route_CouvLa route du jeune Jack London est celle qu'il partagea en 1893-1894, à 18 ans, avec les vagabons du rail en parcourant 20 000 kilomètres d'un pays ravagé par la crise. C'est cette route libre qui va pour une bonne part le révéler à lui-même et permettre le formidable écrivain qu'il devint ; un homme fascinant de force et de faiblesses qui devait ensuite, sa vie durant, "brûler le dur" et voyager. Cette route, c'est également le premier témoignage d'importance sur le vagabondage aux Etats-Unis, véritable document ethnographique et sociologique. (quatrième de couverture)

Jack London, j'en ai déjà parlé ici et . Il y a d'un côté le reportage sur les bas-fonds londoniens et de l'autre une fiction magnifique sur fond de vie carcérale. J'avais adoré le style de Jack London, dans le Vagabond des Étoiles, envoûtant. J'avais aimé l'aspect journalisme d'immersion du roman sur Londres. Du coup, devant mon enthousiasme, la miss m'a offert un autre ouvrage de Jack London. Partons donc sur la Route.

Autant le dire tout de suite, ce n'est pas le titre qui me restera en mémoire. Alors, attention, c'est intéressant mais c'est pas non plus passionnant. Prenez par exemple le deuxième chapitre où il raconte sur des pages interminables comment il évite les autorités en montant sur un wagon, en en descendant, en en faisant le tour, hop, hop, hop, c'est un peu longuet et au final, parfaitement inintéressant. Ceci dit, il y a la description de la vie des hobos, ces vagabonds des trains qui vivaient de la mendicité au gré de leurs voyages sur les trains traversant le pays. On retrouve des personnages récurrents et on voit les combines qui permettent de se "mieux" vivre. 

Outre ces aspects, Jack London aborde la crise et ses conséquences, en particulier sur les inégalités entre les citoyens. Il parle également des autorités et de la prison, certains endroits se révélant être plus du travail forcé que de la détention. Au final, même si quelques longueurs émaillent le récit, Jack London livre un récit relativement intéressant sur la vie de vagabondage au fil du rail.

Texte © Alfie's mec, 2017.
Couverture : La Route, Jack London, Éditions Libretto, 2001 pour la présente édition.