FDA_COUV

Dans la ferme du Manoir, les animaux sont élevés par Mr. Jones. Ce dernier délaisse un peu ces derniers qui, sous l'influence d'un vieux cochon, Sage l'Ancien, se révoltent et reprennent le pouvoir de la ferme. Sept commandements sont édictés et une nouvelle ère d'égalité entre animaux commence. Jusqu'à ce que Napoléon, l'un des deux cochons les plus intelligents prenne seul le pouvoir.

De George Orwell, j'avais déjà lu le terrifiant 1984. Pas terrifiant par l'histoire en elle-même, mais plutôt par l'image qu'elle renvoie de la société actuelle. Quoique un article lu récemment m'apprenait avec une joie non dissimulée que, au vu des technologies actuelles, Orwell était certes un visionnaire, mais un petit joueur. Du coup, je me suis attelé à cette histoire de ferme des animaux dont j'avais entendu parler sans en connaître l'histoire mais sans en être particulièrement attiré, les animaux personnifiés n'étant pas particulièrement ma came. 

Sauf que là, ben en fait, ça se lit bien. En 150 pages, Orwell parvient à écrire une excellente parodie de l'histoire de l'URSS. Car c'est de ça dont il s'agit. Alors, oui, je sais, les plus méchants d'entre vous me diront qu'ils le savaient déjà, que, franchement, je suis une burne de ne pas le savoir mais voilà, moi, quand j'ouvre un bouquin, aussi connu fût-il, ben j'oublie ce qui se dit autour. Et là, le fait est que l'histoire de l'URSS avec un Staline omnipotent s'affirme au fur et à mesure.

Du coup, il n'y a pas grand chose à dire de plus sur ce très bon roman sinon, qu'il permet au lecteur averti de jouer à mettre un nom de personnage réel sur les différents animaux qui peuplent la ferme. Concernant Orwell, si la lecture de 1984 est plus pertinente au regard de l'actualité, la Ferme des Animaux ne manque toutefois pas d'intérêt.

Texte © Alfie's mec, 2015.
Couverture : La ferme des animaux, George Orwell (trad. Jean Quéval), Éditions Folio, 1945 (1984 pour la 1è édition en version poche).