Ma part d'ombre

22 juin 1958. La mère de James Ellroy est assassinée à El Monte, dans la banlieue de Los Angeles. Âgé de 10 ans, le petit garçon part vivre à temps plein chez son père. Bien des années plus tard, il tente de comprendre ce qui est arrivé à sa mère et reprend l’enquête de police qui n’avait pas débouché à l’époque.

Je le sais, pourtant, que les bouquins en partie autobiographique ne me conviennent que partiellement. Rapidement, j’en arrive toujours à la même conclusion : mais allez voir des psys plutôt que de nous faire payer, à nous lecteurs, votre thérapie ! Et qu’on s’appelle Ellroy, de Vigan ou Arnaud, c’est toujours la même chose au final…

Pourtant, à la décharge de James Ellroy, lui ne s’épanche pas tant que ça. Il tente de faire un récit très sobre, dénué d’émotions, chirurgical. Il raconte des faits et quasiment rien que des faits. Certes, il consacre une des parties à raconter sa vie, l’illusion d’une vie meilleure avec son père, puis la descente aux enfers, l’isolement, la drogue, l’errance… Mais l’ensemble reste avant tout une enquête, très précise, trop précise probablement…

A l’arrivée, je me suis perdue dans les détails que livre Ellroy, dans ces multiples pistes qu’il explore, dans ce passé auquel il s’accroche et qui parsème toute son œuvre. Un ouvrage intéressant pour les fans de l’auteur, mais qui me confirme une fois de plus que ce n’est pas un auteur qui me parle et que je lis aisément.

Texte © Miss Alfie 2019.
Couverture : Ma part d’ombre, James Ellroy, traduit de l’anglais (USA) par Freddy Michalski, éditions Rivages, Collection Rivages noir poche, 1999, 575 pages.