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En septembre 1878, le jeune R.-L. Stevenson entreprend de traverser à pied les Cévennes, seul avec son âne. Pendant douze jours, sur les chemin des bergers, il note les lignes sensuelles et pittoresques de la nature qu'il prend pour refuge. Invitation au voyage, ode à la liberté, ce livre sert d'éclatant prélude à la poésie d'un des plus grands romanciers en devenir. (quatrième de couverture)

Quand je suis en vacances, je lis des livres un peu plus légers. Des trucs sympas, d'évasion, pas prise de tête. Enfin, presque puisque j'ai commencé mes vacances estivales par un bouquin autrement plus sombre, j'y viendrai plus tard, que ce petit roman de voyage sans prétention. 

Ceci dit, voyager avec un âne, croyez mon amère expérience, c'est pas de tout repos. Alors se coltiner ce bestiau pendant douze jours, autant dire que je suis admiratif. Et le pauvre garçon en a d'ailleurs bien ch... enfin, vous m'avez compris.

Au-delà des péripéties avec son âne, l'aspect plus profond que Stevenson développe, ce sont ses réflexions sur son lien avec la nature et les autres personnes, en particulier de son point de vue de protestant. Ce récit permet d'ailleurs de rappeler l'épisode historique de la révolte des Camisards au début du 18è siècle. 

A noter que la version 10/18 que l'ai lue est complétée de plusieurs nouvelles et fragments inachevés. D'inégale valeur, on retiendra néanmoins L'appel des routes et Randonnée à pied qui développent plus l'intérêt et le sens que porte Stevenson à la relation entre l'homme et la nature au travers de la marche. Ce petit Voyage dans les Cévennes est donc un petit voyage fort sympathique, parfait pour une lecture estivale, quand bien même le voyage de Stevenson est automnal.

Texte © Alfie's mec, 2016.
Couverture : Voyages avec un âne dans les Cévennes, Robert-Louis Stevenson (trad. : Léon Bocquet), Éditions 10/18, 1978 (première édition originale : 1879).