De GreyUne malédiction pèse sur la famille De Grey. Du moins, Mr. Herbert, proche ami de la famille, en est-il convaincu. Il tente donc de disuader la douce Margaret de son amour pour le jeune Paul De Grey car la mort pourrait bien roder, quoi qu'en pense Margaret.

Je ne suis pas une grande lectrice de nouvelles, mais ce format court m'a permis de découvrir brièvement un autuer que je n'avais jamais lu jusqu'à présent, à savoir Henry James. Américain d'origine, naturalisé britannique en 1915, soit un an avant sa mort, Henry James met en scène une famille de la bourgeoisie, voire de la noblesse, américaine. Veuve, Mrs. De Grey s'ennuie pendant que son fils effectue un tour d'Europe. Elle décide alors d'embaucher une jeune dame de compagnie qui va s'éprendre de son fils. L'univers décrit est proche de celui qu'on trouve dans d'autres romans de l'époque, les convenances précises, même de l'autre côté de l'océan Atlantique.

Dans cette courte histoire entre surnaturel et déterminisme, Henry James offre un bref aperçu de son talent. L'exercice de la nouvelle est toujours comlexe : comment, en moins de 100 pages, raconter une histoire en donnant suffisamment de corps aux personnages ?  Avec De Grey, histoire romantique, l'exercice me semble relativment bien résussi, et je ne tarderai pas à aller explorer les autres écrits de ce monsieur qui n'hésite pas à flirter avec le surnaturel pour magnifier les émotions qu'il décrit.

Texte © Miss Alfie 2018.
Couverture : De Grey, histoire romantique, Henry James, tradtui de l'anglais par Pierre Fontaney, Nouvelle extraite de Nouvelles complètes, I (Bibliothèque de la Pléiade), éditions Gallimard, collection Folio 2€, 2009, 96 pages.