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Miss Alfie, croqueuse de livres... & Compagnie !
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16 mai 2014

Courir - Jean Echenoz

COURIR_COUVQuatrième de couverture : On a dû insister pour qu'Emile se mette à courir. Mais quand il commence, il ne s'arrête plus. Il ne cesse plus d'accélérer. Voici l'homme qui va courir le plus vite sur la Terre.

On va tout de suite dévoiler le fond de l'histoire alors qu'il ne présente aucun suspense. Emile, c'est Emile Zatopek, légende tchécoslovaque de la course de fond, multiple médaillé et champion olympique, à Helsinki 1952 en particulier. Sauf qu'ici, il ne sagit pas d'une biographie au sens propre du terme. D'autre part, les performances sportives ne sont pas relatées dans le détail pur des performances. Ca reste une oeuvre littéraire avec un parti-pris. La vie de Zatopek par l'oeil de Jean Echenoz.

Autant le dire tout de suite, j'ai été passablement désarçonné par le style littéraire de Echenoz. Il se veut léger, détaché et, quand il s'agit de décrire des manoeuvres soviético-communistes pour faire de Zatopek un outil de propagande, c'est un style qui ne colle pas forcément avec l'ambiance. D'autre part, le livre étant qualifié de roman, on peut aisément imaginer qu'il y a une part de fiction dans cette histoire. Quelle part, sur quels sujets, tout ça, on ne le saura pas. Au niveau des reproches que je ferai, je m'arrêterai là mais bon, c'est déjà pas mal.

Parce qu'à côté de ça, si le style littéraire peut effectivement désarçonner, il n'en demeure pas moins très chouette à lire par moments. L'autre but de cet ouvrage est faire un portrait (romancé, donc) d'une légende de l'athlétisme en s'attachant plus à l'homme qu'à la légende. On y voit un homme qui méprise le sport et le course à pieds au premier abord et qui finit par s'y attacher grâce à un succès fortuit. On découvre un homme qui révolutionne les méthodes d'entraînement, un homme qui voyage sur autorisation du pouvoir pour aller prouver toute la valeur du régime communiste. 

L'impression globale est donc mitigée. On sent un auteur qui a voulu connaître et appréhender une grande personnalité sportive sous un autre angle que le sport, sous l'aspect humain. Sauf que pour s'attacher à des aspects "sérieux", le style détache casse un peu le projet. Courir est donc intéressant, original mais pas mémorable.

Texte © Alfie's mec, 2014.
Couverture : Courir, Jean Echenoz, Éditions de Minuit, 2008.

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Commentaires
A
Avant la petite communiste, il y avait ce roman de Echenoz.
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L
Les héros communistes du sport sont à l'honneur sur le blog dirait-on ! <br /> <br /> La petite communiste avait réussi à m'avoir avec la gymnastique mais je reste de marbre face à la course à pied (courir, quelle idée ! ;)). Merci au mari pour son avis !
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