Bleu de Delft

Après le décès de son marie, Catrijn décide de quitter son village natal pour tenter sa chance à la ville. Elle quittera sa vie de paysanne pour s'employer comme domestique, loin du regard et des rumeurs de son village. Mais même à Amsterdam, le passé ne s'oublie pas, et Catrjin poursuivra sa route à Delft, où elle mettra son talent d'artiste au service d'une manufacture de porcelaine.

Si vous avez aimé La jeune fille à la perle ou Miniaturiste, vous pourrez retrouver dans Bleu de Delft l'ambiance néerlandaise imaginée par deux autres autrices. Si on croisera à nouveau Vermeer dans ce roman et qu'on touchera du doigt la peinture, c'est surtout l'univers de la porcelaine qui est raconté, ses techniques et, surtout, l'origine de ces motifs hollandais connus sous le nom de "Bleu de Delft".

Simone van der Vlugt imagine une femme indépendante, au passé un peu trouble, mais il faut attendre bien des pages pour que cette complexité du personnage apparaissent, noyée qu'est Catrijn dans des histoires de romance... Cet côté "bluette" de femme qui tombe dans les bras de tous les hommes qu'elle croise ou presque m'a un peu agacée, notamment dans sa narration...

C'est donc un sentiment en demi-teinte qui persiste après cette lecture : un roman facile à lire, intéressant sur quelques points historiques et culturels, mais gâché par l'eau de rose qui émane des amours de Catrijn.

Texte © Miss Alfie 2019.
Couverture : Bleu de Delft, Simone van der Vlugt, traduit du néerlandais par Guillaume Deneufbourg, éditions 10/18, 2019, 336 pages.