PlaintesMalcom Fox travaille aux service des enquêtes internes et se voit affecté à la surveillance d'un certain Jamie Breck, jeune flic au parcours sans faute jusqu'à présent, mais qui est dans le collimateur d'une affaire pédophile. L'enquête de Fox prend un tour particulier quand le dit Breck se trouve en charge des investigations concernant la mort du beau-frère de Fox. Malgré le conflit d'intérêt que Fox suspecte, on lui demande de poursuivre tel que.

Malcom Fox, si vous vous rappelez bien, je vous en ai déjà parlé une fois. Oui, je sais, ça remonte, c'était dans Debout dans la tombe d'un autre, une enquête de l'inspecteur Rebus qui faisait apparaître Fox pour la troisième fois. Voilà donc Plaintes, le roman dans lequel il débute, qui le met pour la première fois en scène.

Comme toujours avec Rankin, on profite d'Edimbourg, on flâne entre Old Town et New Town, on plisse le nez dans Cowgate, on imagine les petites allées et les escaliers sombres, et on finit par se poser dans un pub. Mais si Fox a quelques traits de Rebus sur le côté border-line notamment, il reste quand même beaucoup plus sobre que son aîné.

Ceci dit, il y a dans Plaintes un rythme que je ne me souviens pas avoir relevé dans les derniers romans mettant en scène Rebus... Faut-il en conclure que la jeunesse de Fox par rapport à Rebus a incité Rankin à mettre en scène un homme plus vivant ? Pas sûre, car ce serait faire un mauvais procès à Rebus qui, sous ses abords peut-être plus nonchalants, résout les enquêtes en prenant autant de risques que Fox ! Bref, deux personnages, deux styles, deux services différents, mais un seul auteur qui fait une fois de plus mouche !

Texte © Miss Alfie 2018.
Couverture : Plaintes, Ian Rankin, traduit de l'anglais par Philippe Loubat-Delranc, éditions Livre de poche, 2014, 624 pages.