Pollyanna

Lorsque son père décède, la jeune Pollyanna est envoyée vivre chez la soeur de sa mère. Très riche, célibataire, tante Polly ne voit pas d'un bon oeil l'arrivée de cette enfant qui semble se réjouir de tout. Avec son regard positif sur le monde, Polyanna va peu à peu révolutionner la vie des voisins de sa tante.

Voilà un roman jeunesse qui fait du bien. Certains diront qu'il est niais, moi je l'ai trouvé tendre et doux. J'ai beaucoup aimé cette petite fille et sa philosophie de vie : pourquoi se plaindre puisqu'il suffit de se réjouir ?! Autant vous dire que j'ai retrouvé beaucoup de la philosophie de mes petits bonheurs, ces petites choses qui nous arrivent et qui ponctuent nos journées sans qu'on s'y attarde alors que ce sont ces choses qui font qu'on est heureux !

Traduit une première fois en 1929, Pollyanna a fait l'objet de deux nouvelles traduction en 2016, l'une chez L'échelle de Jacob et l'autre chez Zethel (celle que j'ai lu). J'ai retrouvé dans cette lecture des réminiscences de Anne et la maison au pignon vert ou de La petite maison dans la prairie. Possible que cette histoire ait contribué à raviver mon envie de me replonger dans ces sagas que j'avais lu dans ma jeunesse...

Si on peut reprocher à l'auteur un petit côté "morale religieuse", Eleanor H. Porter porte malgré tout un regard parfois cynique, comme son portrait des dames patronnesses plus enclines à aider les enfants d'Inde que les orphelins du coin pour voir leur nom s'afficher sur différentes publications... Dans l'ensemble, Pollyanna est une histoire qui fait du bien, qui rappelle qu'il faut savoir apprécier de toutes petites choses plutôt de que se plaindre en permanence. Et ça, j'aime !!!

Challenge classique
Une lecture qui s'inscrit dans le cadre du challenge "Un classique par mois" de Pr. Platypus. 

Texte © Miss Alfie 2017.
Couverture : Pollyanna, Eleanor H. Porter, traduit de l'anglais par Elisabeth Luc, éditions Leduc, collection Zethel, 2016, 256 pages.