Math_matique_du_crimeIl est jeune, argentin, étudiant en mathématiques, et il vient d'obtenir une bourse pour venir poursuivre ses études dans la prestigieuse université britannique d'Oxford. Tout semblait aller pour le mieux pour le narrateur de cette histoire, jusqu'au jour où sa logeuse est retrouvée morte. D'un meurtre à l'autre, les indices se succèdent, adressés à l'éminent professeur Arthur Seldom, références manifestes à son oeuvre et intriguant le jeune homme.

A l'origine du film sorti l'année dernière, Crimes à Oxford, Mathématique du crime nous entraîne dans un univers de sang et de logique. Guillermo Martinez nous offre un roman policier digne des classiques du genre, avec une construction sans surprise faisant se succéder les morts et les indices avant le dénouement final. Mais attention, lorsque je dis "sans surprise", il ne s'agit nullement d'une expression péjorative. C'est juste que dans ce roman, point de courses poursuites ou de fusillades sanglantes, point de torture sur les victimes et de flic ambigu, rien qu'une atmosphère à l'anglaise, calme, tranquille, secrète et harmonieuse.
Si tranquille et si calme par ailleurs que d'aucun s'ennuieront sûrement en le lisant. Mais en ce qui me concerne, ce ne fut pas le cas. Un petit policier bien classique fait tant de bien à l'heure des mystères informatiques et biologiques ! D'autant qu'en toile de fond, l'atmosphère d'Oxford transparaît, nous emmenant sur des cours de tennis fréquentés par des étudiants, dans des couloirs aux bruits feutrés, dans des maisons alignés et similaires le long d'une rue...
Et pour les littéraires, phobiques des mathématiques, rassurez-vous, je fais partie de cette catégorie, et mes faibles connaissances en mathématiques ne m'ont pas empêchées de me plonger dans cette histoire, lisant, je l'avoue, en diagonale les discussions plus pointues sur le sujet !

A lire aussi : Les avis satisfaits de Laila et Clarabel, et celui, déçu, de Christine.

Texte © Miss Alfie 2009.
Image Mathématique du crime, Guillermo Martinez, Éditions Pavillons poche (2008).