un traitre a notre goutGail et Perry ont décidé de partir quelques jours à Antigua. Lorsque leur professeur de tennis propose à Perry un match contre un riche russe en villégiature, Dima, le jeune anglais n'imagine pas que quelques échanges de balles vont le conduire à se rapprocher des services secrets britanniques.

J'avoue, je n'avais jamais lu de roman de John Le Carré, mais la sortie récente au cinéma de l'adaptation de l'un de ses romans, La taupe, m'a donné envie de m'initier au roman d'espionnage dont on dit qu'il est le maître du genre... Alors, lorsque Babelio m'a proposé de lire Un traître à notre goût à l'occasion de sa sortie en poche, j'ai dérogé à mon habitude de ne pas accepter de partenariat pour assouvir ma curiosité.

Cette lecture me laisse quelques questions qu'il me faudra résoudre en lisant un ou deux autres titres de John Le Carré... Parce que bon, je ne vais pas vous faire languir plus que ça : oui, j'ai aimé ce roman d'espionnage bien d'actualité qui met en scène un jeune couple qui va se trouver confronté à du blanchiment d'argent sale à grande échelle et toucher du doigt les liens qu'il peu y avoir entre les gouvernements et les économies parallèles.

La narration est digne d'un scénario. On commence par découvrir Gail et Perry à Antigua. Rapidement, s'intercalent des morceaux de leur "interrogatoires" par les services secrets britanniques avant que l'intrigue ne suive un ou deux personnages secondaires pour nous planter le décor de la scène finale. Si les personnages sont peut-être un peu nombreux, un minimum d'attention à la lecture permet de voir au fil des pages la mise en place d'une énorme machinerie, dépassant largement nos deux héros.

Si je ne ferai pas de ce roman un coup de coeur, c'est plus parce que le genre, même s'il m'intéresse, ne fait malgré tout pas partie de mon style de prédilection. Que ce soit en roman ou en film, j'aime bien l'espionnage, mais à petite dose ! Ceci dit, je ne peux que reconnaître le talent de John Le Carré pour ficeler une intrigue des plus pertinentes qui n'hésite pas à interpeller le lecteur en soulignant les intérêts que peuvent avoir les États à ne pas mettre le doigt sur un réseau pourtant connu de blanchiment d'argent... Reste à savoir s'il y a un peu de vrai dans tout ça...!

Babelio

Texte © Miss Alfie 2012.
Édition présentée : Un traître à notre goût, John Le Carré, traduit de l'anglais par Isabelle Perrin, Éditions Points, 2012, 447 pages.