Les sept morts d'Evelyne Hardcastle

Extrait de la présentation de l'éditeur : Ce soir à 11 heures, Evelyn Hardcastle va être assassinée.
Qui, dans cette luxueuse demeure anglaise, a intérêt à la tuer ?
Aiden Bishop a quelques heures pour trouver l’identité de l’assassin et empêcher le meurtre.
Tant qu’il n’est pas parvenu à ses fins, il est condamné à revivre sans cesse la même journée.

Attention, ce roman est à prendre comme un ovni, une enquête policière qui joue avec les codes et surtout avec le temps. En suivant Aiden Bishop dans un manoir perdu au milieu de nulle part, à une époque non définie, dans un objectif tout aussi flou, vous serez condamnés comme le narrateur à vire et revivre la même journée en espérant pouvoir dénouer les multiples fils qui conduisent à la mort de d'une jeune femme en plein bal costumé. 

Huit jours, huit personnages, huit visions de l'affaire comme un grand puzzle avec des pièces qui s'assemblent entre elles, des fils qu'on retrouve d'une vie à l'autre. On se perd, on s'égare, on comprend peu à peu ce qui se joue... Avant de se rendre compte qu'on fait fausse route. 

Au fil des chapitres, j'ai eu envie de voir cette histoire portée au cinéma ou à la télévision. Une petite série en huit épisodes serait idéale pour raconter les brumes qui enveloppent ce lieu et cette intrigue, pour camper ce médecin de peste qui intervient comme un maître du jeu au fil des vies du narrateur, pour cacher ce valet de pied maniaque des lapins et très inquiétant...

Au final, Stuart Turton livre un labyrinthe littéraire dans lequel on se perd, on s'angoisse, avant d'en ressortir essoufflé, hagard, ébahi...

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Lecture en partenariat avec Netgalley et Sonatine, sortie en librairie le 16 mai 2019.

Texte © Miss Alfie 2019.
Couverture : Les sept morts d'Evelyn Hardcastle, Stuart Turton, traduit de l'anglais par Fabrice Pointeau, éditions Sonatine, 2019, 544 pages.