120, rue de la gare

Qui est l'homme sans mémoire du stalag qui souffle à Nestor Burma une adresse, "120, rue de la gare", juste avant d'expirer ? Le mystère s'épaissit quand Robert Colomer, collaborateur de Burma avant la guerre, souffle les mêmes mots tandis qu'on le crible de balles en pleine gare de Perrache...

120, rue de la gare est la première enquête mettant en scène Nestor Burma. Publié en 1943, ce roman s'inscrit en plein dans la guerre, les notions de zone libre et zone occupée étant omniprésentes, et s'inspire en partie de la propre expérience de Léo Malet au stalag.

Côté enquête, l'histoire se déroule essentiellement entre Paris et Lyon. Burma apparaît comme un personnage secret, menteur à ses heures perdues, et plutôt rusé. Il se rapproche plus des privés à l'américaine de la hard boiled school que d'un Hercule Poirot ou d'un Sherlock Holmes, du moins dans l'ambiance et les pratiques. Car Malet n'hésite pas à reprendre des stratégies déjà utilisées par les deux autres détectives pour la révélation finale.

A peine revenu d'Allemagne, Burma reprend du service, mais sans passer par Fiat Lux, son agence montée entre les deux guerres. Il va donc me falloir poursuivre la découverte de ce personnage pour le voir à l'oeuvre dans un contexte plus habituel !

Challenge classique
Une lecture qui s'inscrit dans le cadre du challenge "Un classique par mois" de Pr. Platypus.

Texte © Miss Alfie 2017.
Couverture : 120, rue de la gare, Léo Malet, éditions Pocket, 2009, 224 pages.