CDA_COUVQuelques hommes ont le rare privilège d'être tenus, par leurs contemporains, comme des consciences de leur époque. Théodore Monod est de ceux-là. Ce savant humaniste croyait de son devoir de mettre en garde les hommes contre leurs égarements et les dangers qui menacent la planète. Toute sa vie, il a arpenté les déserts pour retrouver la genèse de notre planète et permettre qu'émerge un "nouvel homme". Celui-ci sera à part entière "fils du ciel et de la terre" grâce à l'élan de la spiritualité. (quatrième de couverture)

Dans la série des "grands penseurs de notre temps", j'avais Théodore Monod dans la liste. Sans doute parce qu'il est un peu de ces aventuriers, de ces explorateurs dans la mesure où il arpenté les déserts chauds dans une vocation scientifique. Et puis j'avais en tête une vision humaniste de la société et du monde. 

Ce que j'ignorais en revanche, c'est l'aspect spirituel prédominant dans sa pensée. Non pas que j'y sois totalement hostile mais mon farouche athéisme (qui me vaudra la peine de mort lors de la prochaine guerre, j'en ai bien conscience) limite nécessairement l'adhésion pleine et entière aux idées de Monod. De plus, ce dernier voit la modernité comme un mal dont rien n'est à sauver, dans un élan de "c'était mieux avant". Sur certains aspects, la pensée de Monod se rapproche de celle de Pierre Rabhi, en particulier sur le rapport à la nature. Synthèse de la pensée de Monod, Le chercheur d'aboslu reste une courte lecture agréable.

Texte © Alfie's mec, 2016.
Couverture : Le chercheur d'absolu, Théodore Monod, Éditions Folio, 1997, édition Folio 2014.