De l'eau pour les éléphantsJacob s'apprête à passer ses examens de vétérinaire quand il apprend la mort accidentelle de ses parents. Mais en pleine crise économique, Jacob apprend aussi que la maison familiale appartient désormais à la banque et qu’il n’y a plus rien dans l’héritage. Désespéré, il s’enfuit et rejoint le cirque de frères Benzini où il rencontre la belle Marlène.

Si De l’eau pour les éléphants ne sera probablement pas LE livre de l’année 2017 (c’est La servante écarlate de toute façon, ne me dites pas que vous ne l’aviez pas encore compris!), voilà malgré tout un beau roman comme je les aime, qui allie fiction et Histoire pour nous faire découvrir un pan de l’Histoire et de la culture nord-américaine du début du 20e siècle.

Grâce à un travail de recherche qu’elle évoque en fin d’ouvrage, Sara Gruen nous fait monter à bord de l’un de ces trains qui transportaient les cirques de ville en ville aux États-Unis au début du 20e, et plus précisément ici pendant la Grande Dépression. D’un wagon à l’autre, en suivant la hiérarchie du cirque, l’auteur construit une histoire autour de Jacob et de Marlène, histoire évidemment semée d’embûches mais agrémentées de rencontres humaines et animales touchantes. En toile de fond, se dessine une société marquée par la prohibition et par les conséquences de la crise économique, une société où chacun tente de s’en sortir comme il peut.

Adapté au cinéma en 2001 avec Reese Witherspoon et Robert Pattinson dans les rôles titres, De l’eau pour les éléphants est une belle histoire qui nous sort de notre quotidien pour nous propulser dans les coulisses de la piste aux étoiles.

Texte © Miss Alfie 2017.
Couverture : De l'eau pour les éléphants, Sara Gruen, traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Valérie Malfroy, 2009, 480 pages.