histoire du Chili à la fin du 19e siècle en plaçant ses personnages au coeur de la guerre du Pacifique puis de la guerre civile qui déstabilisa le pays. C'est aussi l'occasion de faire le portrait d'une société très catholique dans laquelle les femmes ont bien peu de place et où l'émancipation féminine commence à peine à se faire jour.

En partant avec Aurora sur les traces de son destin, le lecteur s'embarque dans une historie qui ravira les esprits romanesques et amoureux, sans jamais tomber dans le nunuche. Une lecture d'été que je ne peux que vous conseiller !

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Roman lu pour le Challenge Petit Bac organisé par Enna, catégorie "Sport/Loisirs".

Texte © Miss Alfie 2011.
Édition lue : Portrait sépia, Isabel Allende, traduit de l'espagnol par Claude de Frayssinet, éditions Le livre de poche, collection Littérature & Documents, 2003, 407 pages.