La huitième couleurLe huitième sortilègeQuatrième de couverture de La Huitième couleur : À Ankh-Morpork, l’une des villes du Disque-Monde, les habitants croyaient avoir tout vu. Et Deuxfleurs avait l’air tellement inoffensif, avec son Bagage de bois magique circulant sur une myriade de petites jambes… Tellement inoffensif que le Praticien a chargé le calamiteux sorcier Rincevent de sa sécurité dans la cité quadrillée par la guilde des voleurs et celle des assassins.
Car Deuxfleurs appartient à l’espèce la plus redoutable qui soit : c’est un touriste…

J'ai choisi de faire une chronique groupée de ces deux romans car ils se sivent directement, mais aussi car ce sont les deux premiers romans d'une part des Annales du Disque-Monde, mais aussi du cycle de Rincevent (les Annales sont déclinées en plusieurs cycles mettant à chaque fois en scène un individu ou un groupe d'individu particulier, ici Rincevent, mais il y a aussi les sorcières, les agents du guêt, etc.).

Présenter ces deux volumes en même temps est également l'occasion de vous inviter à vous plonger sans trop attendre dans cette oeuvre que je découvre par petites touches, mais toujours avec beaucoup de plaisirs. J'avoue avoir, sur les conseils d'un passionné de Pratchett, mis un pied dans l'univers sans commencer par le début. Pour autant, ces deux premiers titres ont un intérêt majeur : celui de présenter au lecteur l'univers du Disque-monde, sa cosmogonie, ses principaux personnages... En effet, on va croiser les mages de l'université de L'invisible, le bibliothécaire le plus célèbre de toute la littérature (Ook !), la Mort, le guêt... Les guildes sont évoquées, ainsi que les dragons, les trolls, les sorcières... Sans parler de la grande A'Tuin, la tortue géante qui supporte les quatre éléphants qui eux-mêmes supportent le Disque-monde... (Non, promis, je n'ai rien bu d'autre qu'un thé sans alcool ajouté avant de rédiger cette chronique !)

Grâce aux aventures de Rincevent, mage raté qui aura pourtant un rôle central dans Le huitième sortilège, et de Deuxfleurs, premier touriste du Disque-monde et caricature touristes asiatiques qui parcourent l'Occident, Terry Pratchett crée un univers et nous entraîne à l'intérieur. Il semble poser les premières pièces d'un puzzle géant qui se complètera peu à peu au fil des romans. Mais lire Pratchett, ce n'est pas que s'immerger dans un monde fantastique, c'est aussi voir plein de petits messages, de critiques de la société, de la politique, de sujets caricaturés via l'histoire qu'il conte : j'ai parlé des touristes, mais je peux aussi citer la références évidente aux nazis à travers les adorateurs de l'étoile... Les purs fans vous trouveraient d'ailleurs de nombreuses autres références beaucoup plus subtiles !

Si vous aimez les formules magiques, les dragons, l'humour, les héros vieillissants, les bagarres, les courses poursuites et les tortues, vous savez donc ce qu'il vous reste à faire ! 

Texte © Miss Alfie 2018.
Couvertures : La huitième couleur (Les annales du Disque-Monde, tome 1), Terry Pratchett, traduit de l'anglais par Patrick Couton, éditions Pocket, 2011, 288 pages ; Le huitième sortilège (Les annales du Disque-Monde, tome 2), Terry Pratchett, traduit de l'anglais par Patrick Couton, éditions Pocket, 2010, 256 pages.