Tels des loups affamés

Lorsque le gangster le plus connu de Rebus se fait tirer dessus, Shioban Clarke et Malcolm Fox vont tirer leur ancien collègue de sa retraite. Cette tentative de meurtre aurait-elle un lien avec l'arrivée sur Edimbourg des Starke, les gangsters maîtres de Glasgow ? 

Une bonne enquête de John Rebus, j'aime bien ! C'est toujours l'occasion de se promener dans Edimbourg aux côtés du vieux flic, désormais grand-père et retraité, et de boire une pinte avec lui à l'Oxford Pub... Par contre, ne nous mentons pas : Rebus ayant pris sa retraite, il faut attendre à le voir passer au second plan, derrière Clarke et Fox.

Dans l'ensemble, Rankin propose ici un roman assez bien construit, autour d'une guerre de gang et d'une vieille histoire qui rebondit. L'intrigue s'active comme souvent dans le dernier tiers. Et Ian Rankin inscrit son histoire dans l'Ecosse d'aujourd'hui où la rivalité entre Glasgow et Edimbourg persiste, et dans un contexte post-référendum pour l'indépendance.

En revanche, là où je suis plus réservée, c'est sur la traduction : j'ai relevé quelques fautes de français, quelques erreurs de traduction du type : "Deux mots pour terminer : allez vous faire foutre". Monsieur le traducteur, si en anglais, cette expression se résume en deux mots, adapter peut-être vos propos au français... Quant aux dialogues, ils semblaient parfois plaqués... Étrange, car je n'avais pas eu cette sensation dans mes précédentes lectures de Ian Rankin, mais peut-être un sentiment lié à l'enchaînement de mes lectures : je venais juste d'achever un roman classique au style très travaillé, l'écart était peut-être trop important !

Malgré ce bémol, cela fait plaisir de retrouver Rebus, toujours sur la corde mais un poil assagi !

pro_reader
Une lecture en partenariat avec NetGalley et les éditions du Masque, sortie en librairie le 28 septembre dernier !

Texte © Miss Alfie 2016.
Couverture : Tels des loups affamés, Ian Rankin, traduit de l'anglais par Freddy Michalski, éditions du Masque, 2016, 452 pages.