l_oiseau_de_mauvais_augureAlors que la date de leur mariage approche à grands pas, Erika Falk et Patrick Hedström semblent l'un et l'autre dépassés par les événements. A la maison, Anna, la soeur d'Erika, reste enfermée dans un mutisme inquiétant depuis le décès de son mari et Erika tente de gérer sa fille et ses deux neveux. Au bureau, Patrick doit faire face au décès d'une jeune femme dans un accident de voiture. Mais ce qui semblait être comme un simple accident de la route lié à une alcoolémie élevé apparait rapidement aux enquêteurs comme relevant plus du meurtre que de l'accident. Et quand, par là dessus, une émission de télé réalité vient installer ses candidats dans la même commune que le commissariat, l'équipe de Mellberg a de quoi s'inquiéter pour ses heures supplémentaires...

Dans ce quatrième volume, Camilla Läckberg poursuit l'histoire d'Erika et de Patrick, jeune couple, jeunes parents, et bientôt jeunes mariés. Là où Le tailleur de pierre m'avait laissé un sentiment agréable mais somme toute un peu réservé, L'oiseau de mauvais augure me réconcilie avec le duo créé par la dame suédoise, et dont le cinquième roman, L'enfant allemand, est sorti en France en janvier 2011.

Il m'a d'ailleurs été bien difficile de vous pondre ces quelques lignes de résumé, ne souhaitant pas vous dévoiler tous les ressorts de l'intrigue, mais voulant malgré tout passer en revue les différents éléments centraux de ce roman. Car différentes histoires vont se croiser, s'emmêler et se résoudre au gré de près de quatre cent pages survoltées. On y suivra une Erika empêtrée dans les préparatifs de son mariage, on admirera la métamorphose d'Anna, on se ravira des changements sentimentaux de Mellberg, et au final on découvrira quelques cadavres bien placés, le tout agrémenté des réflexions d'un personnage inconnu qui viendront rompre le récit des aventures du couple Falk-Hedström jusqu'au dénouement final...

Si ce roman m'a d'autant plus plu, c'est qu'il fait en effet la part belle aux personnages, et à leurs histoires personnelles. Une fois de plus, les intrigues et les enquêtes policières semblent un prétexte pour nous brosser une galerie de portraits de plus en plus succulents et attachants... Ceci dit, il faut reconnaitre que l'intrigue de ce roman est quand même très bien trouvée, même si j'avais ma petite idée sur l'identité du coupable bien avant la fin du livre... Mais qu'importe, c'est avec beaucoup de plaisir que j'ai suivi les hésitations et les découvertes de Patrick et de ses collègues... et découvert un Mellberg totalement métamorphosé ! Même Gösta devient plus attachant au fil des pages, c'est dire !

Un quatrième volume totalement adapté à des périodes où la lecture apparait comme une détente indispensable, qui se lit si facilement qu'on arrive au bout avant d'avoir eu le temps de souffler, et qui fait trépigner d'impatience quand on n'a pas sous la main le cinquième volume pour savoir la suite de la chute de cet épisode, comme à chaque fois pleine de suspense !

A lire aussi :
Pour Kathel, cela reste une lecture agréable malgré quelques bémol : "Ce n’est pas magnifiquement écrit, mais la construction est efficace, avec l’art de distiller les indices par petites touches, d’arrêter les chapitres sur un début de révélation, à la manière d’une série policière, qui pousse à tourner les pages."
Un seul mot pour Michel : "Captivant !"
En revanche, Emeraude n'y va pas par quatre chemins : "Au final, pour être franche, j’ai trouvé ça nul."
Et une petite recherche sur la blogo vous donnera une foule d'autres avis mais le temps me manque pour vous les faire partager !

Petit_bac

Roman lu dans le cadre du Challenge Petit Bac organisé par Enna, rubrique "Animal"

 

Texte © Miss Alfie 2011, sauf citations.
Edition lue :L'oiseau de mauvais augure, Camilla Läckberg, traduit du suédois par Lena Grumbach et Catherine Marcus, Éditions Acte Sud, collection Actes noirs, 2010, 365 pages.