Atlantic city

Extrait de la quatrième de couverture : Une ville : Atlantic City, New Jersey, États-Unis. Une date : le 22 septembre 2017. 7 h 55 : une nouvelle journée commence alors qu’un ouragan s’annonce et menace la ville tout entière. Clarence Gambino, clochard de son état, ouvre le bal d’un chassé-croisé de personnages en prêtant sa voix à des journalistes à la recherche d’un scoop. Suivront un présentateur de radio ringard affublé du ridicule pseudonyme de Richard Cheer, une secrétaire médicale malcommode, un médecin humaniste qui joue les Robins des Bois, une lycéenne en quête d’ailleurs…

De Joy Raffin, je connaissais jusqu'à présent les pastilles dans l'émission de France Inter L'oeil du tigre, ses fameux "Give me five". Désormais, je connais Joy Raffin, l'autrice de roman, et je vous avoue que je vais plutôt continuer à m'intéresser à la chroniqueuse radio...

Ce premier roman a fait l'objet d'un certain nombre de papiers à la rentrée littéraire de septembre, papiers plutôt positifs pour ce que j'ai pu en voir. Et moi, faible, je me suis laissée tentée et j'ai plongée à la découverte d'Atlantic City et de ceux qui la peuplent. Si le roman se lit très facilement, je me suis demandée rapidement quel était l'objectif de Joy Raffin : raconter quelques destins qui se croisent sans se lier entre eux ? Recréer une ville mythique aux saveurs surannées et vieillottes ? Pointer du doigts quelques aspects de la société américaine ?

Au final, le livre m'a laissé un goût mitigé. Il y a du potentiel dans ce premier roman, mais le parti pris de l'auteur de sauteur d'un personnage à l'autre sans créer de liens réels entre eux m'a laissée sur ma faim. J'aurais aussi aimé un travail plus important sur le style : si on veut faire parler plusieurs types de personnes, de milieux, univers, genres différents, il faut pouvoir adapter son style. Or, si on sent quelques efforts en la matière, l'essai n'est pas totalement concrétisé. Et puis, enfin et surtout, j'ai été gênée par ce regard que j'ai trouvé jugeant sur une ville et sur la société américaine, regard porté par une Européenne... 

Bref, un roman qui ne m'aura pas laissé un souvenir impérissable, vite lu, vite oublié. 

Texte © Miss Alfie 2019.
Couverture : Atlantic City, Joy Raffin, éditions Nil, 2018, 272 pages.