Cowboy lightBesançon, années 1980. Entre la zone HLM et le quartier pavillonnaire, il vivote de petits boulot et de deals. L'unise désaffectée LIP est son terrains de défonce. Mais à l'occasion d'une fête en Suisse, il rencontre Ninon, belle femme riche et beaucoup plus âgée que lui.

L'auteur de ce roman m'a été signalé sur Twitter par un membre de sa famille, et j'ai profité de la présence de Frédéric Arnoux au salon Livres dans la boucle pour le rencontrer et acheter son ouvrage. Enfant de Besançon, et plus précisément de Palente, il raconte la vie d'un homme anonyme qui pourrait être lui comme de multiples autres types, mais aussi la vie d'un quartier.

Entre petits boulot et deal de drogue, Frédéric Arnoux crée un homme sans nom, un anonyme comme il en existe tant dans les quartiers de Besançon, un homme adopté, qui peine à trouver sa place dans sa famille d'accueil et dans la société. Alors, la rencontre de Ninon chamboule beaucoup de choses. Oedique se pointe, et Ninon incarne l'image de la mère si longtemps fantasmée... 

L'ensemble du roman dégage une atmosphère assez sombre et noire, entre trafics et passages à tabac, sans compter l'errance de cet homme en quête de sens et de racines. Entre mélancolie, tristesse et violence, Frédéric Arnoux crée un cocktail qui aurait pu être encore plus détonnant s'il avait été plus loin dans le twist final. On l'attend, on se doute, et il m'a semblé tomber là trop gentiment, trop délicatement quand on aurait voulu une explosion d'émotions et de sentiments...

Texte © Miss Alfie 2017.
Couverture : Cowboy light, Frédéric Arnoux, éditions Buchet-Chastel, collection Qui Vive, 2017, 208 pages.