Le grand sommeil

Philip Marlowe est appelé pour enquêter sur un maître chanteur dans une riche famille californienne. Mais rapidement, le chantage fait apparaître d'autres zones d'ombres...

Les romans noirs américains du début du 20e siècle ont toujours tendance à m'inquiéter. J'ai déjà lu Dashiell Hammett mais je ne m'étais pas totalement retrouvée dans cet auteur, dans son style. Mais quand ma copine de VendrediLecture Nathalie m'a conseillé Chandler, j'ai dit "ok, retentons le coup". Et cette fois, j'ai plutôt apprécié.

Publié en 1939 et traduit en français en 1948, Le grand sommeil est un roman qui rentre dans l'image que je me fais de ce genre de littérature, avec un privé plutôt mystérieux qui enquête dans des familles huppées de Californie. On se promène dans des vieilles américaines le long de routes tortueuses, on croise des hommes en costume et des femmes fatales qui jouent les mauvaises filles, on suit des maitre-chanteurs et des gros bras qui ne bossent pas toujours pour eux. 

Je pense que ce qui m'a plu dans ce roman, au-delà de son intrigue extrêmement bien ficelée, avec diverses ramifications qui se dénouent en fin d'histoire, c'est l'ambiance que crée Raymond Chandler avec son personnage. Philip Marlowe est un observateur qui relate l'environnement dans lequel il se trouve, il nous raconte la ville dans laquelle il vit et enquête. Et il n'est pas là pour mettre toutes ces femmes fatales qu'il croise dans son lit. Et ça, c'est plutôt pas mal !

Reflet d'une époque, d'un genre littéraire également, Le grand sommeil est un bon exemple de roman noir américain. A conseiller pour découvrir le genre hard boiled (et accessoirement, avec une traduction de Boris Vian, ce qui ne gâche rien au plaisir !).

Challenge classique
Une lecture qui s'inscrit dans le cadre du challenge "Un classique par mois" de Pr. Platypus.

Texte © Miss Alfie 2017.
Couverture : Le grand sommeil, Raymond Chandler, traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Boris Vian, 1998, 256 pages.