Nailbiter_Couv

Buckaroo, Oregon, a donné naissance à seize des plus dangereux serial killers du monde. Cette ville nourrit l'obsession de l'agent Carroll, profiler du FBI, depuis que le dernier "boucher de Buckaroo", Edward "Nailbiter" Warren, a été acquitté au tribunal et lui a filé entre les doigts. Comment une si petite ville a pu voir émerger tant de meurtriers ?

Bienvenue dans ce nouvel épisode de "Oh, tiens, un tome 1 d'un nouvelle série, qu'est-ce que t'en fais, tu laisses ou tu continues ?". Avant de détailler mon raisonnement, il me convient de préciser que c'est évidemment le dealer qui m'a conseillé ce comics américain paru en 2014 de l'autre côté de l'Atlantique et parvenu jusqu'à nous en 2016.

Soyons clairs dès à présent, il ne s'agit pas d'une lecture pour tous. Si je précise que cette histoire a été élue "meilleur comics d'horreur" en 2014 par USA Today et que vous parlez un tout petit peu anglais pour comprendre le titre, vous aurez vite analysé que cette histoire est un petit peu violente et sanguinolente. Le dessin, assez classique dans le style comics, n'en demeure pas moins punchy et sombre. On reprochera peut-être un manque d'expression sur les personnages.

Sur l'histoire, l'enquête se déroule de façon assez linéaire tout au long des cinq chapitres de ce tome 1. Construction classique du polar, avec fausses pistes et retournements de situation, je reprocherais toutefois que que le dénouement de ce tome 1 soit à peine prévisible quelques pages avant. Au vu de tous ces éléments et pour répondre à la question originelle de cette chronique, la réponse me paraît simple : je laisse.

Texte © Alfie's mec, 2017.
Couverture : Nailbiter, Joshua Williamson, Mike Henderson et Adam Guzowski (couleurs), Éditions Glénat Comics, 2016.