<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>Miss Alfie, croqueuse de livres</title><link>http://croqlivres.canalblog.com/</link><description>Un livre, une histoire, une critique pour une bibliophage avertie !</description><language>fr</language><lastBuildDate>Mon, 06 Oct 2008 14:39:59 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>La jeune fille &#xe0; la perle</title><dc:creator>Miss Alfie</dc:creator><link>http://croqlivres.canalblog.com/archives/2008/10/03/10813808.html</link><category>Du livre au film</category><category>2004</category><category>Art</category><category>Film</category><comments>http://croqlivres.canalblog.com/archives/2008/10/03/10813808.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://croqlivres.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/10813808/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://croqlivres.canalblog.com/archives/2008/10/03/10813808.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/40/97/391377/30834340.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;300&quot; width=&quot;225&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/40/97/391377/30834340_p.jpg&quot; alt=&quot;La_jeune_fille_a_la_perle&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;En 1665-1666, la maison Vermeer demande &#xe0; une jeune protestante de venir travailler pour elle en tant que bonne alors que l&apos;&#xe9;pouse du peintre attend un enfant. Dans un Delft de l&apos;&#xe9;poque, une &#xe9;trange complicit&#xe9; va se cr&#xe9;er entre le peintre et la servante qui, &#xe0; la demande du m&#xe9;c&#xe8;ne, va devenir l&apos;effigie de l&apos;un des tableaux les plus c&#xe9;l&#xe8;bres au monde.&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Adapt&#xe9; du livre &#xe9;ponyme de Tracy Chevalier, ce film de Peter Weber retranscrit magnifiquement bien l&apos;atmosph&#xe8;re du livre. Le d&#xe9;cor reproduit la ville de Delft avec ses canaux et son architecture flamande typiquement reconnaissable. Les costumes sont aussi somptueux et d&#xe9;taill&#xe9;s qu&apos;un tableau de Vermeer... Un tableau de Vermeer, voil&#xe0; d&apos;ailleurs ce qu&apos;il m&apos;a sembl&#xe9; regard&#xe9; &#xe0; plusieurs reprises...&lt;br /&gt;Le travail autour de la lumi&#xe8;re et de la mise en valeur des couleurs rappelle &#xe9;norm&#xe9;ment ces tons chatoyants du peintre, et ces clairs-obscurs qu&apos;il travaille avec passion. Par ailleurs, la lenteur des d&#xe9;placements des acteurs, et leur staticit&#xe9; momentan&#xe9;e donne le sentiment de regarder des sc&#xe8;nes de vie quotidienne qui se seraient miraculeusement anim&#xe9;es !&lt;br /&gt;L&apos;adaptation du livre sur grand &#xe9;cran est plut&#xf4;t fid&#xe8;le au livre, ce qui n&apos;&#xe9;tait pas gagn&#xe9;. En effet, la narration &#xe9;tant effectu&#xe9;e par Griet, il fallait trouver un moyen de retranscrire &#xe0; l&apos;&#xe9;cran les &#xe9;motions qu&apos;elle &#xe9;voque sans pour autant rajouter quelques dialogues qui auraient fait perdre de leur charme &#xe0; cette ode &#xe0; la peinture flamande. Le jeu des acteurs est alors impressionnant. Colin Firth campe un Vermeer silencieux, myst&#xe9;rieux et provocateur &#xe0; souhait, et forme avec Scarlett Johansson un duo qui fait passer toutes ses &#xe9;motions par le regard et les expressions corporelles. De m&#xea;me, rien n&apos;a &#xe9;t&#xe9; omis, ou presque. On retrouve ainsi en sc&#xe8;ne d&apos;ouverture du film celle du livre, avec la description des l&#xe9;gumes que Griet arrange dans l&apos;assiette en fonction de leurs couleurs... Cependant, il manque peut-&#xea;tre quelques &#xe9;l&#xe9;ments que j&apos;avais trouv&#xe9; int&#xe9;ressants concernant la vie de Griet dans sa famille ainsi que les divergences d&apos;opinions entre catholiques et protestants. Par ailleurs, il me semblait dans le livre que le m&#xe9;c&#xe8;ne Van Ruijven apparaissait et prenait une place importante dans l&apos;histoire beaucoup plus t&#xf4;t. Ceci dit, ces &#xe9;volutions dans la narration donnent au film un charme particulier et renforcent l&apos;importance de la peinture et des techniques picturales.&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Au final, je dirai que tout comme le livre, le film est &#xe0; mon avis destin&#xe9; &#xe0; un public amateur de peinture flamande, et qu&apos;avoir lu le livre avant de voir le film peut aider &#xe0; comprendre certaines r&#xe9;flexions ou certaines subtilit&#xe9;s de l&apos;histoire dans la relation entre les personnages.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 03 Oct 2008 20:21:00 GMT</pubDate></item><item><title>Un secret</title><dc:creator>Miss Alfie</dc:creator><link>http://croqlivres.canalblog.com/archives/2008/09/25/10710170.html</link><category>Litt&#xe9;rature fran&#xe7;aise</category><category>2004</category><category>Autobiographie</category><category>France</category><category>Guerre</category><category>Histoire</category><category>Prix_des_lectrices_Elle</category><category>Prix_Goncourt_des_lyc&#xe9;ens</category><category>Prix_litt&#xe9;raires</category><category>Romans</category><comments>http://croqlivres.canalblog.com/archives/2008/09/25/10710170.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://croqlivres.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/10710170/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://croqlivres.canalblog.com/archives/2008/09/25/10710170.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/00/36/391377/30516217.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;300&quot; alt=&quot;Un_secret&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/00/36/391377/30516217_p.jpg&quot; width=&quot;185&quot; border=&quot;0&quot; style=&quot;FLOAT: left; MARGIN: 0px 5px 5px 0px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Philippe Grimbert habite dans un appartement avec son p&#xe8;re et sa m&#xe8;re, deux sportifs qui passent leur dimanche au stade &#xe0; faire du sport et leur semaine dans leur magasin de vente en gros de v&#xea;tements de sport. De l&apos;autre c&#xf4;t&#xe9; du couloir, au rez-de-chauss&#xe9;, il y a le cabinet de Louise, o&#xf9; se r&#xe9;fugie le petit gar&#xe7;on qu&apos;il est pour parler et trouver un peu d&apos;affection et d&apos;&#xe9;coute. Philippe n&apos;est pas un enfant mal aim&#xe9;, non, mais peut-&#xea;tre un enfant &#xe0; qui l&apos;on cache un peu trop de choses. Pour &#xe9;chapper &#xe0; cette vie un peu morne, il se cr&#xe9;e un fr&#xe8;re qui, avec le petit chien qu&apos;il trouve dans le grenier et qu&apos;il nomme Sim, accompagnent ses journ&#xe9;es et ses nuits. Jusqu&apos;au jour o&#xf9; il fera revivre par la bouche de Louise un pass&#xe9; cach&#xe9; qui le d&#xe9;livrera de ses cauchemars.&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;quot;Fils unique, j&apos;ai longtemps eu un fr&#xe8;re.&amp;quot; C&apos;est ainsi que d&#xe9;bute ce roman autobiographique. C&apos;est peut-&#xea;tre en lisant cette premi&#xe8;re phrase que j&apos;ai d&apos;ailleurs eu envie de le lire. Fils unique. Une charge, un fardeau, parfois une chance. Mais souvent le r&#xe9;ceptacle d&apos;attentes, d&apos;espoirs, de d&#xe9;sirs tellement concentr&#xe9;s que l&apos;on s&apos;invente des personnages pour se d&#xe9;charger, pour se liguer contre les parents, pour compenser le manque. En lisant la premi&#xe8;re partie de ce roman, celle dans laquelle il raconte ses illusions d&apos;enfants concernant la rencontre de ses parents, ses r&#xea;ves de gamins et ses conversations nocturnes avec un fr&#xe8;re imagin&#xe9;, l&apos;importance de son petit chien en peluche, je m&apos;y suis retrouv&#xe9;e, moi, fille unique attendue pendant une dizaine d&apos;ann&#xe9;es. C&apos;&#xe9;tait &#xe7;a, il racontait mon exp&#xe9;rience en m&#xea;me temps que la sienne.&lt;br /&gt;Puis, le fils de l&apos;histoire s&apos;est &#xe9;loign&#xe9; de la mienne. Heureusement. Rien de plus troublant et de plus d&#xe9;sagr&#xe9;able que de se sentir d&#xe9;poss&#xe9;d&#xe9; de sa propre histoire. Non, l&#xe0;, un secret, un secret enferm&#xe9; &#xe0; double tour qui, lorsqu&apos;on le lib&#xe9;rera de sa cage, rendra une famille plus heureuse et repoussera les d&#xe9;mons du pass&#xe9;. Oh, non, zut, en fait voil&#xe0; que le roman se rapproche &#xe0; nouveau un peu trop de mon histoire &#xe0; moi... Non, le pire est &#xe9;chapp&#xe9;, et l&apos;on revient &#xe0; l&apos;un de ses secrets de famille certes pesant, mais tr&#xe8;s classique...&lt;br /&gt;Je ne doute pas qu&apos;&lt;em&gt;Un secret&lt;/em&gt; ait m&#xe9;rit&#xe9; son prix Goncourt des lyc&#xe9;ens ou son prix des lectrices Elle, ceci dit, Philippe Grimbert, en faisant sa propre psychoth&#xe9;rapie, nous livre un roman un peu simple, sans v&#xe9;ritable style, qui me semble si fade apr&#xe8;s &lt;em&gt;L&apos;&#xe9;chapp&#xe9;e&lt;/em&gt;... En tout cas, si raconter ses secrets de famille permet d&apos;obtenir un prix litt&#xe9;raire, je devrai peut-&#xea;tre m&apos;y mettre, je ferai s&#xfb;rement fortune !!!&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;A lire aussi :&lt;/strong&gt; Les critiques de &lt;a href=&quot;http://lily-et-ses-livres.blogspot.com/2006/10/philippe-grimbert-un-secret-la-petite.html&quot;&gt;Lily&lt;/a&gt;, de &lt;a href=&quot;http://lillyetseslivres.canalblog.com/archives/2008/01/09/7480692.html&quot;&gt;Lilly&lt;/a&gt;, et un petit tour sur &lt;a href=&quot;http://latetedanslesbouquins.wordpress.com/2007/12/14/un-secret-de-philippe-grimbert/&quot;&gt;La t&#xea;te dans les bouquins&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#330000&quot; size=&quot;1&quot;&gt;Texte &#xa9; Miss Alfie 2008.&lt;br /&gt;Image &lt;em&gt;Un secret&lt;/em&gt;, Philippe Grimbert, &#xc9;ditions Livre de poche (2006).&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 25 Sep 2008 12:58:00 GMT</pubDate></item><item><title>L&apos;&#xe9;chapp&#xe9;e</title><dc:creator>Miss Alfie</dc:creator><link>http://croqlivres.canalblog.com/archives/2008/09/24/10696607.html</link><category>Litt&#xe9;rature fran&#xe7;aise</category><category>2007</category><category>France</category><category>Guerre</category><category>Histoire</category><category>Romans</category><comments>http://croqlivres.canalblog.com/archives/2008/09/24/10696607.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://croqlivres.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/10696607/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://croqlivres.canalblog.com/archives/2008/09/24/10696607.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/80/14/391377/30469803.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;300&quot; alt=&quot;L_echappee&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/80/14/391377/30469803_p.jpg&quot; width=&quot;179&quot; border=&quot;0&quot; style=&quot;FLOAT: left; MARGIN: 0px 5px 5px 0px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Madeleine a seize ans en 1940. Tous les dimanches soirs, elle enfourche son v&#xe9;lo pour parcourir la dizaine de kilom&#xe8;tres qui la s&#xe9;pare de Rennes et de l&apos;h&#xf4;tel des Ducs, avenue Janvier. C&apos;est l&#xe0; qu&apos;elle travaille comme femme de chambre, dans cet h&#xf4;tel o&#xf9; les Allemands ont &#xe9;tabli leur quartier. Sa vie est simple, sans surprise, pr&#xe9;visible. Jusqu&apos;&#xe0; ce soir o&#xf9; elle rencontre Joseph Schimmer, Allemand et pianiste. Sur un regard, voil&#xe0; qu&apos;elle va devenir sa tourneuse de pages, elle qui ne conna&#xee;t rien &#xe0; la musique, qui n&apos;a jamais entendu prononc&#xe9;s les noms de Bach ou de Liszt.&lt;br /&gt;H&#xe9;las, de regards en moments pass&#xe9;s dans la salle de r&#xe9;p&#xe9;tition de l&apos;op&#xe9;ra, Madeleine se rend &#xe0; l&apos;&#xe9;vidence : ils s&apos;aiment. Ils s&apos;aiment, vont s&apos;aimer, encore et encore, dans l&apos;ombre des tentures de l&apos;op&#xe9;ra, &#xe0; l&apos;abri du piano, jusqu&apos;&#xe0; ce que le pianiste ne s&apos;en aille &#xe0; tout jamais. Laissant en elle la pire des traces &#xe0; l&apos;&#xe9;poque : un enfant. Commence alors pour Madeleine des ann&#xe9;es d&apos;humiliation, d&apos;errance, de recherche de ses racines, de sa vie, de l&apos;histoire de sa famille, myst&#xe8;re semblant se r&#xe9;p&#xe9;ter de g&#xe9;n&#xe9;rations en g&#xe9;n&#xe9;rations...&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Comment ne pas avoir &#xe9;t&#xe9; boulevers&#xe9;e par le roman dont la premi&#xe8;re partie se passe chez moi, dans ma ville, &#xe0; Rennes, cette ville que Valentine Goby d&#xe9;crit si bien. On y est. L&apos;avenue Janvier, d&#xe9;truite par les bombardements, qui est aujourd&apos;hui bord&#xe9;e d&apos;immeubles datant de la reconstruction. La rue St H&#xe9;lier, si proche, lieu de d&#xe9;filement des &amp;quot;p&#xe9;cheresses&amp;quot;, lieu de rendez-vous des filles de joie aujourd&apos;hui. L&apos;op&#xe9;ra, avec son majestueux escalier, ses dorures et ses sculptures, si bien d&#xe9;crites par l&apos;auteur. Les quais, la Vilaine et le soleil qui s&apos;y reflette, immuablement, d&apos;hier &#xe0; aujourd&apos;hui, &#xe9;blouissant les passants qui la longent. Saint Malo aussi, et la plage du Sillon, avec ses grands troncs brise-lame, d&#xe9;crite dans le livre avec des barbel&#xe9;s et tout ce qu&apos;il faut pour emp&#xea;cher un d&#xe9;barquement alli&#xe9;. Et puis la gare de Rennes, une gare aujourd&apos;hui d&#xe9;truite et reconstruite, moderne, en verre et en acier, mais une gare que j&apos;ai connu, avec ses murs de brique et ses arcades, lorsque j&apos;&#xe9;tais gamine et que j&apos;y retrouvait mon p&#xe8;re le vendredi pour &#xe0; nouveau le quitter le dimanche. Pour &#xe7;a, d&#xe9;j&#xe0;, j&apos;&#xe9;tais amoureuse du livre.&lt;br /&gt;Certes, le village de Moermel, malgr&#xe9; les quelques recherches que j&apos;ai effectu&#xe9;, me reste inconnu. Ceci dit, c&apos;est la seule r&#xe9;f&#xe9;rence peut-&#xea;tre imagin&#xe9;e que j&apos;ai trouv&#xe9;... Et encore... Etant donn&#xe9; qu&apos;&#xe0; l&apos;&#xe9;poque, Valentine Goby explique que la Plaine de Baud est au-del&#xe0; des faubourgs de Rennes, Moermel est peut-&#xea;tre aujourd&apos;hui l&apos;un de ses hameaux qui bordent encore la ville, &#xe0; moins que ce village n&apos;ait &#xe9;t&#xe9; englouti par la m&#xe9;tropole... Mais qu&apos;importe... Car le travail de recherche historique est l&#xe0;. Et la retranscription de la vie quotidienne &#xe0; l&apos;&#xe9;poque aussi.&lt;br /&gt;Un quotidien pr&#xe9;visible. Que Madeleine imagine sur son v&#xe9;lo en rentrant &#xe0; Moermel le samedi, avant d&apos;arriver &#xe0; l&apos;&#xe9;picerie familiale, avant de revoir ses parents un peu &#xe2;g&#xe9;s qui ne lui t&#xe9;moignent que trop peu d&apos;affection, avant de retrouver son fr&#xe8;re un peu simple qui ne semble int&#xe9;ress&#xe9; que par les vaches... Jusqu&apos;&#xe0; ce jour de r&#xe9;v&#xe9;lation pour Madeleine. Un quotidien rompu par le travail &#xe0; Rennes, qui lui-m&#xea;me devient &#xe0; quotidien, &#xe0; nouveau rompu, par l&apos;arriv&#xe9;e de Joseph dans la vie de Madeleine.&lt;br /&gt;Des ruptures, voil&#xe0; de quoi est faite finalement la vie de Madeleine. Rupture avec sa m&#xe8;re. Rupture avec Moermel. Rupture avec Rennes. Rupture avec l&apos;Allemand. Rupture de ses racines. Rupture d&#xe8;s que l&apos;on conna&#xee;t trop de choses sur elle. Des ruptures t&#xe9;moign&#xe9;es par le rythme des phrases, courtes, incisives. Tandis que le quotiden est traduit par des &#xe9;num&#xe9;rations d&apos;actes, de choses, immuables, toujours dans le m&#xea;me ordre.&lt;br /&gt;Et tout au fil du livre, l&apos;importance des sensations. La vue, le regard, par lequel Madeleine et Joseph se d&#xe9;couvrent. L&apos;ou&#xef;e, avec la musique qu&apos;il lui joue et les notes qui resteront imprim&#xe9;es dans son esprit, mais aussi le silence du couvent qui va l&apos;abriter, et les insultes qui raisonneront &#xe0; jamais dans son esprit. Le toucher, avec les mains sur le piano, avec les mains sur le corps de son amant, avec la lame de rasoir sur son crane d&#xe9;nud&#xe9;. Et enfin le go&#xfb;t et l&apos;odeur du sud, des champs de fleurs et de ses racines.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;L&apos;&#xe9;chapp&#xe9;e&lt;/em&gt;, &#xe9;chapp&#xe9;e belle, &#xe9;chapp&#xe9;e d&apos;amour, &#xe9;chapp&#xe9;e de tendresse, pour &#xe9;chapper au pass&#xe9; et au malheur, pour trouver son histoire, construire ses racines, construire les racines d&apos;Anne, &#xe0; travers des mots, sur un nulle-part, entre ici et l&#xe0;-bas. Un livre bouleversant...&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;A lire aussi :&lt;/strong&gt; Les avis de &lt;a href=&quot;http://lily-et-ses-livres.blogspot.com/2008/04/lchappe-valentine-goby.html&quot;&gt;Lily&lt;/a&gt;, de &lt;a href=&quot;http://blogclarabel.canalblog.com/archives/2007/09/28/6338685.html&quot;&gt;Clarabel&lt;/a&gt;, de &lt;a href=&quot;http://dlivresetdchamps.canalblog.com/archives/2008/02/19/7997147.html&quot;&gt;BelleSahi&lt;/a&gt; et de &lt;a href=&quot;http://alombreducerisier.over-blog.org/article-12786252.html&quot;&gt;Laurent&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#330000&quot; size=&quot;1&quot;&gt;Texte &#xa9; Miss Alfie 2008.&lt;br /&gt;Image &lt;em&gt;L&apos;&#xe9;chapp&#xe9;e&lt;/em&gt;, Valentine Goby, &#xc9;ditions Folio (2008).&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 24 Sep 2008 09:01:00 GMT</pubDate></item><item><title>Olivier Adam</title><dc:creator>Miss Alfie</dc:creator><link>http://croqlivres.canalblog.com/archives/2008/09/23/10685215.html</link><category>Ecrivains</category><category>Auteurs</category><category>France</category><category>Prix_litt&#xe9;raires</category><category>Romans</category><comments>http://croqlivres.canalblog.com/archives/2008/09/23/10685215.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://croqlivres.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/10685215/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://croqlivres.canalblog.com/archives/2008/09/23/10685215.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/51/80/391377/30437039.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;300&quot; width=&quot;201&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/51/80/391377/30437039_p.jpg&quot; alt=&quot;Olivier_Adam&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Olivier Adam est n&#xe9; en 1974 (et non en 1074...!) en r&#xe9;gion parisienne. Apr&#xe8;s des &#xe9;tudes de gestion, il se cherche avant de commencer &#xe0; &#xe9;crire. 2000 sera l&apos;ann&#xe9;e de la cons&#xe9;cration avec la sortie de son premier roman, &lt;em&gt;Je vais bien ne t&apos;en fais &lt;/em&gt;pas, un vrai succ&#xe8;s, surtout depuis son adaptation sur grand &#xe9;cran. En 2003, tout en poursuivant son parcours d&apos;&#xe9;crivain pour adultes et pour la jeunesse, il prend la direction des &#xc9;ditions du Rouergues. Depuis quelques ann&#xe9;es, il s&apos;adonne aussi &#xe0; la sc&#xe9;narisation&lt;font class=&quot;HA-spellcheck-suggestions&quot;&gt;sc&#xe9;narisation&lt;/font&gt; et a co&#xe9;crit un certain nombre des adaptations de ses propres romans, comme &lt;em&gt;Je vais bien ne t&apos;en fais pas&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;Poids l&#xe9;ger&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;Dans ses romans pour adultes, il aborde g&#xe9;n&#xe9;ralement des questions de soci&#xe9;t&#xe9;, en d&#xe9;peignant de mani&#xe8;re tr&#xe8;s neutre et objectif la soci&#xe9;t&#xe9; qui l&apos;entoure et les tourments qui hantent ses habitants.&lt;br /&gt;Parall&#xe8;lement &#xe0; ces activit&#xe9;s, il publie r&#xe9;guli&#xe8;rement des nouvelles dans des magazines litt&#xe9;raires et anime des ateliers d&apos;&#xe9;criture. Il vit aujourd&apos;hui dans la r&#xe9;gion de Saint Malo avec sa compagne.&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;Bibliographie :&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Livres pour adultes&lt;br /&gt;- &lt;a href=&quot;http://croqlivres.canalblog.com/archives/2007/12/08/7159327.html&quot;&gt;&lt;em&gt;Je vais bien ne t&apos;en fais pas&lt;/em&gt; (2000)&lt;/a&gt;, adapt&#xe9; &lt;a href=&quot;http://croqlivres.canalblog.com/archives/2008/09/21/10660246.html&quot;&gt;au cin&#xe9;ma en 2006 par Philippe Lioret&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;-&lt;em&gt; A l&apos;ouest&lt;/em&gt; (2001)&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Poids L&#xe9;ger&lt;/em&gt; (2002), adapt&#xe9; au cin&#xe9;ma en 2004 par Jean-Pierre Am&#xe9;ris.&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Passer l&apos;hiver&lt;/em&gt; (2004), Prix Goncourt de la nouvelle 2004 et Prix des &#xe9;diteurs 2004.&lt;br /&gt;-&lt;em&gt; Falaises&lt;/em&gt; (2005)&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Clichy sans clich&#xe9;s&lt;/em&gt; (2006)&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Loges de vignes en Champagne&lt;/em&gt; (2006)&lt;br /&gt;- &lt;a href=&quot;http://croqlivres.canalblog.com/archives/2008/09/21/10658638.html&quot;&gt;&lt;em&gt;A l&apos;abri de rien&lt;/em&gt; (2007)&lt;/a&gt;, Prix du roman France T&#xe9;l&#xe9;vision 2007 et Prix du Premier Prix 2007, adapt&#xe9; en 2007 pour la t&#xe9;l&#xe9;vision par Jean-Pierre Am&#xe9;ris sous le titre &lt;em&gt;Maman est folle.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/li&gt;

&lt;li&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Livres pour enfants / jeunesse&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;On ira voir la mer&lt;/em&gt; (2002)&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Messe anniversaire &lt;/em&gt;(2003)&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Sous la pluie&lt;/em&gt; (2004)&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Comme les doigts de la main &lt;/em&gt;(2005)&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Le jour o&#xf9; j&apos;ai cass&#xe9; le ch&#xe2;teau de Chambord&lt;/em&gt; (2005)&lt;/p&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;</description><pubDate>Tue, 23 Sep 2008 10:21:00 GMT</pubDate></item><item><title>Du livre au film</title><dc:creator>Miss Alfie</dc:creator><link>http://croqlivres.canalblog.com/archives/2008/09/22/10676607.html</link><category>Des listes, encore des listes !</category><category>Film</category><category>Romans</category><comments>http://croqlivres.canalblog.com/archives/2008/09/22/10676607.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://croqlivres.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/10676607/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://croqlivres.canalblog.com/archives/2008/09/22/10676607.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Apr&#xe8;s avoir fait une liste sur les livres &#xe0; lire, une sur les livres lus, une sur les auteurs auxquels je me suis int&#xe9;ress&#xe9;e jusqu&apos;alors, voici la liste des livres port&#xe9;s &#xe0; l&apos;&#xe9;cran avec leur critique en tant que livre et leur critique en tant qu&apos;adaptation cin&#xe9;matographique.&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;em&gt;Je vais bien ne t&apos;en fais pas&lt;/em&gt; : &lt;a href=&quot;http://croqlivres.canalblog.com/archives/2007/12/08/7159327.html&quot;&gt;le livre&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://croqlivres.canalblog.com/archives/2008/09/21/10660246.html&quot;&gt;le film&lt;/a&gt;.&lt;/li&gt;

&lt;li&gt;&lt;em&gt;La jeune fille &#xe0; la perle&lt;/em&gt; : &lt;a href=&quot;http://croqlivres.canalblog.com/archives/2007/12/16/7233515.html&quot;&gt;le livre&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://croqlivres.canalblog.com/archives/2008/10/03/10813808.html&quot;&gt;le film&lt;/a&gt;.&lt;/li&gt;

&lt;li&gt;&lt;em&gt;Le nom de la rose&lt;/em&gt; : &lt;a href=&quot;http://croqlivres.canalblog.com/archives/2008/09/12/10556165.html&quot;&gt;le livre&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://croqlivres.canalblog.com/archives/2008/09/22/10672780.html&quot;&gt;le film&lt;/a&gt;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;</description><pubDate>Mon, 22 Sep 2008 16:11:00 GMT</pubDate></item><item><title>Le nom de la rose</title><dc:creator>Miss Alfie</dc:creator><link>http://croqlivres.canalblog.com/archives/2008/09/22/10672780.html</link><category>Du livre au film</category><category>1986</category><category>Film</category><category>Histoire</category><category>Italie</category><category>Policiers</category><category>Religion</category><comments>http://croqlivres.canalblog.com/archives/2008/09/22/10672780.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://croqlivres.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/10672780/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://croqlivres.canalblog.com/archives/2008/09/22/10672780.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/57/72/391377/30407993.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;300&quot; width=&quot;223&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/57/72/391377/30407993_p.jpg&quot; alt=&quot;Le_nom_de_la_rose&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;1327. Fr&#xe8;re Guillaume de Baskerville et son jeune &#xe9;l&#xe8;ve, Adso de Melk, arrivent dans une abbaye o&#xf9; le diable semble vouloir semer la panique. Un mort, puis deux, puis trois... Des explications qui s&apos;annulent au fur et &#xe0; mesure que les cadavres apparaissent et en toile de fond, un inquisiteur qui arrive pour prot&#xe9;ger la rencontre diplomatique entre moines franciscains et repr&#xe9;sentants de l&apos;&#xe9;v&#xea;que.&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Adapt&#xe9; en 1986 par Jean-Jacques Annaud (&lt;em&gt;La guerre du feu&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;L&apos;amant&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Stalingrad&lt;/em&gt;) d&apos;apr&#xe8;s le &amp;quot;palimpseste&amp;quot; d&apos;Umberto Eco, le r&#xe9;alisateur a r&#xe9;ussi &#xe0; faire d&apos;un roman parfois peu accessible &#xe0; tous un film grandiose et retraduisant parfaitement l&apos;angoisse et la lenteur qui r&#xe8;gne dans le livre. Sean Connery (&lt;em&gt;James Bond 007 contre Docteur No&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Les incorruptibles&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Indiana Jones et la derni&#xe8;re croisade&lt;/em&gt;)&amp;nbsp; campe un Guillaume de Baskerville &#xe9;nigmatique et sherlock-holmesque tandis que Christian Slater (&lt;em&gt;Robin des bois prince des voleurs&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Entretien avec un vampire&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Windtalkers Les messagers du vent&lt;/em&gt;) obtient son premier r&#xf4;le important en interpr&#xe9;tant Adso. Pourtant, Jean-Jacques Annaud ne souhaitait pas au d&#xe9;part engager d&apos;acteur connu pour son film. Cependant, Sean Connery l&apos;a convaincu, pour notre plus grand plaisir, de l&apos;engager.&lt;br /&gt;Le rythme du film est lent, tout comme dans le livre, mais il &#xe9;clipse quelque peu les consid&#xe9;rations dogmatiques et les diff&#xe9;rences entre franciscains, dominicains, dolciniens, h&#xe9;r&#xe9;tiques, repr&#xe9;sentants du Pape, etc. Du coup, l&apos;enqu&#xea;te polici&#xe8;re gagne en intensit&#xe9;, et les diff&#xe9;rences de philisophie sont malgr&#xe9; tout abord&#xe9;es, mais de mani&#xe8;re relativement simple et compr&#xe9;hensible. De m&#xea;me, les passages parl&#xe9;s en latin sont beaucoup moins nombreux que dans le livre et sous-titr&#xe9;s, rendant leur compr&#xe9;hension beaucoup plus facile, et les r&#xea;ves d&apos;Adso totalement occult&#xe9;s, rendant du coup le film vraiment plus abordable et centr&#xe9; sur l&apos;enqu&#xea;te.&lt;br /&gt;Le d&#xe9;cor est fortement impressionnant, le monast&#xe8;re ayant &#xe9;t&#xe9; construit de toute pi&#xe8;ce dans la r&#xe9;gion italienne des Abbruzes tandis que les sc&#xe8;nes d&apos;int&#xe9;rieur furent tourn&#xe9;es dans un monast&#xe8;re allemand. L&apos;ing&#xe9;niosit&#xe9; du d&#xe9;cor m&apos;a &#xe9;poustoufl&#xe9;, notamment la repr&#xe9;sentation de la biblioth&#xe8;que avec cet escalier sous forme de labyrinthe qui se croise et s&apos;entrecroise, et sera le lieu de la &amp;quot;bataille&amp;quot; finale. De m&#xea;me pour les costumes, surtout ceux des paysans, nous transportant totalement au Moyen Age, au beau milieu des conflits internes &#xe0; la chr&#xe9;tient&#xe9; et dans un monde o&#xf9; toute femme pouvait &#xea;tre une sorci&#xe8;re et &#xea;tre br&#xfb;l&#xe9;e vive. &lt;br /&gt;Concernant le Moyen Age justement, on y retrouve, comme dans &lt;em&gt;Notre dame de Paris&lt;/em&gt; de Victor Hugo, la pr&#xe9;sence d&apos;un bossu, une Eglise toute puissante, un peuple mis&#xe9;reux, et une femme &#xe0; la volupt&#xe9; ensorcelante et troublante.&lt;br /&gt;Ce film a re&#xe7;u le C&#xe9;sar du meilleur film &#xe9;tranger en 1987.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 22 Sep 2008 16:04:00 GMT</pubDate></item><item><title>Alabama Song</title><dc:creator>Miss Alfie</dc:creator><link>http://croqlivres.canalblog.com/archives/2008/09/22/10672376.html</link><category>Litt&#xe9;rature fran&#xe7;aise</category><category>2007</category><category>Biographie</category><category>France</category><category>Prix_Goncourt</category><category>Prix_litt&#xe9;raires</category><category>Romans</category><comments>http://croqlivres.canalblog.com/archives/2008/09/22/10672376.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://croqlivres.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/10672376/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://croqlivres.canalblog.com/archives/2008/09/22/10672376.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/11/54/391377/30394456.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;300&quot; alt=&quot;Alabama_song&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/11/54/391377/30394456_p.jpg&quot; width=&quot;205&quot; border=&quot;0&quot; style=&quot;FLOAT: left; MARGIN: 0px 5px 5px 0px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Zelda Sayre n&apos;a pas 20 ans quand elle rencontre en 1918 dans l&apos;un des bals de militaires o&#xf9; elle se rend le samedi soir pour danser, la jupe relev&#xe9;e &#xe0; la taille, le beau Scott Fitzgerald. Mari&#xe9;s quelques ann&#xe9;es plus tard, &#xe0; l&apos;heure o&#xf9; Scott conna&#xee;t le succ&#xe8;s, ils vont vivre entre New York, Paris et la C&#xf4;te d&apos;Azur, errant d&apos;h&#xf4;tels de luxe en h&#xf4;tels de luxe, de soir&#xe9;es en soir&#xe9;es, vivant d&apos;exc&#xe8;s et de passion. De la passion amoureuse na&#xee;t parfois la haine, et c&apos;est entre ces deux sentiments que le couple va &#xe9;voluer dans les ann&#xe9;es folles. Zelda, exub&#xe9;rante, amoureuse et passionn&#xe9;e va, peu &#xe0; peu, y perdre ses ailes, et la folie qui la guette l&apos;entra&#xee;nera au fil des ans &#xe0; passer plus de temps dans les cliniques priv&#xe9;es o&#xf9; sont mari l&apos;envoie que dans leur demeure.&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dans ce roman non biographique comme le pr&#xe9;cise son auteur, Gilles Leroy, Zelda Fitzgerald raconte son histoire, passant du pass&#xe9; au pr&#xe9;sent, de New York aux plages du sud de la France, &#xe9;voquant sa relation complexe avec son p&#xe8;re et sa fille qu&apos;elle semble si peu conna&#xee;tre, sa passion pour la peinture et les spoliations litt&#xe9;raires de son mari. Par le biais de ces ruptures chronologiques, Gilles Leroy retranscrit relativement bien les pens&#xe9;es tourment&#xe9;es et impr&#xe9;cises de cette femme qui semble avoir toujours v&#xe9;cu dans l&apos;ombre de son mari, frisant la folie et la parano&#xef;a. L&apos;&#xe9;criture est fluide lorsqu&apos;elle se sent bien, devient hach&#xe9;e et arythmique quand l&apos;angoisse ou la haine l&apos;&#xe9;treint, et l&apos;on se trouve entrain&#xe9;e &#xe0; sa suite dans le tourbillon des &amp;quot;people&amp;quot; de l&apos;&#xe9;poque, dans les exc&#xe8;s d&apos;un couple qui s&apos;aime s&#xfb;rement moins qu&apos;il se hait.&lt;br /&gt;A travers ce roman qui ressemble &#xe9;trangement &#xe0; une biographie, Gilles Leroy revient sur l&apos;histoire d&apos;une femme &#xe9;touff&#xe9;e par son mari et renverse la repr&#xe9;sentation que l&apos;on peut avoir de son mari, le c&#xe9;l&#xe8;bre auteur de &lt;em&gt;Gatsby le Magnifique&lt;/em&gt; en l&apos;accusant tour &#xe0; tour de plagia, de s&#xe9;questration voire m&#xea;me d&apos;homosexualit&#xe9;. Quoi qu&apos;il en soit, biographique ou non, ce roman repose sur des recherches pouss&#xe9;es et traduit l&apos;amour que Gilles Leroy porte &#xe0; cette femme de l&apos;ombre.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Alabama Song&lt;/em&gt; a obtenu le prix Goncourt 2007.&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;A lire aussi :&lt;/strong&gt; Les avis de &lt;a href=&quot;http://blogclarabel.canalblog.com/archives/2007/11/08/6803795.html&quot;&gt;Clarabel&lt;/a&gt;, de &lt;a href=&quot;http://dlivresetdchamps.canalblog.com/archives/2007/11/20/6944344.html&quot;&gt;Monsieur BelleSahi&lt;/a&gt;, de &lt;a href=&quot;http://lily-et-ses-livres.blogspot.com/2008/02/alabama-song-gilles-leroy.html&quot;&gt;Lily&lt;/a&gt; et de &lt;a href=&quot;http://www.leblogdeslivres.com/?2007/09/19/168-alabama-song-gilles-leroy&quot;&gt;Bernard&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#330000&quot; size=&quot;1&quot;&gt;Texte &#xa9; Miss Alfie 2008.&lt;br /&gt;Image &lt;em&gt;Alabama Song&lt;/em&gt;, Gilles Leroy, &#xc9;ditions Mercure de France (2007).&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 22 Sep 2008 10:58:00 GMT</pubDate></item></channel></rss>