Ce qu'il faut de nuitVoilà un roman qu'il me sera très difficile de vous résumer car Ce qu'il faut de nuit, c'est "juste" l'histoire d'un père, veuf, qui élève ses deux fils, qui tente de les mettre sur une route qu'il voudrait droite et qui ne le sera pas. C'est une histoire de relation entre lui et chacun de ses fils, et entre les deux frères. C'est l'histoire d'un homme dont les convictions se heurtent à celle de son aîné, des convictions qui vont venir flouter, brouiller, leur lien.

Ce qu'il faut de nuit est le premier roman de Laurent Petitmangin et a reçu le prix Stanislas 2020, prix du premier meilleur roman de la rentrée littéraire. Il faut dire que dans ces pages, c'est une culture, un univers qu'il raconte. Son personnage paternel est cheminot, en Lorraine. Militant actif de gauche par le passé, c'est un homme de conviction. Alors imaginez le jour où il découvre que son aîné fraye avec des gars de l'extrême droite ?! 

Dans cette histoire de parentalité, de paternité et de fraternité aussi, on croise des hommes qui se cherchent, qui tentent de suivre une route pas si simple, parfois éloignée de celle de leurs parents... C'est une histoire de convictions, d'émotions et de sentiments, qu'il faut faire rimer ensemble... C'est un roman dans lequel on pleure (enfin moi, j'ai pleuré) et qui, tout à coup, vous cueille quand vous ne vous y attendiez plus avec un rebondissement fondamental dans l'histoire de cette relation père-fils.

Je ne vous en dis pas plus, je vous invite juste à aller à la rencontre de cette histoire...

Texte © Miss Alfie 2021.
Couverture : Ce qu'il faut de nuit, Laurent Petitmangin, éditions La manufacture de livres, 2020, 198 pages.