Le seigneur des anneauxLorsque Frodon Sacquet reçoit de la part de son oncle Bilbo un simple anneau auquel ce dernier tenait particulièrement, il n'imagine pas le tournant que sa vie vient de prendre. Pourtant, il tient dans la main l'anneau unique forgé par Sauron dans l'espoir d'asservir et de gouverner le monde. Pour éviter un tel désastre, une seule solution : rapporter l'anneau au Mordor et le détruire dans les flammes de la Montagne du Destin.

Quatre semaines : c'est le temps qu'il m'aura fallu pour réaliser cette quête aux côtés de Frondon, Ganfalf, Aragorn et les autres. Mais quelles semaines ! Il faut dire qu'au départ, je ne pensais pas tout enchaîner. Je me disais même que je serai contente de dépasser le premier chapitre et d'aller plus loin qu'à ma première tentative il y a dix ans. Mais au final, j'ai suivi la logique de Tolkien qui n'avait initialement écrit qu'un seul livre en lisant l'intagralité d'une traite (le découpage en trois tome est un artifice de son premier éditeur pour éviter de vendre trop cher les ouvrages !).

Concrètement, ça donne quoi, ce fameux Seigneur des anneaux ? Et bien ça donne une épopée initiatique, fantastique et imaginaire que je qualifierai de brillante, notamment pour l'univers construit par Tolkien. Si vous abordez cette saga avec le prisme des films de Peter Jackson en tête (films dont je vous parle d'ailleurs très bientôt), vous risquez d'être déçus. Mais si vous voulez découvrir qui sont ces personnages, si vous voulez voyager dans un pays inventé de toutes pièces par un Tolkien frustré que la Grande-Bretagne n'ai pas conservé un peu plus de légendes dans ses tiroirs, c'est le bon plan !

Quand on lit Le Seigneur des anneaux, il est important d'avoir en tête que ce n'est qu'une toute petite partie, une pièce du puzzle mythologique qu'il a créé. La Terre du Milieu n'est pas qu'un lieu de quête : c'est un monde avec ses langues, construites de A à Z par Tolkien, ce sont des paysages qui évoluent au fil des routes, c'est une Histoire faite de guerres, d'alliances, de combats, de peuples qui cohabitent... Bien sûr, on connaît Le Seigneur des anneaux ou Bilbo Le Hobbit, mais nombreux sont les textes de Tolkien qui alimentent la mythologie de ce pays qu'on finit par croire réel. Et une fois qu'on a capté cela, les passages descriptifs, les moments plus lents destinés à relater le passé de tel ou tel peuple semblent tout à fait cohérents et pertinents pour le récit.

Avant de clôturer cet article, je voulais faire un lien avec la saga Harry Potter, qui est celle qui m'a fait découvrir l'univers de la fantasy. D'après les échanges que j'ai eu et ce que j'ai lu, un lien indéniable existe entre la saga de J.K. Rowling et l'oeuvre de Tolkien. Si Harry Potter est beaucoup plus accessible d'un point de vue narratif, notamment pour des enfants, les similitudes sont multiples, d'un héros désigné contre sa volonté qui doit faire une quête entouré d'une bande de copains, à ce méchant central à détruire... Mais les analogies vont bien au-delà : Nazguls ou Détraqueurs, le miroir Galadrielle ou la pensine de Dumbledore, Arachné ou Aragog... sans parler de l'éternelle lutte qui agite depuis des années les réseaux sociaux : qui est le plus fort, de Gandalf ou Dumbledore ?!

En attendant le second volet de cette chronique consacrée aux adaptations de Peter Jackson, je vous laisse à ces réflexions. Pour ma part, je pense que tout cela est vain : la plus forte, de toute façon, c'est Hermione Granger !

Texte © Miss Alfie 2018.
Couverture : Le Seigneur des anneaux, J.R.R. Tolkien, traduit de l'anglais par Francis Ledoux, éditions Pocket, 2012, 1400 pages.