La disparition d'Adele BedeauQuatrième de couverture : Manfred Baumann est un solitaire. Timide, inadapté, secret, il passe ses soirées à boire seul, en observant Adèle bedeau, la jolie serveuse du bar de cette petite ville alsacienne très ordinaire. Georges Gorski est un policier qui se confond avec la grisaille de la ville. S'il a eu de l'ambition, celle-ci s'est envolée il y a bien longtemps. Peut-être le jour où il a échoué à résoudre une de ses toutes premières enquêtes criminelles, qui depuis ne cesse de l'obséder.
Lorsque Adèle disparaît Baumann devient le principal suspect de Gorski. Un étrange jeu se met alors en place entre les deux hommes.

Dès le prologue, voilà un roman et un auteur qui jouent avec le lecteur, qui brouille les pistes comme tout bon roman policier. Dans son premier roman publié au Royaume-Uni, deuxième roman en France, l'Ecossais Graeme Macrae Burnet nous plonge dans le quotidien de Saint Louis, petite ville alsacienne à la frontière de la Suisse, proche de Bâle et de Mulhouse, dont les habitude vont être bouleversée par la disparition d'une serveuse.

Pour camper cette vie routinière, l'auteur imagine un homme célibataire, directeur de banque, à la vie extrêmement réglée, de ses repas à ses sorties du week-end. Petit à petit, le lecteur va découvrir que cet homme porte en lui une histoire loin d'être simple et un secret qui contribue à semer le doute et à alimenter le trouble. Face à lui, un flic chargé de l'enquête dans le moule des Maigret et autres inspecteurs à l'indolence et à la pugnacité tranquilles, père d'une adolescente et peu épanoui en ménage.

Plutôt bien construit, La disparition d'Adèle Bedeau est avant tout un roman d'ambiance, d'atmosphère, qui joue avec les pistes, les brouille et les mélange. Un roman dans l'esprit de Simenon, de Christie et de tous ces auteurs de romans policiers au charme suranné.

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Lecture en partenariat avec Netgalley et Sonatine, sortie en librairie le 30 août 2018.

Texte © Miss Alfie 2018.
Couverture : La disparition d'Adèle Bedeau, Graeme Macrae Burnet, traduit de l'anglais par Julie Sibony, éditions Sonatine, 2018, 288 pages.