La petite marchande de proseBenjamin Malaussène est tout perturbé : voilà que Clara a décidé de se marier. Et avec un directeur de prison. Qui s'appelle Clarence. Et qui a l'âge d'être son père. Pour couronner le tout, la reine Zabo a décidé de faire de lui l'incarnation de l'auteur phare des éditions du Talion, auteur qui souhaite conserver son anonymat. Mais rien ne va vraiment se passer comme prévu...

La saga Malaussène revient sur le devant de la scène littéraire avec la sortie au début du mois de janvier de Le cas Malaussène, nouvel opus mettant en scène cette famille bien particulière, dix-huit ans après Aux fruits de la passion. Combiné à un week-end prolongé parisien, il n'en fallait pas plus pour que je sois tentée de me plonger dans le troisième roman de cette saga imaginée par Pennac.

S'il démarre, de même que les précédentes histoires, comme un roman déjanté, La petite marchande de prose vire, de même que les précédents, au roman policier dès qu'un premier cadavre est retrouvé. Car où passe Malaussène, les emmerdes s'enchaînent. Et pourtant, tout le monde sait que Malaussène n'est au final qu'un bouc émissaire, et ce depuis Au bonheur des ogres !

A mi-chemin entre le conte et le roman policier, teinté de déjantisme aigu, la famille créée par Pennac n'en demeure pas moins attachante, même si je m'interroge encore une fois : irai-je jusqu'au bout de la série ? Aucune idée pour le moment. A chaque fois, je passe un moment sympathique (surtout au début) mais sans réussir à transformer totalement l'essai (je finis vite par le lasser). Je ne ferai hélas pas partie de ces fans qui lisent et relisent ces romans et se sont enthousiasmé par le retour de leurs personnages préférés en librairies. Oui, c'est le moment, vous pouvez me lyncher ! ;-)

Texte © Miss Alfie 2017.
Couverture : La petite marchande de prose, Daniel Pennac, éditions Gallimard, collection Folio, 1997, 420 pages.