Dans le jardin de l'ogre

Adèle est journaliste. Son mari, Richard, est médecin, et le couple a un petit garçon, Lucien : une famille a priori parfaite et heureuse. Du moins en apparence. Car Adèle cache un besoin compulsif de sexe...

Dans le jardin de l'ogre est le premier roman publié de Leila Slimani, un roman qui frappe fort, comme Chanson douce d'ailleurs, et va explorer les pulsions d'une femme addict au sexe. Pour cela, elle imagine un couple de parisiens, plutôt bourgeois, surtout lui, un couple dont l'image semble parfaite. Mais derrière la façade, il y a les failles d'Adèle, failles dont Leila Slimani tente de comprendre l'origine dans l'enfance de la jeune femme, failles qui la poussent dans les bras d'inconnus, à la recherche d'un soulagement qui la laisse pourtant toujours plus mal d'une fois sur l'autre.

Comme pour beaucoup de premiers romans, on peut regretter quelques faiblesses. La fin, notamment, m'a laissée dubatitive, sur ma faim, mais on peut dans l'ensemble saluer le talent de Leila Slimani pour explorer et sonder les faiblesses humaines. Tant de mal-être mis en mots par la plume d'une jeune femme pétillante et souriante : on ne s'y attend guère , et je crois que c'est finalement l'une de ses forces !

Texte © Miss Alfie 2018.
Couverture : Dans le jardin de l'ogre, Leila Slimani, éditions Gallimard, collection Folio, 2016, 240 pages.