Olga

Extrait de la présentation de l'éditeur : Allemagne, fin du XIXe siècle. Dans un village coupé de toute modernité, Olga, une jeune orpheline, se bat pour devenir enseignante. Herbert, le fils d’un riche industriel, rêve plutôt d’explorer le monde. En dépit de leur condition opposée, ils tombent amoureux. 

Et bien voilà. Il fallait une déception dans le lot de tous ces livres lus ces dernières semaines. Ce sera Olga. J'avais gardé un tel souvenir du Liseur que j'avais bien envie de lire ce roman, surtout que le pitch m'intéressait. Mais je dois reconnaître que je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages.

Le roman est découpé en trois partie. La première nous raconte la vie d'Olga et son histoire avec Herbert, vu par un narrateur extérieur. La deuxième partie est racontée par un homme dont on découvre peu à peu qu'il n'a connu Olga qu'à la fin de sa vie. La dernière partie tranche avec les deux précédentes puisqu'elle nous renvoie dans les années 1910 dans la correspondance d'Olga.

Cette narration hachée, si elle a forcément un intérêt, m'a laissée sur ma faim. Dans la première, j'ai eu la sensation de survoler l'histoire d'Olga et d'Herbert alors que j'aurais aimé mieux les connaître... Ce que le lecteur commence à faire en lisant les lettres d'Olga à la toute fin du roman... Herbert m'a semblé une bonne tête à claque qui n'a pas le courage de s'engager alors qu'on comprend qu'au final, c'est Olga qui a freiné et refusé de dire et d'engager certains actes... 

Bref, à l'arrivée, si je reconnais une qualité littéraire à ce roman, je dois dire que je n'ai pas du tout accroché et que j'étais bien contente d'arriver à la fin. Au suivant !

Texte © Miss Alfie 2020.
Couverture : Olga, Bernhard Schlink, traduit de l'allemande par Bernard Lortholary, éditions Gallimard, collection Folio, 2020, 320 pages.