10 mars 2009
Merlin
Bretagne. Le christianisme prend de plus en plus d'ampleur. Pour tenter de contrer cette expansion, une déesse des anciens cultes, Ahès, demande à un esprit des airs de trouver et d'aimer une jeune femme pure. De cette union antinomique naîtra Merlin. Le jeune homme grandit vite et est éduqué par un ancien soldat romain et ancien druide devenu prêtre répondant au nom de Blaise. Toutefois, Merlin, marqué par l'éducation stricte de Blaise, se dispute avec ce dernier et trouve refuge auprès d'Ahès qui ne tarde pas à lui inculquer ses sombres desseins.
Dans les légendes arthuriennes, on s'intéresse souvent à Arthur, les chevaliers de la Table Ronde et le Graal. La série Merlin prend le contre-pied et centre son récit autour de la caution spirituelle et magique d'Arthur. De ce personnage, on ne sait pas grand chose. La légende veut qu'il fut conçu par un démon et une pucelle, comme un signe de l'antéchrist. Robert de Boron, dans ses récits du XIIIè sièclen mentionne le nom de Blaise comme précepteur de Merlin. Devant ces maigres informations, Jean-Luc Istin, le scénariste, a imaginé ce qu'aurait pu être l'histoire de Merlin.
Soyons francs, nous sommes dans une vraie série d'heroic fantasy. Des dragons, des démons, des malédictions, des humains, des orques et tout ce qui fait les codes du genre. D'autre part, contrairement à ce qu'on pourrait penser, Merlin endosse le rôle du méchant. Enfin, ce n'est pas aussi simple que ça. Disons qu'il lutte contre la christianisation de la Bretagne sous la coupe d'une déesse en employant des moyens pas forcément ultra convenables. C'est d'ailleurs là tout le paradoxe du personnage, tiraillé entre l'éducation qu'il a reçu du frère Blaise, ses pouvoirs que lui procurent sa conception magique et l'influence d'Ahès. C'est pour cela qu'il partage le premier rôle de l'histoire avec Blaise et Maëlle, sa mère, chargés de le faire revenir à la raison.
Si l'histoire devient de plus en plus intéressante au fil des albums (la série est prévue en 10 tomes), elle a pourtant un peu de mal à se lancer à cause de la lenteur de l'action et du manque d'intrigue. Il faut attendre le départ de Merlin vers Ahès pour que l'histoire prenne beaucoup d'intérêt. Les dessins sont fort bien réalisés, les couleurs variant idéalement en fonction des ambiances. La mise en page est originale laissant parfois la place à des cases plus grandes, pouvant prendre toute la planche ou à des débords ou des superpositions. Toutefois, je suis surpris de voir que le graphisme des textes change au fur et à mesure des tomes. J'imagine que le changement d'éditeur en cours de série y est pour quelque chose.
Malgré tout, on se laisse prendre par l'intrigue et on se demande comment Merlin va évoluer dans son histoire. Istin et Lambert signent une série passionnante qui verra son épilogue à la sortie du 10è et dernier tome.
Texte © Guigzz 2009.
Images Merlin (T3 (Le Cromm-Cruach), couv. et pl. 1), J.-L. Istin, Eric Lambert, Éditions Soleil (2002).
24 février 2009
Secrets - Pâques avant les Rameaux
Depuis treize ans, Suzanne vit dans une maison spécialisée dans l'accueil des personnes dépressives. Sauf qu'elle n'a pas prononcé un mot depuis cet époque, depuis ce que sa famille appelle "l'accident". A cause de (ou grâce à) son neveu, un nouveau choc va lui faire retrouver la parole et, peu à peu, la mémoire. Alors, étape par étape, pièce par pièce, elle va reconstituer le puzzle de sa vie.
A la base de l'histoire, comme l'indique le titre de la série, un secret. De famille en l'ocurrence. Vous révéler le secret, ne serait-ce qu'en partie, démolirait tout le suspense que les deux scénaristes ont créé dans la construction de leur synopsis. Le fait est que, au fur et à mesure, on s'avance dans l'inavouable, dans l'indicible, dans ce que les secrets de famille peuvent avoir de plus terrible.
Suzanne est donc mariée à un gynécologue, lui-même fils d'un verrier dont l'entreprise familiale a eu du mal à retrouver un repreneur. Finalement, c'est le frère, marié avec une guyanaise au sang chaud qui a repris la boutique. L'originalité de cet ouvrage tient dans un chapitrage explicite. Chaque petit chapitre rappelle une époque, un épisode du principal personnage féminin. Petit à petit, on se rapproche de l'origine du mal, on se recentre sur quelques personnages. Jusqu'à la planche qui livre le fameux secret.
Soyons francs, le dessin n'est pas extraordinaire. J'ai eu l'impression que tous les personnages se ressemblaient (même gros nez, mêmes grosses lèvres, mêmes traits, etc.). Quant au scénario, quoique très prenant, j'ai tendance à penser à froid qu'il est digne d'une saga familiale estivale sur TF1 ou France 2. Ce n'est pas que je réprouve le genre mais, après tout, les secrets de famille finissent par toujours tourner autour des mêmes thèmes que sont l'adultère, l'escroquerie ou la mort. Finalement, on referme l'album sur une morale de bons sentiments ("Les secrets, c'est pas bien, parlons-nous les uns les autres.") mais avec un sentiment nauséeux, le dénouement étant ultra-court et venant juste après la clé de l'histoire.
Et puis, j'ai également trouvé que les situations étaient un peu répétitives avec les mêmes conflits avec les mêmes personnes, les mêmes non-dits. La construction est certes bien faite mais le coup d'accélérateur à la fin est un peu trop brutal. Même si le secret n'est pas forcément détectable, on devine trop vite au coup d'accélérateur pourquoi la madame est mal à l'aise.
Au final, un album intéressant par sa construction et l'intrigue, certes classique par son thème mais poignante par l'origine du mal, mais qui aurait mérité un meilleur dessin.
Texte © Guigzz 2009.
Images Secret - Pâques avant les Rameaux, Marianne Duvivier, Virginie Grenier, Franck Giroud, Éditions Dupuis (2009).
17 février 2009
Blake et Mortimer
A ma droite, Francis Blake, M.I.5. A ma gauche, Philip Mortimer, éminent scientifique. Avec tout ça, le colonel Olrik, le méchant récurrent. Voilà, vous avez les personnages essentiels des aventures initiées par Edagr P. Jacobs et poursuivies par des auteurs et dessinateurs attachées à la série. Car Blake et Mortimer est, à la différence de Tintin, une série qui se poursuit après la disparition de son auteur.
Mais qui est Edgar P. Jacobs ? Comme son nom de l'indique pas, le monsieur est belge, né au début du siècle et décédé en 1987. Dans les années 40, il rencontre Hergé, le papa de Tintin et Milou. Ils collaboreront sur la refonte de certains albums de Tintin et il empruntera la technique de la ligne claire pour ses héros. Il faut noter que, avant Blake et Mortimer, Edgar P. Jacobs a sorti Le rayon Û, album initiatique, reprenant la même structure de héros. Il est d'ailleurs noté numéro 0 dans la série. Quant aux dessinateurs suivants, Ted Benoit et André Juillard, ils se sont attachés à reprendre le même dessin, pour ne pas casser les codes de la série.
Côté scénarios, on retrouve plusieurs thématiques : espionnage, science, ésotérisme voire science-fiction. L'action se déroule grosso modo dans les années 50 (excepté Les 3 formules du Professeur Sato, plus tardif). Trois personnages principaux, donc. Blake, le gentil, militaire, intelligent, un as dans l'infiltration. Mortimer, l'autre gentil, scientifique inventeur. Deux anglais avec les codes qui s'imposent. Deux gentlemen, donc, qui ne renient pas leur cherry et leur pipe au salon. Olrik, enfin, le méchant, jamais mort malgré les nombreuses péripéties. Une vraie tête de méchant et un rôle régulier de mercenaire assignées aux causes les plus infâmes. La présentation peu paraître caricaturale mais il est très difficile de faire évoluer ce triptyque dans des univers toujours différents, de la 3è Guerre Mondiale aux origines de la Terre, en passant par l'Egypte antique, Paris ou l'URSS période âge d'or soviétique. A noter que les histoires sont très narratives (beaucoup d'indications dans les cases) et très dialoguées (des phylactères parfois trèèès remplis).
J'avoue avoir une préférence pour les albums plus axés sur l'espionnage et le policier en général. Si la trilogie originelle de Jacobs du Secret de l'Espadon reste un indispensable à lire, je ne renie pas l'Affaire Francis Blake de Ted Benoit et Jean Van Hamme ou la Machination Voronov de Yves Sente et André Juillard (que j'ai en première édition dédicacée, si c'est pas la classe, ça...). Quant à la Marque jaune, elle apparaît, à juste titre, comme un sommet de l'oeuvre de Jacobs.
Grands classiques de la bande dessinée, les aventures Blake et Mortimer vont donc au-delà de la banalité. Je sous-entends par là que le large tirage dont bénéficie cette série n'est pas antinomique de la qualité. Les différents auteurs s'attachent à garder l'esprit d'Edgar P. Jacobs, en introduisant ponctuellement, comme le faisait le maître, des messages, peut-être banals ou évidents sur le monde et sur l'homme. Si l'on excepte l'Etrange rendez-vous, vraiment très moyen, tous les albums se révèlent passionnants, intrigants, rythmés et diablement bien scénarisés.
A la fin de l'année 2009 devrait paraître le 19è tome, la Malédiction des Trente Deniers scénarisé par Jean Van Hamme et dessiné par René Sterne et Chantal de Spiegeleer. L'histoire est prévue en deux tomes, le second tome étant normalement dessiné par Aubin Frechon. Ces albums se révélant être un peu une Arlésienne, j'attends de voir ce que ça va donner. Comme dirait Francis Blake, wait and see...
Texte © Guigzz 2009
06 février 2009
Garrigue
1999. Un homme en panne d'essence sur une route isolée vient remplir un bidon dans un station-essence. Une halte aux toilettes et la stupéfaction quand il croise un visage connu. Il prend la fuite mais est rattrapé puis tué. Neuf ans plus tard, trois amis enterrent le quatrième du groupe, Rémi. Quand Martial, ancien gendarme vient récupérer une caisse de vin chez la veuve, il découvre les papiers d'une personne qu'il ne connaît pas. Ou alors...
Garrigue a pour sous-titre "Personne n'est à l'abri d'une mauvaise rencontre". Tu m'étonnes, Simone ! Ce polar en deux tomes est tout à fait passionnant. L'intrigue mèle cinq personnages principaux et deux trois personnages annexes, le tout sur trois époques et permets de poser plusieurs questions. A quoi est-on prêt pour gagner de l'argent ? Pour garder un secret ? Pour garder son intégrité ? L'enquète part de la découverte de papiers dans une cave et l'ancien gendarme va remonter le fil de l'histoire à partir de cette identité inconnue. Evidemment, le lien sera fait avec la séquence inaugurale.
Le premier tome pose les personnages et le but de l'intrigue. Dès l'introduction du second tome, on comprend l'origine de l'intrigue. L'opus permet donc au "héros" de rechercher l'intégrité ou l'absolution de ses erreurs. Il expose les escroqueries qu'il montait avec ses amis, en montre les limites et met au point sa réponse. Le scénario donne une large place aux relations complexes entre tous les personnages, les origines de leurs amitiés. Tous les indices que peut nous laisser l'auteur sont distillés au compte-gouttes. Le rythme n'est donc pas particulièrement effrené. Pas grave, cela colle davantage au paysage aux décors arides, accablants, oppressifs.
En effet, les couleurs chaudes permettent de rendre la dureté et la beauté du paysage de garrigue. Le dessin, quant à lui est précis. Les émotions des personnages sont particulièrement bien retranscrites et les nombreuses cases muettes ne sont pas pour autant inexpressives.
En somme, Garrigue est un diptyque réussi. Un polar psychologique méridional et oppressant qui livrera un dénouement assez inattendu après une longue enquête et de nombreux flash-backs. Une vraie et belle réussite.
Texte © Guigzz 2009.
Images Garrigue (couv. T1 et planche 1 T2) / Éditions Dargaud (05 et 08/2008)
Scénario : E. Corbeyran / Image : O. Berlion / Planches : 48 et 46
16 novembre 2008
Croisade
Une croisade imaginaire, potentiellement la troisième, met aux prises les trois grandes religions pour libérer le tombeau du Christ. Entre trahisons, phénomènes paranormaux et grandes batailles, le combat ne fait que commencer.
Plusieurs originalités sont à signaler sur cette série. Tout d'abord, les deux premières pages de l'album sont un résumé chronologique des croisades et une rapide mise en situation de cette croisade imaginaire. L'autre originalité, une double page dépliable au centre de l'album. Certes, cela n'apporte rien à l'histoire mais elle permet au dessinateur de s'autoriser quelques superbes planches, pleine page ou avec des cases toutes en verticalité (dans le tome 1) ou sur la largeur des quatre pages (dans le tome 2).
Le scénario est donc axé sur une croisade imaginaire. Outre les différents aspects historiques (tensions religieuses, intérêt de Jérusalem), le scénariste a introduit une petite dose de paranormal qui ne nuit pas à l'intrigue. Qui est donc le Quad'j et quel sera son rôle ? A quoi sert fameux miroir qui montre la véritable image de qui s'y regarde ? Il y a dans cette histoire de nombreux personnages plus ou moins torturés et chacun a un intérêt particulier, le scénariste s'étant appliqué à jongler entre chacun d'entre eux.
Le dessin précis de Xavier associé aux couleurs chaudes permet de faire vivre cette épopée qui s'annonce tout à fait intéressante. Les deux premiers albums se terminent en outre sur des cliffhangers qui ne donnent pas d'autres issue que d'attendre l'album suivant. Croisade s'annonce donc comme une série originale sur le thème des croisades qui préfère s'attacher plus sur l'aspect phsychologique que sur l'héroïsme guerrier des uns ou des autres. Les touches paranormales ou oniriques ajoutent à l'intérêt de ces ouvrages.
Déjà parus :
T1 : Simoun Dja (11/2007)
T2 : La Quad'j (09/2008)
Texte © Guigzz 2008.
Images Croisade (T1) (couv. et planche 5) / Éditions Le lombard (11/2007)
Scénario : Dufaux / Image : Xavier / Planches : 50
03 novembre 2008
Le chant d'Excalibur
Environ cinq siècles après sa mort, Merlin est réveillé. Il découvre que la Bretagne a bien changé. En particulier, les croyances celtes sont en train de disparaître au profit de la foi chrétienne, en plein développement. Merlin est alors chargé par Viviane de trouver la descendance de Galahad capable de remettre la Bretagne dans le droit chemin.
La légende arthurienne revisitée façon déglingos. La descendance noble et élue de Galahad digne de porter Excalibur ? Gwyned, une jeune fille ! Merlin ? Un vieux pervers sale et ivrogne ! Quelle équipe ! Que ce soit clair, il ne faut pas s'attendre à avoir une version sérieuse de la légende du roi Arthur. Ce dernier est présenté par Merlin comme un idiot et Guenièvre comme une sal**e qui se tapait Lancelot derrière les rideaux. Bref, le scénariste, Arleston, s'est fait plaisir.
Au cours de ses aventures, la fine équipe dérouille la descendance de Mordred, rencontre des fées, affronte Rome (pour libérer Merlin), traverse les Alpes et "visite" Ys la magnifique. L'humour n'est pas forcément très fin et ciselé mais c'est aussi pour ça qu'on aime la série. On apprécie également certains running-gags (le côté poivrot de Merlin, la supposée virginité de Gwyned). Malgré le côté humour, l'histoire n'oublie pas d'évoquer par ce biais les sujets d'époque, en particulier la religion.
Pour le dessin, Hübsch a volontairement opté pour un style plus cartoon que réaliste pour coller à l'ambiance délurée de la série. Malgré tout, il parvient par son trait à faire passer les émotions des personnages et l'action omniprésente est agréablement retranscrite.
Bref, la série du Chant d'Excalibur est une sympathique comédie sur la légende arthurienne, celle-ci en prenant pour son grade sous le trait de la caricature. On lira avec plaisir ces albums en n'omettant pas de lire en parallèle une série comme Merlin, axée sur un seul personnage et beaucoup plus sérieuse.
Texte © Guigzz 2008.
Images Le chant d'Excalibur (T1) (couv. (2è édition) et planche 1) / Éditions Soleil (07/1998)
Scénario : Arleston / Image : Eric Hübsch / Planches : 46
Nota :
Série prévue en 7 tomes.
Déjà parus :
T1 : Le réveil de Merlin (07/1998, rééd. 05/2007)
T2 : La sidhe aux mille charmes (07/1999, rééd. 05/2007)
T3 : La griffe de Rome (05/2001)
T4 : La colère de Merlin (09/2003)
T5 : Ys la magnifique (06/2007)
28 octobre 2008
Sept Yakuzas
Kotobuki Ichiro a 95 ans et dirige un clan yakusa depuis des années. En plein coeur de Tokyo, de nos jours, il fait l'objet d'une tentative d'assassinat. Il décide alors, avec l'aide d'un ancien complice, de rechercher le commanditaire et s'entoure pour cela d'une équipe prête à tout pour venger le maître.
Il fallait bien un ouvrage pour inaugurer la catégorie "Bandes dessinées". Parce que, quoiqu'en disent les puristes réfractaires et intégristes, la bande dessinée est un genre littéraire à part entière. Mais ça, je vous l'expliquerai dans une note spécifique. Donc, attardons-nous sur cette histoire de mafieux japonais. Précisons toutefois que cet ouvrage est le sixième volet de la série Sept initiée par les éditions Delcourt, chaque tome étant une seule et unique histoire.
On le cherchait, on le tient !! Ce volet de la série Sept est sans doute le meilleur jusqu'à présent. Raison principale à mes yeux, contrairement aux autres tomes de la série, celui-ci bénéficie d'une bonne douzaine de planches supplémentaires. L'histoire a donc plus le temps de s'installer, le lecteur de s'immerger dans cette atmosphère si particulière. La constitution de l'équipe arrive donc relativement tard dans l'histoire mais est caractéristique. Les membres ont chacun leur spécificité : le japonais qui s'est appropriée la culture américaine opposé au jeune attaché à ses racines nippones, le yakuza sorti de prison, les anciens qui ont vécu de différentes façons la guerre et l'occupation américaine. Autre atout, JD Morvan profite du début du livre pour raconter l'histoire du vieil oyabun sur une quinzaine de planches.
De son côté, le dessin de Hikaru Takahashi permet de nous plonger pleinement dans ce Japon de la seconde moitié du XXè siècle. Les flash-backs sont teintés de jaune pâle, comme sur des vieilles photos. L'action, en particulier dans la seconde moitié de l'ouvrage et plus particulièrement sur le dénouement est parfaitement mise en valeur. A ce sujet, le scénario est bien ficelé ce qui n'est pas négligeable pour un one-shot. Ni trop lent, ni trop rapide, l'histoire se déroule régulièrement pour arriver sur une fin très sanglante et tout à fait surprenante.
Au final, Sept Yakuzas peut être perçu comme un hommage et une fascination du scénariste JD Morvan pour le Japon et le phénomène Yakuza. On plonge bien volontiers dans cet univers, bien aidé par un glossaire en fin d'ouvrage. Bref, un excellent ouvrage.
Texte © Guigzz 2008.
Images Sept Yakuzas (couv. et planche 1) / Éditions Delcourt (09/2008)
Scénario : Jean-David Morvan / Image : Hikaru Takahashi / Planches : 76
Nota : Les autres tomes déjà parus (Sept psychopathes, pirates, guerrières, voleurs et missionnaires) feront l'objet d'une note, don't worry... Quant aux Sept prisonniers, on s'en occupera quand ils se seront évadés des stocks de l'éditeur...
