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Son nom fait trembler Paris et résonne dans tout le royaume. Son histoire se dépouille devant les dépouilles de ses victimes. On dit qu'il peut les invoquer, implacablement. A l'instant et à l'endroit qu'il a choisis. Il viendront, tous, mourir par son épée. Les Parisiens appellent ça "l'heure du Bourreau". Il appelle ça "le Don". Héritier d'une ancienne tradition, il sait que d'autres ont eu des pouvoirs, bien avant lui. Il pensait être le dernier, le seul? Il pensait être l'envoyé de Dieu. Il a commis sa première erreur. (Quatrième de couverture)

Petite incursion dans la fantasy médiévale avec ce tome 1 d'une série prévue en trois tomes. Oh, attention, fantasy, c'est au sens large. Disons qu'il y a un soupçon de fantastique dans cette histoire d'un bourreau dont les cibles lui sont désignées par un don et que son épée ne peut manquer. Tout se passerait pour le mieux dans le meilleurs des mondes s'il n'y avait pas eu une méprise sur un "dossier". Surgit alors un adversaire déguisé en Bouffon. Cette opposition devient alors un prétexte pour replonger dans l'enfance du héros pour suivre l'initiation de l'enfant à sont poste futur de Bourreau.

Sans être révolutionnaire, l'histoire est plaisante et on peut envisager que la suite soit intéressante avec l'opposition entre les deux principaux personnages, le Bouffon étant assez peu présent dans ce tome 1 pour laisser place au parcours initiatique. Côté dessin, là encore, rien de révolutionnaire, on est dans le cadre classique de ce type d'histoire, de ce type d'ambiance. Les personnages sont expressifs et les décors sont plutôt réussis. 

Sans être fondamentalement original ni renouveler les codes du genre, le Bourreau est une lecture sympathique qui demande à être poursuivie avec les tomes suivants afin de juger de la force de cette histoire. 

Texte © Alfie's mec, 2016.
Couverture : Le Bourreau, Mathieu Gabella, Julien Carette, Éditions Delcourt, 2016.