Desaccords imparfaits

Extrait de la quatrième de couverture : Quatre pièces courtes pour rire et rêver, quatre variations sur nos vies incertaines, où rien n’est jamais achevé – pas même le malentendu. Au clavier, Jonathan Coe avec sa petite musique qui nous piège pour mieux nous enchanter.

Voilà un très court ouvrage qui rassemble quatre nouvelle, ou plutôt trois nouvelles et un texte dans lequel Jonathan Coe raconte sa propre obsession pour le film de Billy Wilder La vie privée de Sherlock Holmes.

Dès l'introduction, Jonathan Coe joue cartes sur table : "Ce qui m'attire, dans la fiction, c'est plutôt la complexité, le panorama, et chez moi, il est plus fréquent que des idées nées sous forme de nouvelles, comme La maison du sommeil, prennent l'épaisseur d'un roman." (p. 11). Je ne peux qu'adhérer à sa vision de la fiction : moi aussi, j'iame la complexité qu'offre un roman dans la construction de l'intrigue, dans la psychologie de ses personnages. Ici, on se trouve devant quatre histoires qui peuvent être des embryons de romans, des épisodes qui seraient tirés d'un pavé de Coe.

Romancier de talent, j'ai découvert Jonathan Coe avec Testament à l'anglaise. Ce roman est un excellent exemple de sa capacité à créer des intrigues denses et imbriquées. Désaccords imparfaits ne permet pas de mettre en exergue tout ce talent. On le perçoit, on l'effleure, on le picore, mais il n'en reste rien de mémorable une fois ce petit recueil refermé.

Texte © Miss Alfie 2018.
Couverture : Désaccords imparfaits, Jonathan Coe, traduit de l'anglais par Josée Kamoun, éditions Gallimard, collection Folio, 2013, 96 pages.