LCDP_COUVLondres, 1865. La société est divisée en deux groupes. D'un côté, la haute société vit dans ses quartiers luxueux etn mangeant à sa faim. De l'autre, les pauvres vivent dans leurs quartiers sales et boueux et sont exploités par les propriétaires de grosses usines. Et pourtant, Jack, un petit ramoneur des bas quartiers va s'éprendre de Liz, fille de bonne famille.

"Ne regarde surtout pas les dernières pages, ça va te gâcher la lecture" me conseilla le dealer. Et, effectivement, je ne saurais trop vous conseiller de suivre ce conseil et de ne pas lire surtout la dernière page qui montre un élément clé de l'histoire.

L'histoire, parlons-en. Le contexte de l'Angleterre du 19è siècle est plutôt bien décrit, des conditions de vie difficiles des plus pauvres, ainsi que de leurs conditions de travail, de leur exploitation. La description est d'autant plus juste que les dessins s'adaptent à leur contexte, que ce soit les quartiers mal famés sales et gris, ou les maisons des riches propriétaires, propres et claires. La clé du scénario repose donc sur les relations entre une jeune fille riche et un garçon pauvre. Leurs buts respectifs sont différents mais leurs routes finiront par se croiser. Et derrière se cache une organisation aux desseins assez horribles... mais ce sont les dernières pages, chuuuut...

J'ai déjà parlé plus haut du dessin pour les décors, très réussis. Un mot pour préciser que j'ai un tout petit peu de mal avec les personnages que je trouve un peu figés. De Steven Dupré, on retrouve le même trait que sur la (relativement oubliable) série Kaamelott. De fait, sans être exceptionnel, ce premier tome du diptyque du Club des Prédateurs est intéressante et je serai curieux de voir la tournure des évènements dans le second tome à paraître.

Texte © Alfie's mec, 2017.
Couverture : Le Club des Prédateurs, Valérie Mangin et Steven Dupré, Éditions Casterman, 2016.