BacchantesAlors qu'un typhon menace Hong-Kong, la cave à vin la plus grande et la plus sécurisée au monde est cambriolée par trois femmes sous les yeux impuissants de son propriétaire, d'un négociateur et de la cheffe de l'équipe chargée de reprendre le contrôle du lieu.

Cela fait plusieurs années qu'on entend parler de l'autrice française Céline Minard. Plusieurs lectrices autour de moi semblaient emballées par la sortie de ce nouveau roman. J'ai donc voulu tenter le coup, notamment parce que le concept du cambriolage d'une cave rassemblant les meilleurs vins au monde m'interpellait !

De prime abord, j'ai été séduite. La plume est vive et enlevée, le style maîtrisé et la langue habile et drôle. Mais, peu à peu, voyant la fin de l'ouvrage (très court, il faut le dire) arriver à grand pas, je me suis demandée si je n'allais pas être déçue... Et bingo. Déception. Frustration.

Si Céline Minard réussit à esquisser des portraits intéressants et originaux, j'aurais aimée qu'elle aille plus en profondeur dans son intrigue originale. En refermant cet ouvrage, je me suis dit "Tout ça pour ça ?!" Mais pourquoi n'a-t-elle pas exploré plus en profondeur la psychologie de ces personnages ? Pourquoi n'a-t-elle pas cherché à construire une intrigue plus touffue à partir de ce qui m'apparaît aujourd'hui comme une trame d'histoire, comme un premier jet inachevé...

Si le talent de Céline Minard m'a donnée envie d'aller lire ses précédents romans, ma seule crainte est d'être à nouveau déçue par cette sensation de survol, alors qu'il y a un potentiel magnifique dans ce bouquin...

Texte © Miss Alfie 2019.
Couverture : Bacchantes, Céline Minard, éditions Rivages, 2019, 112 pages.