Eleonor Oliphant va tres bienExtrait de la quatrième de couverture : Eleanor Oliphant est un peu spéciale. Dotée d’une culture générale supérieure à la moyenne, peu soucieuse des bonnes manières et du vernis social, elle dit les choses telles qu’elle les pense, sans fard, sans ambages. Fidèle à sa devise « Mieux vaut être seule que mal accompagnée », Eleanor évite ses semblables et préfère passer ses samedis soir en compagnie d’une bouteille de vodka. Rien ne manque à sa vie minutieusement réglée et rythmée par ses conversations téléphoniques hebdomadaires avec « maman ».
Mais tout change le jour où elle s’éprend du chanteur d’un groupe de rock à la mode. 

Impossible de classer ce roman. Ni "feel good" ni roman noir, il en a pourtant mélangé les codes pour obtenir à l'arrivée un mélange étrange, nous tenant en haleine et nous faisant en même temps beaucoup de bien.

Rapidement, le lecteur comprend que la vie réglée d'Eleanor Oliphant cache un drame. Les indices se succèdent, le lecteur un peu averti réussira à les mettre bout à bout pour comprendre une partie de l'histoire d'Eleanor. Bien que traitant de thématiques sombres et difficiles, des conséquences d'un traumatisme sur un être humain, Gail Honeyman réussit à en faire un ouvrage drôle, avec des mises en situations ubuesques et de fait très drôles. La maladresse sociale d'Eleanor fait notre bonheur et l'absurde de certains passages vient dédramatiser ce qui se cache derrière ce symptôme.

A l'arrivée, voilà un bouquin qui fait du bien, qui se lit bien, qui nous rappelle que les traumatismes peuvent toujours être dépassés, quel que soit notre âge.

Texte © Miss Alfie 2018.
Couverture : Eleanor Oliphant va très bien, Gail Honeyman, traduit de l'anglais par Aline Azoulay-Pacvon, éditions Fleuve, 2017, 432 pages.