nazisLorsque Gabriel Lecouvreur découvre qu'un auteur engagé, André Slota, est hospitalisé en réanimation après une violente agression, il s'interroge : qui pouvait bien en vouloir à cet écrivain pour l'amocher ainsi ? Une seule solution pour Le Poulpe, partir enquêter.

Après une première rencontre avec ce fameux Poulpe qui m'avait un peu laissée sur ma faim puisqu'il n'y tenait qu'un second rôle, j'ai fait d'une pierre deux coups en voulant découvrir la plume de Didier Daeninckx et en me plongeant dans Nazis dans le métro. Contrairement à Même pas Malte, Gabriel Lecouvreur occupe cette fois-ci une place centrale dans une enquête à haute teneur politique.

Pour découvrir la plume de Daeninckx que ma libraire m'a dit parfois difficile d'abord, Nazis dans le métro me parait un roman tout à fait conseillé. Court, il entraîne son lecteur dans une enquête qui apparaît comme simple, mais qui explorera deux pistes fort différentes tout en proposant de multiples références culturelles qui, pour le coup, ne seront peut-être pas compréhensibles de tous (j'ai moi même parfois zappé certains auteurs cités, je le reconnais, mais que voulez-vous, je ne peux point tout savoir, ma bonne dame).

Avec une écriture fluide et juste ce qu'il faut de descriptions, un peu d'action et une once de réflexion, Didier Daeninckx propose un roman noir qui s'avère finalement une réflexion intéressante sur la montée du néo-nazisme et plus généralement sur le retour en force des idées extrêmes, qu'elles soient de droite ou de gauche, qui prend d'autant plus de sens quand on se souvient que ce livre fut publié pour la première fois en 1996...

Texte © Miss Alfie 2011.
Édition lue : Nazis dans le métro,Didier Daeninckx , éditions Gallimard, collection Folio policier, 2007, 163 pages.