Bienvenue-a-Big-Stone-Gap

Ave Maria, la trentaine bien sonnée, est la pharmacienne de Big Stone Gap. Tout le monde la connaît, et elle connaît tout le monde, depuis qu'elle a repris l'échoppe de son père. Mais le décès de sa mère va provoquer chez la jeune femme quelques remous à la découverte de vieux secrets de famille.

Il y a maintenant un an et demi, j'avais lu avec beaucoup de plaisir L'Italienne, premier roman d'Adriana Trigiani traduit en français. Quelques mois plus tard, je tombais en librairie nez à nez avec ce second titre et décidait de retenter l'aventure. Avec, reconnaissons-le tout de suite, beaucoup moins de succès...

Sachons rendre à Bienvenue à Big Stone Gap les honneurs qu'il mérite : j'ai lu ce roman en l'espace de trois soirées alors que je suis en ce moment très peu disponible et plutôt épuisée pour lire le soir. Autant dire qu'il me fallait une lecture légère pour trancher avec le roman sur lequel je peinais depuis dix jours. Et en cela, ce roman a parfaitement fait son office. J'ai tourné les pages, j'ai même pris quelques minutes, planquée dans ma voiture sur le parking du bureau le midi, pour lire !

Le pendant de cet avantage, c'est le côté largement prévisible de l'intrigue... Au bout de 3-4 chapitres, j'avais une petite idée en tête de la finalité de l'histoire, et ça n'a pas manqué... Et, en ce qui me concerne, je trouve regrettable que les auteurs s'installent dans cette facilité, ne viennent pas surprendre leur lecteur. Alors ok, ce n'est probablement pas la ligne éditoriale de ce type d'histoire, on les lit aussi parce qu'on veut "déposer son cerveau" et se laisser porter par une jolie romance. 

Bien que sympathique et distrayant, Bienvenue à Big Stone Gap n'a pas la puissance culturelle et historique de L'Italienne. Une lecture à glisser dans le sac des vacances sans en attendre des miracles, si ce n'est un moment de détente.

Texte © Miss Alfie 2017.
Couverture : Bienvenue à Big Stone Gap, Adriana Trigiani, traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Pierre Girard, 2016,384 pages.