Haka

Jack Fitzgerald est capitaine dans la police néo-zélandaise. Métisse, fils d'un Maori et d'une Ecossaise, Jack a sombré suite à la disparition de son épouse et de leur bébé vingt-cinq ans plus tôt. Alors quand le corps d'une femme est retrouvé sur une plage, le sexe scalpé, Jack ne peut s'empêcher de se demander si son épouse a connu le même destin. Aidé d'une jeune criminologue, Jack va s'enfoncer dans les arcanes de l'horreur.

4 ans et demi. Ce bouquin attend depuis 4 ans et demi dans ma pile de livres à lire. On peut dire que chez moi, les livres doivent faire preuve de patience ! La faute à Utu, sorte de suite à Haka mais que j'ai eu la brillante idée de lire en 2011. Alors, histoire de laisser passer un peu de temps, j'avais dit que j'attendrai pour lire Haka. ERREUR ! Grossière erreur même, puisque la fin de Haka est à l'origine du début de Utu. Bref, je vais être bonne pour me replonger dans Utu si je veux profiter des tenants et des aboutissants de cette intrigue !!!

Bon, sinon, côté histoire, on peut reprocher à Caryl Férey de partir dans tous les sens dans ce roman pourtant fort intéressant. Son enquêteur principal, Fitzgerald, est un homme marqué par la disparition de sa femme et de sa fille, entré dans la police avec l'espoir de faire la lumière sur ce drame, et qui noie son chagrin non pas dans l'alcool mais dans la violence. Brute épaisse, Fitzgerald est un descendant maori. Mais j'ai trouvé que Férey n'utilise pas autant que dans Utu, Zulu ou Mapuche d'éléments culturels. Possible qu'il s'agisse ici d'une tentative qui sera prolongée dans ses romans suivants.

Si vous n'avez jamais lu Caryl Férey, ouvrir Haka sera l'occasion pour vous d'embarquer pour la Nouvelle-Zélande et vous immerger dans un univers de polars sombres et violents mais puissants. Un auteur qui reste définitivement dans mes incontournables du polar !

Texte © Miss Alfie 2016.
Couverture : Haka, Caryl Férey, éditions Gallimard, collection Folio policier, 2015, 448 pages.