La tresseSmita vit en Inde, elle appartient à la caste des Intouchables mais rêve d'un autre avenir pour sa fille. Giulia vit en Sicile, elle travaille dans l'atelier de son père spécialisé dans la confection de perruques en cheveux humains, jusqu'au jour où elle découvre que l'entreprise familiale est ruinée. Sarah vit au Canada, c'est uen avocate réputée qui fait bien souvent passer son travail avant sa famille, jusqu'au jour où un cancer lui est diagnostiqué.

Trois femmes, trois mondes, trois cultures qui s'écrivent en parallèle mais vont pourtant se révéler liées à l'arrivée. La tresse est un roman écrit par une femme, et probablement pour des femmes, même si je suis peu adepte des livres genré. Pourtant, il faut le reconnaître : les hommes y sont peu présents, peu mis en avant. Un seul ressort du lot en insufflant à la vie de Giulia un air nouveau...

Les trois histoires ont pour intérêt principal de confronter trois cultures dans lesquelles les femmes occupent des places très différentes. La partie relative à Smita et à la culture indienne est particulière édifiante et effrayante : le traitement réservé aux femmes dans ce pays fait froid dans le dos, d'autant plus que Smita appartient à la pire caste qui soit dans la société indienne. A l'opposé, il y a Sarah, figure d'indépendance et de liberté, mais une indépendance et une liberté qui sont durement gagnées et finalement très fragiles. Au final, quelle que soit la place qu'on veut leur conférer, ces trois femmes sont trois symboles de lutte...

Roman à la fois léger et féministe, La tresse reste une belle découverte même si j'aurais aimé plus de densité, plus de longueur et de profondeur pour permettre à ces femmes de s'épanouir et de se laisser découvrir totalement.

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Une lecture en partenariat avec NetGalley et Grasset, sortie en librairie le 10 mai dernier !

Texte © Miss Alfie 2017.
Couverture : La tresse, Laetitia Colombani, éditions Grasset, 2017, 224 pages.